Relations extérieures du Parti communiste chinois

En vertu du principe de «créer un climat international favorable à l’édification économique et à la réforme et à l’ouverture du pays», le Parti communiste chinois (PCC) a cherché activement à étendre ses relations extérieures et de grands progrès ont été faits dans ce domaine.

En s’en tenant à quatre principes (indépendance et autonomie, égalité complète, respect mutuel et non ingérence mutuelle dans les affaires intérieures), et dans l’esprit de «chercher les ressemblances et laisser de côté les différences», le PCC a lié amitié avec des partis politiques étrangers d’attitude politique et d’idéologie différentes. Selon des statistiques partielles, il a établi des relations de diverses formes avec 300 partis de 130 pays et unités territoriales.

En ce qui concerne l’Europe, face à la situation caractérisée par le changement de parti au pouvoir dans les divers pays et la naissance de toutes sortes de partis à la suite de la mutation énorme de l’Europe de l’Est et de l’effondrement de l’URSS, le PCC, observant le principe de non ingérence des affaires intérieures et respectant le choix de la voie de développement de leur pays, a progressivement pris des contacts avec les partis de ces pays. Dans l’esprit de «chercher les ressemblances et laisser de côté les différences», le PCC a établi des relations et procédé à des échanges à divers degrés et de diverses natures avec des partis et organisations politiques de la plupart des pays de cette région.

En Afrique, le PCC a fait de nouveaux amis sans délaisser les anciens. Il a des liens avec 50 partis de 36 pays, dont certains sont au pouvoir et d’autres, à l’opposition.

En Asie, le Japon a subi en 1993 un grand changement de structure politique. De nouveaux partis sont nés. Le PCC a établi ou développé des relations avec presque tous les partis japonais.

Le PCC a mis en valeur les avantages des échanges entre partis. Ainsi a-t-il noué des liens avec des partis de certains pays avec lesquels la Chine n’a pas de relations diplomatiques. Par exemple, ils sont au nombre d’une dizaine en Amérique latine. Le PCC a établi des relations avec plus de 20 partis de la plupart de ces pays et des liens d’amitié avec des dirigeants de haut rang des partis, du gouvernement et du parlement.

Tout en respectant le principe de «diplomatie de partis», le PCC a fait de gros efforts pour promouvoir la coopération amicale et sauvegarder la souveraineté et les intérêts nationaux. Au cours de ses échanges avec les partis au pouvoir des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, le PCC s’est efforcé d’obtenir leur sympathie et leur soutien à propos des droits de l’homme, de Taiwan, du Tibet et d’autres questions concernant la souveraineté nationale de la Chine. Ces efforts s’accordent avec les démarches diplomatiques du pays. Vis-à-vis de la «diplomatie élastique» pratiquée ces dernières années par l’autorité de Taiwan, le PCC a intensifié la propagande dans ses échanges avec l’extérieur et l’attitude de la Chine a fait l’objet de la compréhension et du soutien des partis au pouvoir de nombreux pays.