ÉVÉNEMENTS

Hu Jintao rencontre un hôte ivoirien

« Le gouvernement chinois attache une importance aux relations amicales sino-ivoiriennes, et il est disposé à œuvrer de concert avec la Côte d’Ivoire pour porter à un haut degré les relations de coopération sincère et amicale entre les deux pays ainsi que leurs armées au nouveau siècle sur la base du respect mutuel, de l’égalité et des avantages réciproques », a dit Hu Jintao le 26 février à Beijing.

Hu jintao, vice-président chinois et vice-président de la Commission militaire centrale, a tenu ces propos lors de sa rencontre avec le ministre d’État ivoirien de la Défense et de la Protection nationale, Moise Lida Kouassi, actuellement en visite dans le pays.

M. Hu a indiqué que depuis l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la Côte d’Ivoire en 1983, les relations des deux pays se sont développées régulièrement. Les deux parties ont engagé la coopération fructueuse dans de nombreux domaines avec la compréhension et le soutien mutuels dans les affaires internationales.

« Nous exprimons notre appréciation et remerciement au gouvernement ivoirien pour son soutien précieux à la Chine dans le maintien de la position d’une Chine et dans les droits de l’homme », a dit Hu.

Lida a hautement apprécié pour sa part les relations amicales et coopératives entre les deux pays et les deux armées, et il a remercié la Chine de son soutien et ses aides désintéressées depuis longtemps à la Côte d’Ivoire. Il a souhaité également que les deux parties multiplient les échanges et la coopération. Enfin, il a dit que le gouvernement ivoirien poursuivait inébranlablement la politique d’une Chine.

Li Ruihuan rencontre des hôtes nigérians

Li Ruihuan, président du Comité nationale de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), a rencontré le 26 à Beijing Vincent Ogbulafor, secrétaire national du Parti démocratique du peuple du Nigeria (PDP) et la délégation qui la conduit.

Li a dit que le gouvernement et le peuple chinois apprécient toujours la coopération amicale dans de nombreux domaines entre la Chine et le Nigeria.

Il a souhaité que la visite de Vincent Ogbulafor renforce l’amitié entre le Parti communiste chinois (PCC) et le PDP tout comme celle entre les deux pays.

Dans l’histoire du PCC, des expériences réussies ont été accumulées malgré des péripéties que le Parti a connues, a indiqué Li Ruihuan.

Vincent Ogbulafor a dit qu’en tant que parti au pouvoir, le PDP assume la responsabilité de construire un pays moderne tout en aidant son peuple à améliorer les conditions de vie.

Il a indiqué que les deux parties peuvent échanger des expériences et promouvoir la coopération dans les domaines économiques, scientifiques et techniques.

Congo(B)-Chine: l’Association Congo-China First satisfaite des relations bilatérales

L’Association Congo-China First s’est déclarée le 22 février satisfaite de la nouvelle dimension que prennent les relations entre le Congo et la Chine à l’occasion du 38e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

Dans une déclaration publiée le 22 février à Brazzaville, l’association, qui œuvre pour le renforcement de l’amitié et de la coopération entre le Congo et la Chine, se réjouit également de l’aide et de l’assistance multiforme que la Chine n’a cessé d’apporter au Congo.

La Chine a ainsi réalisé plusieurs projets au Congo, parmi lesquels les centres hospitaliers de Makelekele et de Talangai ainsi que le Stade Alphonse Massambat-Debat réhabilité à Brazzaville, le barrage hydroélectrique de Moukoukoulou dans la région de la Bouenza (sud), et l’hôpital Congo-Malembe à Pointe-Noire (sud-ouest).

Plusieurs autres projets sont en cours de réalisation ou seront réalisés, dont l’hôpital de Loandjili à Pointe-Noire.

Zimbabwe: le gouvernement s’efforce de résoudre la crise alimentaire

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a annoncé le 22 février que son gouvernement a déployé des efforts pour accélérer la distribution de maïs à travers le pays, qui souffre d’une pénurie de nourriture.

Il a assuré aux dirigeants locaux et aux chefs de tribus que toutes les régions du pays recevront du maïs avant la fin de la semaine.

Le Zimbabwe a importé 200 000 tonnes de maïs depuis l’Afrique du Sud afin de résoudre la crise alimentaire provoquée par de mauvaises récoltes l’année dernière. Selon le Conseil du commerce agricole, davantage de maïs devrait être importé en prévision d’un possible déficit de nourriture dû aux mauvaises conditions climatiques cette année.

Le président Mugabe a indiqué que la pénurie de nourriture était une question nationale et qu’il souhaitait voir la situation s’améliorer.

L’Afrique a besoin de réformes pour se développer

       L’Afrique a besoin de réformes tant économiques qu’institutionnelles pour réduire la pauvreté et réaliser un développement durable dans le nouveau siècle, a affirmé le 22 février le vice-président Kenyan George Saitoti à Nairobi.

« La pauvreté constitue le problème clé de l’Afrique, et comment réduire la pauvreté rampante sur ce continent est le premier défi à relever par les décideurs africains dans la décennie à venir à, a-t-il déclaré lors d’une cérémonie tenue à l’occasion de la publication de sa nouvelle œuvre intitulée « Les défis des réformes économiques et institutionnelles en Afrique ».

Ce livre analyse la situation africaine en 15 chapitres consacrés à un éventail de sujets allant de l’administration aux mesures économiques, de l’éradication de la pauvreté au contrôle de l’épidémie du sida, de l’intégration régionale aux réformes politiques. M. Saitoti a mis quatre ans à écrire cet essai.

Malgré les exploits accomplis par les pays africains depuis qu’ils ont obtenu leur indépendance, la plupart des économies du continent ont connu la stagnation voire le déclin après la première crise pétrolière de 1973, et cette tendance s’est poursuivie jusqu’aux années 1990, a déploré M. Saitoti.

Il a entre autres souligné le rôle des erreurs commises dans la prise de mesures économiques, d’un environnement extérieur défavorable, des turbulences politiques et des conflits, ainsi que de mauvaises conditions climatiques dans la crise économique et le développement de la pauvreté en Afrique.

« Notre préoccupation essentielle est comment nous pouvons mobiliser et gérer les ressources tant humaines que matérielles de l’Afrique pour résoudre les faiblesses structurelles ou autres qui affectent actuellement le continent », a ajouté M. Saitoti.

La garantie d’une transition régulière de l’OUA à l’Unions africaine

Le président zambien Levy Mwanawasa a déclaré le 22 à Lusaka qu’en tant que président en exercice de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), il assurera la transition régulière de l’OUA à l’Union africaine (UA).

« Nous participerons activement aux activités de l’Union pour réaliser l’objectif de rendre tous ses organes opérationnels », a-t-il dit lors de l’ouverture de la 1ère session de la 9e Assemblée nationale.

L’assurance par la Zambie de la présidence de l’OUA durant la transition de cette dernière à l’UA lui demande de jouer un rôle primordial dans les relations internationales, a dit Mwanawasa aux parlementaires nouvellement élus.

Le Nouveau Partenariat pour le développement africain, qui a pour objectif de renforcer le bien-être économique de l’ensemble du continent, est considéré comme un élément central de l’Union africaine et bénéficie du soutien des partenaires de coopération de l’Afrique, a dit le président.

Sur la coopération régionale, Mwanawasa a indiqué que son gouvernement estime qu’aucun développement significatif ne pourra être réalisé en Zambie sans la coopération régionale. « Par conséquent, la promotion de l’intégration régionale et le développement de la coopération avec d’autres pays africains, demeurent une priorité », a-t-il ajouté.

Une solution politique de la dette étrangère

Le président nigérian Olusegun Obasanjo a appelé les pays riches et industriels à adopter une solution « politique » au problème de la dette des pays en développement et sous-développés.

M. Obasanjo a affirmé: « À moins que nous traitons le problème de dette comme un problème politique, toutes autres choses que nous voulons faire dans le cadre de nous mêmes ou avec les nations développées ne contribueraient pas grand chose ».

Lors de la rencontre avec une délégation du Processus consultatif nigerio-britannique (NBCP) nouvellement établi à la Villa présidentielle, M. Obasanjo a indiqué: « Sans allégement de la dette, ce qu’on pourra faire en terme de réduction de la pauvreté, de réhabilitation des infrastructures et de règlement du conflit sera minimal ».

Le NBCP est une organisation non-gouvernementale destinée à renforcer les relations mutuellement bénéfiques entre le Nigeria et la Grande-Bretagne.

Le président a appelé à faire de plus grands efforts pour traiter le problème de la réduction de la pauvreté dans les pays en voie de développement et sous-développés du fait que « la pauvreté est une principale cause de la violence et de l’insécurité dans ces pays ».

La pauvreté pourrait aussi être considérée comme une conséquence de l’injustice et aux yeux de certains, elle est l’un des facteurs qui donnent lieu au terrorisme global, a-t-il dit.

Zambie: donner la priorité à l’agriculture et la lutte contre la corruption

Le président zambien Mwanawasa a déclaré le 22 février que son gouvernement du « Nouvel accord » mettra en secteur agricole.

Il a déploré l’état de l’agriculture, citant certaines des raisons qui ont rendu inefficace l’Agence des réservés alimentaires (FRA) du pays.

La FRA est un agent du département au niveau ministériel sous le ministère de l’Agriculture chargé de la sécurité alimentaire du pays.

Le président a affirmé que la FRA a lamentablement échoué à fournir la sécurité alimentaire et, par conséquent, elle sera mis au rebut et remplacée par l’autorité du marketing de la culture.

M. Mwanawasa a dit que son gouvernement du « Nouvel accord » ne fermera pas les yeux sur le chaos qui a caractérisé la gestion de la FRA ou des personnes sans scrupule, dont certains officiels du gouvernement qui ont tiré des avantages en engageant de faux prêts.

Le président a également indiqué que son gouvernement fera des efforts pour renforcer toutes les institutions de démocratie telles que la Commission anti-corruption.

Les parlementaires africains déterminés à œuvrer pour le droit international humanitaire

Les parlementaires africains ont réaffirmé le 20 février leur détermination à œuvrer pour le respect du « droit international humanitaire » au terme d’une conférence de trois jours à Niamey, sur la même question.

Dans une déclaration rendue publique, ils se sont résolument engagés à ce que leurs parlements jouent pleinement leur rôle dans le processus d’adhésion aux règles du droit international.

Les élus sont également déterminés à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que leurs États et toutes les parties en conflits armés, honorent leurs obligations en matière de droit international humanitaire.

Des débats nationaux et des dialogues avec les différents États, indique la déclaration, vont être entamés en vue d’amener les États, dans le cas où ils ne l’auraient pas encore fait, à adhérer au traité sur la protection des réfugiés et des apatrides, et a celui lié à la protection des enfants.

Il s’agit notamment de la Convention relative au statut des réfugiés, du protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant 2000, et de la Charte africaine des droits et du bien-être des enfants de 1999.

Outre l’adhésion aux traités internationaux, les parlementaires envisagent l’incorporation de ces normes humanitaires dans les législations nationales pour garantir leur pleine application.

La conférence parlementaire africaine sur la protection des civils dans les conflits armés en Afrique, organisée conjointement par l’Union parlementaire africaine, l’Union inter-parlementaire et le Comité international de la croix rouge et du croissant rouge, a regroupé du 18 au 20 février à Niamey des représentants d’une cinquantaine des pays africains et de 40 institutions internationales.

Plus de 2 millions de personnes en Afrique australe ont besoin de l’aide alimentaire

Plus de 2 millions de personnes en Afrique australe ont besoin d’aides alimentaires d’urgence pour les nourrir jusqu’à la prochaine récolte principale du maïs en avril, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) le 20 février.

La région d’Afrique australe fait face à une grave crise alimentaire, l’intempérie ayant réduit d’un quart la récolte du maïs l’année dernière par rapport à celle de 2000, selon un communiqué de presse de la FAO.

Cette agence onusienne a indiqué que la récolte du maïs en 2001 au Malawi a baissé d’un tiers par rapport à l’année précédente quand les inondations ont ravagé cette culture.

La FAO a indiqué que la crise alimentaire à irraisonnablement majoré les prix du maïs ces derniers mois dans les pays affectés.

Au Zimbabwe, la récolte du maïs en 2001 a baissé de 28%, partiellement dû à la violence politique dans ce pays.

En Zambie, la pluie diluvienne dans certaines parties et la sécheresse dans les autres ont provoqué une baisse de 24% de la production du maïs l’année dernière.

L’Angola, le Lesotho, la Namibie et le Swaziland font également face à la pénurie d’aliments, a ajouté la FAO.

Maroc: « un havre de paix au sud de la Méditerranée »

Les progrès réalisés dans le domaine des droits de l’homme entre autres font que le « Maroc apparaît, aujourd’hui à tous, malgré toutes les imperfections, comme un havre de paix au sud de la Méditerranée », a déclaré le 20 février à Rabat, le premier ministre marocain, Abderrahman Youssoufi.

Le chef du gouvernement marocain qui présidait l’ouverture des travaux de la 6e rencontre scientifique de l’Association « Ribat Al Fath », organisée sous le thème « le Maroc du renouveau », a affirmé que « les avancées réalisées, en quelques années, par le Maroc dans le domaine des droits de l’homme et des libertés publiques font que le royaume apparaît aujourd’hui à tous, malgré toutes les imperfections, comme un havre de paix, de liberté et de stabilité au sud de la Méditerranée ».

Souscrivant à l’esprit marquant la thématique de cette rencontre, M. Youssoufi a affirmé partager « l’attitude de toutes celles et tous ceux sont convaincus de la capacité du Maroc à moderniser ses institutions et la rénover ses structures économiques et sociales de manière à entrer de plain pied dans la société du 21e siècle, ajoutant que le « foisonnement du mouvement associatif, en reflétant l’émergence d’une société civile de plus en plus vivace, est un gage pour nos libertés futures et par conséquent une part de notre avenir ».

Le premier ministre marocain s’est également félicité des résultats « non négligeables » enregistrés sur le plan économique, malgré la succession de plusieurs années de sécheresse et leur coût élevé pour les finances publiques. Dans ce cadre, la croissance économique annuelle a atteint 3,8% entre 1998 et 2001 contre 2,6% enregistrés lors de la période de 1993-1997. En outre, le Maroc a pu drainer 7 milliards de dollars d’investissements étrangers dont près de deux tiers sont générateurs d’emplois.

L’année 2001 a été une année exceptionnelle pour les fiances. La croissance a été de l’ordre de 6,5%, l’inflation a été contenue en-deçà de 1%, la balance des paiements est excédentaire pour la première fois depuis 1988 et est de l’ordre de 3%, les investissements étrangers ont atteint environ 330 millions de dollars, les recettes touristiques ont connu une hausse de 28%, les transferts des Marocains résidant à l’étranger une augmentation de 58% tandis que les avoirs extérieurs de Bank Al Maghrib ont atteint près de 10 milliards de dollars.

le chef du gouvernement marocain a, d’autre part, rappelé les textes de lois élaborés et présentés au Parlement, concernant l’éducation, la formation, les libertés publiques, la décentralisation, la justice, la protection sociale, l’environnement de l’entreprise et la moralisation de la vie publique « qui constitueront les fondements du Maroc du 21e siècle ».

Il a dit avoir invité récemment l’ensemble des membres du gouvernement « à redoubler d’efforts de manière à parachever une série de réformes et de projets-clé dont notamment la mise en place des centres régionaux d’investissement et des académies régionales, la réforme du système éducatif et de formation, le code de couverture médicale de base et la réforme fondamentale de l’audiovisuel ».

Le Forum sur le développement africain sur internet

La Commission économique pour l’Afrique (ECA) a lancé le 19 février une discussion sur internet avant l’ouverture du troisième Forum du développement africain (ADFIII), prévu du 3 au 8 mars, sur le thème « Définir les priorités de l’intégration régionale ».

La discussion, soutenue par AllAfrica.com et Bellanet, est la dernière d’une longue série organisée par l’ECA ces quatre dernières années en marge d’importants forums, avec pour but d’élargir la participation et de fournir un plus large espace à l’expression des différentes opinions sur le développement africain.

Dans un message d’accueil aux participants, le secrétaire exécutif de l’ECA, K.Y. Amoako, a indiqué: « Devant l’absence de nombreuses personnes intéressées au développement africain, la discussion en ligne peut être efficace comme moyen d’élargir la participation et d’entendre ceux qui ne pourraient pas l’être ».

La discussion est axée autour de cinq principaux thèmes de l’ADFIII: l’histoire et les perspectives de l’intégration régionale, l’intégration physique à travers le développement des infrastructures, les politiques économiques pour accélérer l’intégration régionale, l’établissement d’une union efficace et l’architecture pour la paix et la sécurité.