Théorie et pratique d’anticorruption du Parti communiste chinois

Durant les 80 ans depuis sa fondation, le PCC a toujours fidèlement combattu la corruption en son sein.

À sa naissance, le PCC a déclaré qu’il ne chercherait pas ses intérêts personnels mais que tout son travail et ses activités seraient voués aux intérêts de la classe ouvrière et des masses en général. Par sa nature même il était destiné à rester propre et honnête et à combattre la corruption.

Avant 1949, le PCC a été la proie de nombreuses attaques. Dans cette situation, toute corruption interne résulterait en une crise de survie. Donc, tout en combattant sans merci les impérialistes et les réactionnaires du Guomindang, le PCC a toujours conservé une vigilance aiguë contre la corruption interne et mis l’accent sur la propreté et l’honnêteté dans la construction du Parti.

En 1926, comme certains éléments corrompus émergeaient au sein du Parti, le Comité central du PCC émit sans attendre la Circulaire sur la purge absolue des éléments corrompus, le premier document du genre du PCC. La Réunion de Zunyi en 1935 détermina la position de leader de Mao Zedong dans le PCC, et la lutte contre la corruption devint dès lors plus consciente. Mao Zedong jeta les bases théoriques de la lutte du Parti contre la corruption et d’une administration propre et honnête.

En 1945, Mao souligna que le seul moyen d’éviter le cycle « prendre le pouvoir, devenir corrompu et s’écraser » résidait dans la surveillance démocratique du gouvernement par les masses. Guidés par ce principe, le PCC ainsi que l’armée et le gouvernement des bases révolutionnaires guidés par le Parti développèrent un style de direction  d’une honnêteté et propreté sans précédent, contraste éclatant avec le gouvernement et les fonctionnaires du Guomindang qui acceptaient des pots-de-vin, violaient la loi et extorquaient l’argent du peuple.

Les mains propres et avec une image de droiture, le PCC gagna l’appui de la population du pays entier, qui alors ramassait ses forces pour combattre les impérialistes japonais, renverser le gouvernement corrompu de Tchiang Kaï-chek et établir une nouvelle Chine dans laquelle le peuple serait maître du pays.

Après la fondation de la Chine nouvelle en 1949, la position de dirigeant du PCC et l’environnement paisible ajoutèrent à la possibilité de voir émerger la corruption et le divorce avec les masses et la réalité. Vu ce danger, le CC du PCC exhorta tous les membres du Parti à promouvoir sans cesse le style de modestie et de prudence du Parti, style libre d’arrogance et d’impétuosité, à mener une vie simple et à travailler assidûment.

Seulement deux ans après la fondation de la République populaire de Chine soit en 1951-52, le PCC lança une campagne d’envergure contre les « trois maux » (corruption, gaspillage et bureaucratie), qui joua un important rôle pour prévenir une montée de la corruption à ce moment-là. Par conséquent, le PCC approfondit ses relations avec les masses, ce qui lui permit d’aider le pays à traverser les « trois années de difficultés économiques » (1959-62) et de réaliser des victoires dans la transformation socialiste et la construction.

La 3e session plénière du XIe  CC du PCC en 1978 marqua le début d’une nouvelle période historique en Chine. La seconde génération de leadership collectif du PCC avec Deng Xiaoping à sa tête rétablit l’idéologie du Parti d’émanciper les esprits et de chercher la vérité dans les faits, et formula la théorie de « un centre (le développement économique) et deux points fondamentaux (adhérer aux quatre principes cardinaux et à théorie de  réforme et ouverture) ». La lutte contre la corruption prit aussi une nouvelle tournure. La théorie de Deng Xiaoping assurerait le développement de la réforme et de l’ouverture et la modernisation.

Dans la décennie 1990, avec la restructuration économique, de profonds changements eurent lieu dans le mode de propriété et de distribution des biens. Les diverses parties concernées, poursuivant leurs propres intérêts, essayaient par tous les moyens de s’arracher les ressources limitées, ce qui ne pouvait que mener à la compétition malhonnête et à la corruption. De plus, les points faibles de l’économie de marché elle-même et leurs effets négatifs allaient pénétrer les esprits, et il en résulterait le culte de l’argent, l’hédonisme, l’égoïsme et des pratiques corrompues comme acheter le pouvoir et vendre l’influence.

Vu la situation, la troisième génération du leadership collectif du PCC avec Jiang Zemin à la tête a pris comme points fondamentaux du sort du Parti la construction du style du Parti, la promotion d’un gouvernement propre et honnête et la lutte contre la corruption. Basé sur les théories de Mao Zedong et Deng Xiaoping, le nouveau leadership a mené une innovation théorique à la lumière des circonstances. Il a ouvert une nouvelle voie à la lutte contre la corruption en formant un guide idéologique, des principes et stratégies de base, des tâches et étapes, un système de direction et un mécanisme de travail dans une nouvelle période de l’histoire.

En 1993, le CC du PCC a établi des mesures de combat anticorruption qui offraient des solutions appropriées aux problèmes majeurs dans ce domaine. Surtout depuis son XVe Congrès, le PCC a mené une campagne d’éducation dans l’esprit, le style et la discipline du Parti et la théorie des « trois représentants », qui met l’accent sur le besoin d’étudier, d’avoir un esprit politique et d’être honnête et droit. L’éducation a aidé à améliorer la compétence idéologique et politique des fonctionnaires du Parti à divers niveaux.