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La coopération scientifique internationale est plus active que jamais
Le 27 décembre dernier, lors de la conférence de presse tenue par lOffice dinformation du Conseil des affaires dÉtat, Mme Zhu Lilan, ministre des Sciences et Techniques, a annoncé quavec laccélération des négociations sur lentrée de la Chine dans lOMC, les politiques douverture sur lextérieur de la Chine sont de plus en plus souples, ce qui a énormément contribué au déploiement de la coopération et des échanges scientifiques et techniques internationaux, qui savèrent plus actifs que jamais et se développent en ampleur et en profondeur.
La coopération est caractérisée par une grande envergure et la multiplication des formes et domaines. À lheure actuelle, le nombre de pays et dunités territoriales qui coopèrent avec la Chine atteint 152, dont 96 ont signé avec elle des accords gouvernementaux sur la coopération scientifique et technique, commerciale et économique. La coopération et les échanges non gouvernementaux entre des instituts de recherche, des établissements denseignement supérieur et des entreprises se sont étendus vers de plus larges domaines.
Les formes de coopération et déchanges sont passées de linspection et des symposiums à la coopération dans la recherche et à létablissement de laboratoires et dinstituts de recherche. Certains pays ont fondé des centres de recherche de leur propre investissement en Chine et celle-ci a aussi agi ainsi à létranger, comme la société étasunienne Microsoft, qui a investi 80 millions de dollars dans létablissement dun institut de recherche en Chine.
Les domaines de coopération sont passés des techniques traditionnelles générales et des disciplines fondamentales à de hautes technologies, comme les technologies biologique, informatique et spatiale, les nouveaux matériaux et les nouvelles énergies. Des scientifiques chinois ont participé à de grands projets internationaux de recherche scientifique comme ceux de lUnion européenne. La Chine a ouvert la porte à des étrangers pour quils participent à des projets de recherche scientifique.
Voici les grands projets qui ont vu la participation de scientifiques étrangers au cours des vingt dernières années: le collisionneur délectrons positifs et négatifs à Beijing, le satellite météorologique et la météorologie par satellite, le réseau sismologique numérique de Chine. Quant aux projets importants de coopération sino-étrangère, on compte entre autres le projet du satellite de ressources terrestres (Chine-Brésil), la construction dun automate autonome à une profondeur de 6 000 m sous la surface de leau (Chine-Russie), le génome humain et le projet chinois de «1%».
La coopération régionale et internationale sest renforcée et la combinaison des techniques et du commerce a fait de nouveaux progrès. En ce qui concerne la coopération avec les pays voisins, la Chine a participé aux projets suivants: lexploitation conjointe des fleuves Lancang et Mékong, lexploitation conjointe de la zone de développement économique transnationale de Tumen et des mers Huanghai et Bohai, la coopération dans lexploitation du pont terrestre reliant lAsie et lEurope. La Chine a en outre organisé plusieurs conférences multilatérales et expositions internationales en la matière.
Le gouvernement chinois accorde une grande considération à linternationalisation des zones de développement de hautes technologies. La Chine compte actuellement 53 zones du genre à léchelon national. En 1999, elles regroupaient 150 000 entreprises, qui ont rapporté 11,9 milliards de dollars, soit une augmentation de 40 % par rapport à lannée précédente.
Avantages mutuels et développement commun. Dans ses échanges scientifiques internationaux, la Chine a toujours observé le principe de «respect mutuel, égalité et avantages réciproques». La Chine et ses partenaires ont été gagnant-gagnant dans leur coopération scientifique et technique. De nombreux pays occidentaux reconnaissent en avoir tiré des profits considérables. Lors de linterview quil a accordée à la presse en juin 1998, le président des États-Unis Bill Clinton a jugé que la coopération et les échanges scientifiques et techniques entre la Chine et les États-Unis sont lun des domaines de coopération qui aient remporté le plus grand succès dans les relations bilatérales. Selon lui, les deux parties devraient, dans lavenir, intensifier leur coopération dans les domaines de la biologie et de la médecine. Cela représente un énorme potentiel pour la Chine et les États-Unis comme pour les peuples des autres pays du monde.
Que les partenaires mettent en valeur leurs atouts et se complètent mutuellement est favorable à toutes les parties de la coopération. Par exemple, le micrographe magnétique Alpha porté par la navette spatiale Découverte a été conçu et construit par 37 instituts de recherche dune dizaine de pays dont les États-Unis, la Chine, la Russie, la France et lItalie, et le noyau du détecteur est un gigantesque aimant permanent fabriqué en Chine. Le projet de coopération sino-brésilienne concernant la construction de deux satellites pour ressources naturelles, dont la recherche a été financée conjointement, est le plus grand des projets de coopération entre la Chine et lAmérique du Sud. Le premier satellite a été lancé avec succès en Chine en octobre 1999, faisant du projet un exemple de la coopération Sud-Sud sur le plan scientifique et technique.
La médecine et la pharmacologie traditionnelles chinoises font partie du patrimoine de la nation chinoise. Ils jouent un rôle irremplaçable par la médecine moderne. LOrganisation mondiale de la santé a mis sur pied en Chine sept centres de coopération dans ce domaine, qui ont formé des professionnels pour divers pays. Les exploits de la Chine sont remarquables dans les domaines du traitement des brûlures, de la fracture par attelles, de la réimplantation des doigts sectionnés, de la microchirurgie et du principe antalgique de lacuponcture. Un grand nombre de pays ont envoyé des stagiaires en Chine. Par ailleurs, à travers les missions médicales, la Chine a formé de nombreux professionnels dans les pays en voie de développement.
La coopération scientifique et technique est devenue une part importante de lassistance chinoise à létranger. Par exemple, depuis 1995, le «projet vert visant la prohibition de la drogue» soutenu par le ministère des Sciences et Techniques et la Commission du Yunnan de lutte contre la drogue a fait lobjet dune citation du Programme des Nations unies pour la lutte contre la drogue; il a fourni des faits convaincants à la session extraordinaire de lAssemblée générale des Nations unies pour quelle élabore de nouvelles stratégies de lutte contre la drogue à léchelle mondiale; il a aussi prouvé à la communauté internationale que la lutte contre la drogue peut remporter la victoire. En plus, la Chine a aidé lAlbanie à construire un centre dinformatique, un centre de microscopie électronique, un centre de sismologie et les a équipés des meilleures installations fabriquées en Chine. Pour satisfaire les besoins des pays dAfrique, la Chine a construit une centrale dénergie solaire et biologique pour le Zimbabwe, un centre de lutte contre le paludisme pour le Kenya et des bassins de méthane à la chinoise pour le Sénégal, la Guinée et le Burundi.
Former des professionnels pour les pays en voie de développement est un travail important du secteur scientifique et technique de la Chine. Rien quentre 1989 et 1999, la Commission dÉtat pour les sciences et les techniques (actuellement ministère des Sciences et Techniques) a organisé 153 stages de formation professionnelle à lintention des pays en voie de développement et certains pays développés, qui ont formé 2 360 personnes de 103 pays et unités territoriales dans les domaines de lagriculture, de la sylviculture, de lénergie, de la protection de lenvironnement, de la biologie, de linformatique, de l«inculbation» dentreprises, des politiques scientifiques et techniques et de la gestion. Des résultats remarquables ont été obtenus. Le ministère chinois de lAgriculture a coopéré avec le Programme des Nations unies pour le développement et lOrganisation des Nations unies pour lalimentation et lagriculture pour organiser au bénéfice des pays en développement, des stages de formation sur le méthane, la pisciculture, lélevage du vers à soie, le riz hybride, lacuponcture pour les bestiaux, qui ont été fort appréciés par les stagiaires.
À la conférence de presse, Zhu Lilan a aussi présenté le «Programme de développement de la coopération scientifique et technique internationale pendant le Xe plan quinquennal» et les «Projets importants de la coopération scientifique et technique internationale».
Selon Mme Zhu, on mettra laccent sur la coopération gouvernementale avec les pays développés sur le plan scientifique et technique, ainsi que lassimilation et la rénovation des techniques importées de létranger, accordera la priorité aux industries de hautes technologies et encouragera le renouvellement technique des entreprises. Le gouvernement incitera les pays étrangers à créer seuls ou en coopération avec la Chine des instituts de recherche et de développement et à établir des centres de recherche régionaux ou internationaux. En outre, le ministère des Sciences et Techniques établira une banque des ressources humaines doutre-mer de différents types, élaborera des politiques consistant à encourager les professionnels chinois doutre-mer à revenir travailler au pays et à attirer les projets et les talents de létranger.
«Cest la première fois que la Chine met en place un plan dÉtat pour les grands projets de coopération scientifique et technique internationale qui vise les dispositions stratégiques de ces projets au cours du Xe plan quinquennal, a fait remarquer Zhu Lilan, de même que lorganisation et la gestion des projets clés de haut niveau. Jouant un rôle de coordinateur et de guide du gouvernement, le plan permettra de recueillir des fonds, de concentrer les ressources humaines et matérielles, dutiliser pleinement les ressources scientifiques et techniques internationales et les réalisations dans ces domaines, afin délever la capacité de renouvellement scientifique et technique du pays qui se trouve déjà à un niveau élevé et partant, de réaliser un nouvel essor du niveau des forces productrices.