Investissement responsable
Il est encourageant de lire dans votre numéro de septembre que la Chine investit tant en Afrique. Avec toute la mauvaise presse que subit l'Afrique (parfois justifiée), l'investissement est un changement important. Il crève les yeux, même pour un non-initié, que l'Europe traverse une crise économique et que les Etats-Unis sont engagés dans une récession. Avec une Asie plus forte émergeant, l'Afrique devient un endroit intéressant pour les affaires. Je voudrais, pour faire écho à votre article, répondre à votre journaliste indiquant que l'investissement en Afrique devrait faire l'objet de négociations. Pendant trop longtemps l'Afrique a été à la merci de puissances étrangères imposant leurs volontés et prenant tout ce que nous chérissions, y compris bien souvent notre dignité. Nous ne pouvons pas laisser les investisseurs utiliser notre continent pour faire fortune. L'investissement en Afrique doit répondre à nos propres critères et bénéficier à notre peuple. Pour les grandes entreprises, la responsabilité sociale n'est désormais plus une option, c'est une nécessité. Les temps ont passé où nous acceptions tout sans broncher et il est largement démontré partout dans le monde que les peuples se rebellent contre ce qu'ils estiment injustes. En Afrique, nous attendons les investissements chinois dans nos ressources et nous espérons être traités équitablement en retour.
Maggie Mbira, Kenya
Bien balancé
Je suis content de vous faire part de ma satisfaction concernant le contenu de votre magazine, CHINAFRIQUE. Vos nouvelles rubriques sont équilibrées et diverses. Je trouve votre magazine très informatif sur les aspects importants concernant la relation et la coopération qui existe entre la République populaire de Chine et l'Afrique dans son ensemble. J'attends de CHINAFRIQUE. qu'il publie des articles sur le Malawi et son attractivité pour les investissements étrangers, notamment chinois.
Henri Mumba, Vice-ambassadeur du Malawi en Chine
Le bon gros rouge d'Afrique du Sud
J'ai lu votre article concernant les vins sud-africains avec intérêt. J'ai souvent entendu des Chinois dire qu'ils ne buvaient pas de vins sud-africains parce qu'ils étaient de nouveaux vins et que notre pays n'avait pas d'histoire viticole. Ce n'est pas vrai. En réalité, l'Afrique du Sud produit du vin depuis 1659, et il fut une époque où le vin du domaine de Constantia près du Cap était considéré comme l'un des plus grands au monde. En 1859, l'Afrique du Sud exportait déjà plus de 4,5 millions de litres de vin vers l'Angleterre.
L'industrie viticole sud-africaine a reçu un coup de pouce grâce à l'arrivée des Huguenots français arrivant au Cap de Bonne Espérance. Ces réfugiés fuyaient leur pays pour échapper aux persécutions religieuses et apportèrent leur savoir-faire en matière de vin à la région du Cap. L'Afrique du Sud a remporté précédemment le prestigieux prix de la International Wine & Spirit Competition (IWSC) qui s'est tenue à Londres en 2008, et le domaine Kanonkop a remporté le trophée du viticulteur de l'année. Je dirais donc à tous les amateurs de vin de Chine d'essayer les vins sud-africains car ce sont des produits de qualité ayant une histoire longue de plusieurs siècles.
Danie Angard, Afrique du Sud
Non au gaspillage
J'apprécie la lecture de votre magazine et j'ai été touchée par votre histoire concernant la famine de masse dans la Corne de l'Afrique, publiée dans le numéro de septembre. La semaine dernière, j'ai assisté à un banquet donné en l'honneur d'un officiel partant à la retraite dans un célèbre restaurant de Beijing. Nous avons commandé de nombreux plats, et le repas terminé, j'ai constaté la quantité de nourriture restant sur la table. Après avoir lu votre article j'ai réalisé combien de nourriture était gâchée dans un endroit, et combien elle était nécessaire dans un autre endroit.
Comment cela se fait-il ? Je me suis sentie coupable, et je voulais faire quelque chose pour aider. Nous habitons tous la même planète et nous devons avoir conscience de ce qui se passe autour de nous et nous devons faire ce que nous pouvons à notre échelle pour éviter le gâchis, en particulier de nourriture. Cette photo montrant un enfant me regardant avec ses grands yeux implorants m'a émue profondément en tant que mère. J'espère être plus consciente du monde autour de moi et je vais conseiller aux gens autour de moi de ne pas commander autant de nourriture ou de ne pas gâcher autant dans le futur. Merci pour votre excellent magazine m'informant des réalités de l'Afrique.
Zi Ling,Chine
Maggie Mbira,
Kenya
« L'investissement en Afrique doit répondre à nos propres critères et bénéficier à notre peuple. » |