
Les joueurs de l'équipe ivorienne fêtent une victoire
Des lignes offensives limitées
Les lignes d'attaques des équipes sont restées très timides lors de la 29ème édition de la CAN 2013. Le compteur des buts n'a pas été très prolifique, au point de faire planer des craintes dans l'esprit des passionnés du football.
Ceux-ci se sont lassés durant les matchs nuls de la première journée de la poule A. D'abord lors du match d'ouverture, où l'Afrique du Sud (l'hôte de la compétition) a été incapable de mettre le moindre but face au Cap-Vert, novice dans le tournoi.
La deuxième confrontation qui a opposé les « Palancas Negras » d'Angola aux « Lions d'Atlas » du Maroc a été semblable à la première. Il a fallu attendre la première journée de la poule B, pour voir les premières réalisations offensives. Et c'est la rencontre du Ghana face à la République Démocratique du Congo (RDC) qui a eu le privilège d'offrir aux amoureux du football le premier but de la CAN 2013.
Ce but portait l'estampille d'Emmanuel Badu, milieu de terrain des « Black stars » du Ghana, puis un deuxième but est arrivé dès l'entame de la deuxième manche, pour le Ghana. Trésor Mputu, le joueur vedette congolais, a réduit l'écart à deux buts contre un et Mbokani a égalisé sur pénalty pour un score de parité (2-2). La victoire première quant à elle est l'œuvre du Mali face au Niger (1-0). Un but plein d'opportunisme de Seydou Keita intervenu à la 83ème minute.
Cependant, la compétition a progressivement retrouvée un niveau relativement acceptable avec plusieurs buts marqués, procurant un total de 71 buts réalisés en 32 rencontres, soit 50 buts en 24 matchs au premier tour de la compétition.
Organisation réussie de l'Afrique du Sud
Comme lors de la Coupe du monde de football qu'elle a abrité en 2010, l'Afrique du Sud a encore réussi l'organisation d'une compétition d'envergure.
Sur le plan de l'organisation, les observateurs ont apprécié l'organisation de la CAN 2013. C'est la deuxième fois de son histoire que l'Afrique du Sud abrite une CAN. La première était en 1996, quelques années après l'abolition de l'apartheid. Une compétition que le pays de Jacob Zuma avait brillamment organisée et remportée.
Pourtant, c'est sur la Libye que la Confédération africaine de football (CAF) avait jeté son dévolu, pour accueillir la 29ème édition de son événement sportif le plus prodigieux. Malheureusement, les événements politiques qui ont secoué ce pays d'Afrique du nord et l'instabilité ont contraint les organisateurs à opter pour un autre pays.
D'où le choix porté sur l'Afrique du sud par la CAF. C'est aussi la première fois que la CAN se joue en l'espace d'un an. Cette nouvelle règle vise à harmoniser le calendrier des joueurs africains pour mieux préparer les équipes africaines dans les coupes du monde.
Selon le camerounais Issa Hayatou, président de la CAF, cette décision constituera un avantage pour les équipes africaines qui étaient souvent défavorisées lorsque la compétition coïncidait avec la Coupe du monde. Ainsi, les joueurs africains entamaient souvent la compétition bien épuisés. Ce qui avait une incidence profonde sur leurs performances lorsqu'il fallait rivaliser avec les équipes nationales des autres continents lors des Coupes du Monde.
L'Afrique de l'Ouest au-dessus du lot
La prépondérance du football d'Afrique de l'ouest est réelle. Cette sous-région a réussi à placer sept équipes dans le top 8, qui constitue l'ensemble des pays ayant obtenu leur ticket pour les quarts de finale lors de la 29ème édition de la Coupe D'Afrique des Nations, confirmant son hégémonie sur le football continental.
C'est un nouveau record, car cette sous-région avait déjà placé cinq équipes en quart de finale lors de l'édition 1996 toujours en terre sud-africaine. Jamais une sous-région n'avait dans le temps réussie un tel résultat. Dans ce tournoi, l'Afrique du sud s'est retrouvée seule contre sept et n'a pas pu faire le poids.
Les Bafana-Bafana, bien que jouant à domicile, sont tombés en quarts de finales face à un Mali plus conquérant et réaliste. Cependant, c'est le Cap-Vert qui a crée la grande sensation en gagnant sa place dans les quarts de finale, pour sa première qualification dans l'histoire de la CAN.
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