ÉVÉNEMENTS

Entretien entre Jiang Zemin et son homologue de la RDC

Le président chinois Jiang Zemin a eu, le 22 mars à Beijing, un entretien avec Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo (RDC).

L’entretien s’est déroulé dans une ambiance cordiale et amicale.

A cette occasion, les deux parties ont procédé à un vaste échange de vues sur les relations bilatérales et les problèmes régionaux et internationaux d’intérêt commun et elles sont parvenues à un large consensus.

Jiang Zemin lui a exprimé d’abord ses chaleureux souhaits de bienvenue, avant d’ajouter que le père de Joseph Kabila était un vieil ami du peuple chinois qui avait effectué une visite fructueuse en 1997 en Chine. Après cette visite, les relations entre les deux pays ont enregistré de grands progrès, a fait remarquer Jiang.

Il s’est déclaré convaincu que l’actuelle visite du président de la RDC ne manquera pas d’approfondir davantage la compréhension mutuelle entre les peuples des deux pays et de porter les relations d’amitié et de coopération entre les deux pays à de nouveaux paliers, a dit le président chinois.

Jiang a déclaré hautement apprécier les relations entre la Chine et la RDC, en disant que malgré la grande distance qui les sépare, l’amitié des deux peuples remonte très loin dans l’histoire.

Déjà dans la période où la RDC luttait pour l’indépendance nationale, la Chine lui avait accordé son soutien moral et matériel. Ces dernières années, les deux pays ont développé activement leur coopération dans les domaines politique, économique, commercial et culturel ainsi que dans d’autres secteurs, sur la base des Cinq principes de la coexistence pacifique. Des résultats positifs ont été enregistrés dans ces domaines, a affirmé Jiang.

La Chine et la RDC sont tous les deux des pays en voie de développement et elles ont les mêmes soucis de sauvegarder la souveraineté nationale, maintenir la stabilité nationale, développer l’économie, améliorer le niveau de vie du peuple, a dit le président Jiang.

Sur certains problèmes internationaux d’importance majeure, les deux pays ont de larges intérêts communs, a-t-il indiqué.

Jiang a encore fait remarquer que la coopération économique et commerciale entre les deux pays se développait favorablement dans son ensemble.

Jiang a déclaré que le gouvernement chinois soutenait le gouvernement de la RDC dans ses efforts faits pour la reconstruction économique de ce pays et encourageait les entreprises chinoises puissantes et de grand renom à investir en RDC.

A cette occasion, Jiang Zemin a encore loué le président de la RDC qui œuvre au développement des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays, s’en tient à la politique d’une Chine et soutient la grande cause de la réunification de la Chine.

La Chine est particulièrement attentive au processus de paix en RDC, a dit Jiang, en espérant que les conflits soient résolus pacifiquement et par le dialogue.

Le président de la RDC a partagé les points de vue de Jiang Zemin sur l’évolution des relations entre les deux pays.

Il a affirmé que le gouvernement de la RDC appliquait inlassablement la politique d’une Chine.

Il a espéré que les deux pays intensifient la coopération dans les domaines énergétique et agricole.

Le président Kabila a également présenté à cette occasion la situation intérieure de son pays.

Après l’entretien, la Chine et la RDC ont signé trois documents. Les deux présidents ont assisté à la cérémonie de signature.

Le président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale Li Peng et le premier ministre Zhu Rongji ont aussi rencontré respectivement le président le président Kabila.

Une délégation du PCC en Algérie

Une délégation chinoise, conduite par le chef adjoint du Département des relations internationales du Comité centre du Parti communiste chinois (PCC), M. Ma Wenpu, a effectué récemment une visite de 4 jours en Algérie.

Durant son séjour, M. Ma s’est entretenu avec M. Abdelmajid Azzidine, membre du Bureau politique du Front de Libération national (FLN) algérien et président du Département chargé des affaires extérieures.

Les deux hommes ont exposé à cette occasion les situations politique et économique de leur pays et échangé des vues sur les questions internationales d’intérêt commun. Ils ont proposé une série de mesures destinées à renforcer les relations entre le PCC et le FLN, et exprimé le souhait de promouvoir, à travers ce renforcement des relations entre les deux partis, les relations politique et économique entre les deux pays.

La délégation chinoise a été reçue également par M. Tahr Kelil, vice-président du Conseil de la Nation (sénat algérien) chargé des affaires extérieures, et par M. Mohamed Cherif Abbas, ministre algérien de Moudjahidine, avant de rencontrer des responsables du Rassemblement national démocratique (RND) et des représentants de la jeunesse et des étudiants algériens.

Commerce de la Chine avec l’Afrique

Voici les récentes statistiques établies par l’Administration générale des Douanes de Chine sur le commerce de la Chine avec ses principaux partenaires africains en janvier de cette année:

–– Afrique du Sud: montant total: 188,261 millions de dollars, en hausse de 52,8% par rapport à la période correspondante de l’année dernière; l’export: 78,003 millions de dollars, +33,9%; l’import: 110,258 millions de dollars, +69,7%.

–– Soudan: montant total: 96,919 millions de dollars, -3,5%; l’export: 13,946 millions de dollars, +31,5%; l’import: 82,972 millions de dollars, -7,6%.

–– Nigeria: montant total: 76,304 millions de dollars, +83,0%; l’export: 76,016 millions de dollars, +86,7%; l’import: 0,288 millions de dollars, -70,7%.

–– Égypte: montant total: 72,736 millions de dollars, +51,5%; l’export: 66,741 millions de dollars, +54,6%; l’import: 5,995 millions de dollars, -23,6%.

La Chine et l’Egypte entendent promouvoir leur coopération économique

La Commission de commerce égypto-chinoise a tenu le 18 mars au Caire sa première réunion qui a rassemblé près de 200 hommes d’affaires des deux pays qui ont échangé leurs points de vue sur les moyens de promouvoir la coopération dans les domaines de l’industrie, de l’agriculture, du tourisme et des transports maritimes

Le vice-premier ministre égyptien et ministre de l’Agriculture et de la Redistribution des terres, Youssef Amin Wali, a envoyé un message à la réunion en disant que les relations égypto-chinoises étaient basées sur les principes de respect mutuel, de coexistence pacifique, de coopération sincère et de sauvegarde de la paix mondiale.

La coopération fructueuse dans divers domaines entre les deux pays a établi un exemple pour la coopération entre les pays en développement, a souligné M. Wali, exprimant le souhait de voir les hommes d’affaires des deux pays jouer un rôle actif dans la promotion de la coopération bilatérale dans les secteurs des investissements et du commerce.

Yu Xiaosong, président de la Commission chinoise pour la promotion du commerce international et co-président de la Commission de commerce sino-égyptienne, a indiqué par la même occasion que les économies des deux pays étaient complémentaires, et que le commerce bilatéral se développait rapidement ces dernières années.

Les investisseurs chinois accordent une attention importante à l’Egypte, qui présente des avantages en termes de localisation géographique, d’environnement favorable aux investissements et de système légal complet.

Khaled Abu Ismail, président de la Chambre de commerce égyptienne et co-président de la Commission de commerce égypto-chinoise, a indiqué pour sa part que les entrepreneurs égyptiens s’intéressaient aux expériences de la Chine dans le développement des petites et moyennes entreprises.

La Commission de commerce égypto-chinoise, établie durant la visite fin janvier 2001 du président égyptien, Hosni Moubarak, en Chine, vise à augmenter les échanges entre les hommes d’affaires des deux pays.

Selon des statistiques de la partie chinoise, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Egypte se sont élevés à 950 millions de dollars en 2001, soit une augmentation de 6% par rapport à l’année précédente.

Kenya: 800 emplois perdus dans le secteur de l’électricité

La Compagnie d’électricité Kenya Power and Lingting Company (KPLC) a annoncé le licenciement de 800 travailleurs dans le cadre de son programme de restructuration en cours.

En vertu d’un accord entre le gouvernement kenyan et la Banque mondiale, au total 2 000 emplois devraient être supprimés dans la compagnie d’ici juin 2004.

Le programme de réduction du personnel, qui devrait permettre à la compagnie de faire 600 millions de shillings (environ 7,6 millions de dollars) d’économies chaque année, fait partie des mesures visant à améliorer l’efficacité de la compagnie.

KPLC a enregistré une perte de 4,6 milliards de shillings (près de 57,6 millions de dollars) durant l’exercice 1999-2000, ce qui a suscité des critiques appelant au licenciement de la direction de la compagnie. Le ministre kenyan de l’Énergie, Chris Okemo, a déclaré récemment que le gouvernement élaborerait un programme global de restructuration de la société.

Ouganda: 41 millions de dollars pour la construction de bâtiments scolaires

Le gouvernement ougandais dépensera 41 millions de dollars dans la construction de bâtiments scolaires pour répondre aux besoins de l’enseignement primaire dans le pays.

La ministre d’État chargée de l’Enseignement primaire, Namirembe Bitamazire, a déclaré le 19 mars que les nouveaux bâtiments répondraient au besoins engendrés par l’augmentation importante du nombre d’écoliers du primaire dans le cadre du programme d’éducation primaire universelle.

Elle a révélé que le nombre des enfants à l’école avait augmenté pour dépasser 6 millions depuis le lancement du programme en 1997.

La ministre a indiqué que son ministère avait pour objectif la construction de 38 000 classes dans le pays d’ici l’année prochaine, pour qu’il y ait en moyenne une classe pour 55 élèves et un pupitre pour trois écoliers.

Sénégal: plan d’action pour une meilleure protection de l’enfance

Un atelier de restitution et de validation du plan national d’action contre les abus et l’exploitation sexuels des enfants au Sénégal a pris fin le 20 mars. On préconise une collaboration entre les différents organismes intervenant dans la protection de l’enfance et la mise en place d’une stratégie de sensibilisation des communautés.

Selon ce document du ministère sénégalais de la Famille et de la Petite Enfance, réalisé avec l’appui de l’UNICEF et de la coopération italienne, les victimes sont des filles et des garçons en situation de risques et « en rupture temporaire avec leur famille ».

25% des enfants âgés de 7 à 18 ans enrôlés dans des activités de production de biens et services au Sénégal sont affectés par diverses situations d’exploitation, notamment les abus et les exploitations sexuels.

Soulignant que la question des abus et de l’exploitation sexuels « semble souffrir d’un manque d’informations relatives à une étude systématique du phénomène », le rapport note que les nombreux cas rapportés dans la presse sont des indices significatifs de son ampleur.

Parmi les pratiques identifiées comme relevant de l’abus sexuel, l’excision et le mariage forcé.

Par ailleurs, les pratiques dénoncées par le plan d’action ont souvent cours dans divers endroits, notamment les milieux d’apprentissage (ateliers, échoppes), etc.

Tunisie: création de 176 nouvelles entreprises industrielles
à capitaux étrangers en 2001

176 nouvelles entreprises industrielles à capitaux étrangers ont été créées l’année dernière en Tunisie, avec un investissement total de 240 millions de dinars (un dollar vaut environ 1,45 dinar).

Dans son allocution prononcée le 18 mars au cours d’une conférence organisée par la Chambre tuniso-américaine de Commerce ayant pour thème « la Tunisie et la globalisation », le ministre tunisien de l’Industrie, Moncef Ben Abdellah, a relevé que la création de ces nouvelles entreprises a porté à 2 318 le nombre des entreprises étrangères ou à participation étrangère en Tunisie.

Parlant des principaux objectifs du secteur industriel tunisien dans les 5 années à venir, le ministre a indiqué qu’ils visent à accroître les investissements étrangers directs, à impulser le partenariat, à internationaliser les entreprises tunisiennes et à maîtriser les technologies de pointe dans les secteurs porteurs.

Il a d’autre part fait savoir que pour les investisseurs étrangers, la Tunisie offre plusieurs opportunités d’investissement, notamment dans les secteurs du textile et chaussure, des industries mécanique, électrique et agro-alimentaire.

Ouganda: une croissance de 6% attendue

L’économie ougandaise enregistrera une croissance de 6% au cours de l’année fiscale qui prendra fin en juin prochain, tandis que son taux d’inflation restera au-dessous des 5%, a annoncé le ministre des Finances, de la Planification et du Développement économique, Geraid Ssendaula.

Il a expliqué que grâce aux belles performances des secteurs agricole et de la construction, le taux de croissance pourrait atteindre 6%, malgré le ralentissement de l’économie mondiale qui a suivi les attaques du 11 septembre aux États-Unis.

Pourtant, les recettes des exportations du café ont été gravement affectées par la baisse des cours sur le marché international, et celles tirées des impôts sur le revenu diminueront pour atteindre 30 milliards de shillings ougandais (environ 17,2 millions de dollars américains), a noté M. Ssendaula.

C’est la première fois en trois ans que l’économie ougandaise enregistré un taux de croissance de 6%, du faut qu’il était de 5% en moyenne au cours des deux dernières années.

Le 2e sommet africain des sciences et des technologies s’ouvrira à Nouakchott

Le deuxième sommet africain des sciences et technologies (SASNET) a entamé le 19 mars à Nouakchott ses travaux sous le thème « Le développement de l’Afrique ».

Au cours de cette manifestation de trois jours organisée par l’Université de Nouakchott, les participants ont notamment réfléchi sur les enjeux de l’utilisation des avancées scientifiques et technologiques au service du développement de l’Afrique.

Le coordonnateur des activités de SASNET en Afrique de l’ouest, M. Ibrahima Basse, a affirmé récemment à Dakar que le sommet abordera divers thèmes tels que « les ressources naturelles et l’environnement », « les biotechnologies », « les nouvelles technologies de l’information et de la communication », « les énergies renouvelables », « les questions de santé » et « les mathématiques et le développement ».

Selon M. Basse, plus de 400 participants sont attendus à Nouakchott dont le bras droit de Bill Gates, M. Jacques Bonjvo, un Américain d’origine camerounaise. Ce dernier a profité de cette occasion au lancement de son ouvrage « Internet et le développement en Afrique ».

Le Nigeria entend augmenter sa production de gaz naturel liquéfie

Nigeria Liquefied Gaz (NLNG) doit signer le 22 mars un contrat de 1,97 milliard de dollars avec un consortium international sur la construction de deux nouvelles unités de production de gaz naturel liquéfie pour augmenter sa capacité de production à 17 millions de tonnes par an.

Le directeur de la NLNG, Jackson Gauis-obaseki, a déclaré que le projet permettra au Nigeria de porter sa capacité de production de gaz naturel liquéfie à 17 millions de tonnes par an à partir de 2005.

Les réserves de gaz du Nigeria sont estimées à quelque 159 trillions de mètres cubes.

Le président sud-africain appelle à plus d’aide pour les pays pauvres

Le président sud-africain Thabo Mbeki a appelé le 21 mars la communauté internationale à œuvrer davantage et sans délai pour aider les pays en voie de développement, les pays extrêmement pauvres en particulier.

« Si le monde poursuit sur la trajectoire actuelle, les menaces combinées de sous-développement, de pauvreté, de dégradation d’environnement, de maladies et des conflits pour l’accès aux ressources naturelles mineront les perspectives de stabilité politique et de prospérité dans le monde », a indiqué M. Mbeki aux participants de la Conférence internationale sur le financement du développement qui se déroule actuellement à Monterrey, au Mexique.

A propos de l’aide publique au développement, M. Mbeki a exhorté la communauté mondiale à davantage se concentrer sur la lutte contre la pauvreté et le sous-développement, la simplification des procédures, et une plus grande transparence dans l’octroi des prêts.

« Peut-être est-il approprié de rappeler que la plus grande tragédie de l’aide publique au développement est qu’elle représentait 0,35% du produit intérieur brut (PIB) en 1990 et qu’elle est en baisse depuis lors », a noté M. Mbeki. « Représentant 0,23% du PIB actuellement (le niveau de l’aide), est loin de l’engagement de 0,7% ».

Mandela appelle à la mobilisation des Sud-Africains pour lutter contre le sida

L’ancien président sud-africain, Nelson Mandela a appelé le 19 mars à la mobilisation de l’ensemble de la société sud-africaine pour combattre le VIH/SIDA.

« Si nous le faisons, nous serons capables de sauver notre propre pays », a-t-il déclaré lors de l’ouverture d’un centre de développement de l’enfance à Pretoria.

Récemment, Mandela a exhorté le gouvernement à fournir un médicament, la nevirapine à toutes les femmes enceintes seropositives. Mais le gouvernement, qui déclare que le médicament est toxique, insiste sur la nécessité de tester les effets du médicament avant de l’introduire dans l’ensemble du pays.

L’Afrique du Sud abrite environ 4,7 millions de personnes souffrant du VIH/SIDA, soit le neuvième de la population du pays et possède le taux d’infection le plus élevé dans le monde.

Le Cameroun se félicité de sa coopération avec la Francophonie

Le gouvernement camerounais a exprimé sa satisfaction pour les résultats de sa coopération avec la Francophonie, lors de la Semaine de la Francophonie organisée à travers le pays.

Le Cameroun, pays bilingue, français et anglais, a adhéré à la Francophonie en 1991, à l’occasion du sommet de Chaillot, en France. Il est aussi membre du Commonwealth, rappelle-t-on .

Le directeur de la Francophonie pour le Cameroun, Lejeune Mbella, a salué la dernière subvention d’un montant de 1 335 432 dollars, soit plus d’un milliard de F CFA, accordée au Cameroun en 2001 et destinée au financement de projets sur les technologies de l’information et de la communication et la promotion des langues

La Semaine de la Francophonie a été marquée au Cameroun par la tenue du premier congrès national de l’Association des enseignants de français, ayant pour vocation d’apporter une contribution à la promotion du français dans le pays et au dialogue des langues et cultures.

La Zambie cherche des donations pour un programme des réfugiés

La Zambie a appelé le 19 mars les donateurs et les agences d’aide au développement à financer les réfugiés, programme qui vise à traiter les effets négatifs des réfugiés sur les secteurs économique et social de ces zones.

Le ministre zambien des Affaires intérieurs Lackson Mapushi a déclaré le 19 mars à une mission de donateurs, en visite en Zamibie, que le gouvernement a proposé une initiative pour lier le développement à l’assistance de secours.

Il a dit que cette initiative utiliserait un moyen holiste et intégré pour traiter les besoins tant des réfugiés que de la population locale.

Ce programme, qui envisage de développer les zones qui hébergent les réfugiés, couvre la production agricole, l’amélioration des routes et la construction ou l’expansion des infrastructures médicales et pédagogiques afin de satisfaire les 80 000 réfugiés dont la plupart sont de l’Angola et de la République démocratique du Congo.

M. Mapushi a noté qu’en dépit de l’assistance humanitaire des donateurs, le problème des réfugiée en Zambie n’a pas trouvé une solution efficace.

Cette mission de donateurs, qui est composée d’officiels du gouvernement des États-Unis, du Japon, du Danemark, de Suède, d’Afrique du Sud, d’Union européenne, de Banque africaine de développement et du Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, est actuellement en Zambie pour considérer des propositions pour le développement et la réduction de la pauvreté dans les zones hébergeant les réfugiés.

Maroc: « Le monde a plus que jamais besoin d’un renforcement
du système multilatéral »

Le premier ministre marocain, M. Abderrahmane Youssoufi, a indiqué le 19 mars à Marrakech que « le monde a plus que jamais besoin d’un renforcement du système multilatéral « avec » l’édification de règles internationales admises par tous ».

Dans son allocution à la 107e session de l’Union interparlementaire (UIP) qui se tient du 17 au 23 mars à Marrakech, M. Youssoufi a ajouté que le monde a également « besoin d’un regain de coopération et de solidarité internationales pour mieux faire reculer la pauvreté, les pandémies, la dégradation des éco-systèmes et les guerres ».

« L’Union interparlementaire, parce qu’elle incarne la voix des peuples, à vocation à participer à l’édification d’une société internationale plus harmonieuse, moins inégalitaire et plus solidaire », a-t-il dit.

Le plaidoyer du premier ministre marocain vient rappeler la dégradation des relations internationales et le développement de phénomènes nouveaux. « Tout se passe aujourd’hui comme si l’ordre international patiemment bâti au cours des cinquante dernières années et entretenu durant des décades par le relatif équilibre des superpuissances, laissait place à un monde imprévisible, dérègle et violent dans lequel les égoïsmes nationaux ou régionaux et l’unilatéralisme tendent à prévaloir sur la solidarité et la coopération internationales », a-t-il déploré.

Dans ce sens, il a rappelé les « événements dramatiques » du 11 septembre et « l’aggravation du conflit au Moyen-Orient » qui ont démontré « la fragile et la vulnérabilité de l’économie mondiale mais aussi la multiplicité des foyers de tension ».

M. Youssoufi a en outre plaidé pour « une mondialisation plus humaine, moins exclusive plus respectueuse de la pluralité des modes de vie et des cultures ».