ÉVENEMENTS

Les dirigeants de Chine et de l’île Maurice échangent des félicitations

Les dirigeants de Chine et de l’île Maurice ont échangé le 16 avril des messages de félicitations à l’occasion du 30e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

La Chine attache une grande importance au développement de ses relations d’amitié traditionnelles avec l’île Maurice, a affirmé Jiang Zemin, président chinois, dans son message à son homologue mauricien Karl Auguste Offman.

Depuis l’établissement des relations diplomatiques il y a 30 ans, les deux pays ont connu un grand développement dans leurs relations d’amitié qui jouissent d’une nouvelle vitalité ces dernières années grâce aux efforts de part et d’autre dans l’exploration de nouveaux domaines et moyens de coopération pour leurs intérêts communs, a ajouté Jiang.

Le président chinois a exprimé sa disponibilité à se joindre à la partie mauricienne pour la promotion des relations de coopération amicale dans divers domaines au profit des deux pays et peuples.

Pour sa part, le président mauricien a dit que durant les trois décennies écoulées, les deux pays ont constaté une coopération bilatérale fructueuse dans divers domaines et leurs relations d’amitié consolidées.

L’île Maurice se réjouit de voir que la Chine joue un rôle constructif dans la sauvegarde de la paix et de la sécurité mondiales et que la Chine est attachée au renforcement des relations avec les pays en développement, a indiqué le leader mauricien.

Le premier ministre chinois Zhu Rongji et le ministre chinois des Affaires étrangères Tang Jiaxuan ont envoyé aussi des message de félicitations à leurs homologues mauriciens pour la même circonstance.

La Tanzanie réaffirme son soutien à la politique d’une Chine

Le gouvernement tanzanien a réaffirmé son soutien à la politique d’une Chine du gouvernement chinois sur le problème de Taiwan, affirmant que la cause de réunification pacifique de la Chine sera réalisée, a affirmé le 14 avril un haut responsable tanzanien.

Le vice-ministre tanzanien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Abdulkarder Shareef a fait cette remarque lors de sa rencontre avec Chen Yunlin, directeur du Bureau des affaires de Taiwan du Conseil des affaires d’Etat, en visite en Tanzanie.

La Tanzanie estime que la réunification du continent chinois avec Taiwan profitera aux deux parties et contribuera à la sécurité régionale et mondiale, a affirmé Shareef.

Il a ajouté que son gouvernement ferait son mieux pour empêcher Taiwan d’adhérer à toute organisation internationale qui est ouverte seulement aux pays souverains.

Shareef a espéré que les relations amicales sino-tanzaniennes baisées sur la compréhension et le soutien mutuels seraient renforcées au nouveau siècle.

Chen Yunlin a souligné que le gouvernement et le peuple chinois seraient capables de résoudre le problème de Taiwan et qu’une telle tendance historique est irréversible.

Le président égyptien rencontre la ministre chinoise de l’Education

Le président égyptien Hosni Moubarak a rencontré le 14 avril la ministre chinoise de l’Education Chen Zhili.

Au cours de la rencontre, M. Moubarak a déclaré que les échanges dans le domaine de l’enseignement entre l’Egypte et la Chine ont joué un rôle positif dans le renforcement de l’amitié entre les deux pays.

De son côté, Mme Chen a présenté à M. Mougarak la réforme et le développement de l’enseignement de la Chine.

Chen est arrivée au Caire pour participer au sixième Forum sur l’enseignement entre les deux pays.

Le premier ministre égyptien Atef Obeid a également rencontré Mme Chen pour discuter des moyens de renforcer la coopération dans le domaine de l’enseignement entre les deux pays.

Mme Chen et le ministre égyptien de l’Enseignement supérieur et ministre d’Etat pour les recherches scientifiques Mufeed Shehab ont inauguré un laboratoire de langue que la Chine a fourni à la faculté de chinois du Collège des langues de l’Université Ein Shams.

Davantage d’Éthiopiens se rendent en Chine

L’ambassadeur de Chine en Éthiopie a délivré des visas d’affaires à quelque 500 Éthiopiens au cours de ces derniers mois pour visite ou commerce en Chine, a déclaré le 17 avril à Addis-Abeba un officiel de l’ambassade chinois.

Les relations commerciales entre les deux pays se renforceront davantage au cours de l’année 2002; le volume du commerce bilatéral se situait à quelque 80 millions de dollars en 2001.

Auparavant, l’ambassadeur de Chine en Éthiopie Ai Ping a déclaré que la coopération sino-éthioipienne s’est régulièrement renforcée après la visite du premier ministre éthiopien Meles Zenawi en Chine en 1995 et celle du président chinois Jiang Zemin en Éthiopie l’année suivante.

Les  projets de coopération économique chinois en Éthiopie sont centrés notamment sur le développement des infrastructures, la formation orientée, la production de l’énergie hydroélectrique et la gestion d’entreprises.

L’officiel de l’ambassade de Chine s’est déclaré convaincu que le Forum de coopération sino-africain, qui se tiendra dans le curant de l’année à Addis-Abéba, pourra donner une nouvelle impulsion au développement des relations entre la Chine et les pays africains.

Les échanges commerciaux de Chine avec ses principaux partenaires en Afrique

Voici les statistiques publiées par l’Administration générale des Douanes de Chine sur les échanges commerciaux de Chine avec ses principaux partenaires en Afrique durant les deux premiers mois de 2002 (valeur en million de dollars US et évolution en comparaison avec la même période de l’année dernière ».

Partenaire

Total

Evolution

Exportation

Evolution

Importation

Evolution

Afrique du Sud

321,096

11,0%

145,362

16,9%

175,733

6,5%

Soudan

166,945

3,8%

31,696

38,2%

135,249

-1,9%

Nigeria

170,257

61,2%

146,625

56,0%

23,632

102,7%

Egypte

138,098

41,5%

127,497

44,0%

10,601

17,7%

Maurice connaîtra une croissance de 4,6% en 2002

Le taux de croissance économique de Maurice pour 2002 pourrait s’élever à 4,5%, estime le Bureau central des Statistiques (BCS) de l’île Maurice.

Le BCS indique que dans la dernière édition des Économie & Social indicators rendue publique le 16 avril le taux prévue cette année est inférieur à celui de 2001 (5,8%), baisse attribuée en grande partie à une chute de la production sucrière suite au passage du cyclone Dina en janvier dernier.

Selon les données du BCS, le secteur de la construction va enregistrer une forte croissance de 8,5% en 2002 contre 1% en 2001, repli de l’investissement du secteur privé de 5,8% alors qu’il avait progressé de 1,1% l’année précédente.

Les premières estimations du BCS concernant les performances des divers secteurs de l’économie mauricienne pour cette année font voir que le secteur sucrier va enregistrer une production de 570 000 tonnes par rapport à 645 600 tonnes en 2001.

La réduction de la production est due aux dégâts causés par le cyclone Dina. La zone franche va croître au taux d’environ de 4%, soit le même qu’en 2001. Les recettes d’exportations dans ce secteur seront de l’ordre de 34,7 milliards de roupies (1 156 millions de dollars) contre 32,9 milliards en 2001.

Le secteur touristique pourrait également enregistrer un taux de croissance de 4% et réaliser des recettes de 20 milliards de rs (6 666 millions de dollars) contre 18,2 milliards en 2001.

Le secteur de l’intermédiation financière (banques, assurances...) connaîtra une croissance de 3,6% en 2001.

C’est la première fois depuis quelques années que la performance de ce secteur se situerait au-dessus de 10%.

Le montant des investissements pour 2002 se chiffrait à 31,5 milliards de rs, soit 22% du PIB. Les investissements du secteur public vont être de l’ordre de 10,6 milliards de rs.

Le BCS a revu à la hausse le taux de croissance économique en 2000 de 8,6% à 8,9%. Par contre, le taux de croissance pour 2001, estimé à 6,3% en septembre dernier, a été ramené à 5,8%, cela au vu de l’évolution défavorable de certains indicateurs: production sucrière réduite, exportations de la zone franche inférieures aux prévisions arrivées touristiques plus faibles que prévues, croissance plus lente du secteur de la construction.

Niger: l’élaboration d’une politique de sécurité alimentaire

L’Assemblée nationale du Niger a recommandé le 16 avril à Niyamey au gouvernement, l’élaboration d’une politique de sécurité alimentaire intégrant tous les aspects, notamment la production, l’accessibilité aux céréales et la gestion de crise alimentaire.

Cette exigence a été formulée suite à l’audition par les députés, des ministres des Secteurs ruraux et du Commerce au sujet de la situation alimentaire jugée « critique », cette année encore au Niger.

L’Assemblée a également recommandé au gouvernement de revoir les mécanismes d’évaluation de la campagne agricole et d’entreprendre le recensement agricole pour actualiser les données de base sur l’agriculture.

Elle lui a en outre demandé, entre autres, d’accélérer la reconstitution du stock national de sécurité et de prévoir dans l’immédiat, la vente à prix modérés des vivres, dans les zones à déficit structurel et dans les villages déficitaires à plus de 50% ainsi que la généralisation de ventes des céréales pendant la période de soudure.

L’Assemblée a par ailleurs lancé un appel solennel aux commerçants de céréales afin qu’ils mettent fin aux rétentions des produits céréaliers et ravitaillent normalement les marchés.

Elle a également indiqué que des exposés faits par les ministres, il ressort que la campagne agricole 2001 a enregistré un excédent céréalier prévisionnel de 297 500 tonnes.

Les universités est-africaines stimulent les échanges académiques

Le Conseil inter-universitaire d’Afrique orientale (IUCEA) prépare actuellement des mécanismes à long terme d’échanges d’étudiants et de transfert de crédits entre les universités du Kenya, d’Ouganda et de Tanzanie, a annoncé le 15 avril un officiel de l’IUCEA à Dar-es-Salam.

Le secrétaire général, le professeur Chancha-Nyaigotti Chacha, a déclaré aux médias locaux que selon ce programme, un nombre convenu et égal d’étudiants d’un État partenaire seraient autorisés à étudier dans une université d’un autre État partenaire d’Afrique de l’Est afin d’éviter le problème de manque de devises étrangères.

« Les échanges d’étudiants et le transfert de crédits à tous les niveaux seront traités par notre centre de transaction à l’IUCEA », a-t-il dit, ajoutant que les détails de ce programme seraient disponibles sous peu.

Il a révélé qu’actuellement l’IUCEA organisait des échanges d’étudiants entre l’Université de Dar-es-Salam (Tanzanie » et l’Université de Makerere (Ouganda).

Le secrétaire général a conclu en disant que l’IUCEA réfléchissait actuellement à l’établissement de réunions académiques régionales, qui pourraient être annulés ou semestrielles, portant sur les échanges multidisciplinaires.

Tanzanie: un programme de développement de l’éducation primaire

 Le gouvernement tanzanien a pris des mesures pour mettre en place des projets dans le cadre d’un programme de développement de l’éducation primaire, a déclaré Joseph Mungai, ministre tanzanien de l’Éducation et de la Culture.

Le nombre des enfants scolarisés en Tanzanie a déjà atteint 1,3 million. Ce chiffre inclut tous les enfants de sept ans et environ 400 000 enfants âgés de 8 à 10 ans, a précisé M. Mingai.

Le ministre a fait savoir à Dodoma (dans le centre du pays) que bien que quelque 6 000 enseignants soient engagés dans le cadre de ce programme éducatif, le recrutement d’enseignants continuerait pour réaliser l’objectif d’employer 9 100 professionnels dans ce secteur.

Le gouvernement tanzanien a déjà investi, en janvier dernier, 47 millions de dollars américains dans divers districts et communes pour financer la construction de 12 000 classes, dont les travaux devraient s’achever avant le 30 juin prochain, a-t-il dit.

Le Cameroun présentera son programme en faveur des enfants à l’ONU

Le gouvernement camerounais, en collaboration avec l’UNICEF au Cameroun, présentera son programme d’activité en faveur des enfants à l’Assemblée générale des Nations unies, prévue du 8 au 10 mai, à New York.

Selon les responsables du bureau de l’UNICEF à Yaoundé, ce programme baptisé « Dire oui pour les enfants » a déjà démarré depuis quelques temps. Il comprend une caravane des médias, une semaine en faveur des droits de l’enfant et une rencontre nationale avec des chefs traditionnels.

La campagne « Dire oui pour les enfants » a déjà recueilli à ce jour plus de 470 000 signatures sur le million escomptés par les organisateurs.

La presse camerounaise doit publier une série d’articles de fond sur les droits de l’enfant dans le cadre de la caravane des médias, tandis que la semaine en faveur des droits de l’enfant permettra de passer en revue la situation de l’enfant au Cameroun et de sensibiliser les groupes de jeunes en milieu scolaire.

Quant à la rencontre prévue avec les chefs traditionnels, représentant les dix provinces camerounaise, l’UNICEF souhaite impliquer l’autorité de proximité dans la promotion des droits et la mise en place des mécanismes d’expression des enfants.

Côte d’Ivoire: des chercheurs africains sur le riz primés

Trois groupes de chercheurs ouest-africains ont reçu des prix pour leurs travaux sur la recherche-développement sur le riz, à l’issue de la 2e réunion biennale de la Revue régionale de la recherche rizicole, organisée par le Réseau ouest et Centre africain du riz (Rocariz) et tenue du 9 au 12 avril au siège de l’Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l’Ouest (ADRAO) à Bouaké, au centre de la Côte d’Ivoire.

Lancé en 2000 et basé au siège de l’ADRAO, le Rocariz est un mécanisme de collaboration entre les chercheurs sur le riz opérant avec 7 groupes d’actions (sélection, riz de mangrove, gestion intégrée des prédateurs, gestion des cultures et des ressources naturelles, gestion des ressources naturelles dans le Sahel, économie et transfert de technologies). Il est financé par l’USAID.

Six pays ouest-africains décident de traquer les bateaux pirates

Six pays de l’Afrique de l’Ouest (Guinée-Bissao, Gambie, Cap-Vert-, Mauritanie, Sénégal et Guinée), regroupés dans la Commission sous-régionale des pêches maritimes ont décidé de traquer tous les bateaux pirates pêchant illégalement dans leur espace maritime.

Selon M. Naby Souleymane Bangoura, secrétaire permanent de la commission, 46 % des navires de pêche observés sur leurs eaux territoriales étaient en infraction en 2002.

Ces bateaux pirates font perdre beaucoup de ressources financières aux gouvernements de ces pays en provoquant.

Le président ivoirien parle des priorités pour l’Afrique de l’Ouest

À la veille du sommet du NEPAD (nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) qui a lieu du 15 au 17 avril à Dakar, le président ivoirien Laurent Gbagbo a donné une interview à l’Abidja, dans laquelle il a parlé notamment les priorités de l’Afrique de l’Ouest à donner dans le prochain dialogue avec le Groupe des 8.

M. Gbagbo a indiqué: « Il faut que les Africains, surtout  ceux de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) aient une vision claire, nette et précisé de leurs besoins. Il serait illusoire de penser que des gens vont venir de l’extérieur pour satisfaire tous les besoins. Nous devons définir des priorités fondamentales, des leviers essentiels, avant d’aller discuter avec eux ». Selon lui, dans le monde actuel, l’essentiel de l’économie échappé aux États pour aller aux prives, les gens ne font pas de la charité, ils font de l’investissement pour que l’argent qu’ils ont mis leur rapporte.

M. Gbagbo a indiqué que la priorité de son gouvernement était l’énergie. Il a laissé entendre qu’aujourd’hui, les deux grands producteurs du gaz en Afrique de l’Ouest sont le Nigeria et la Côte d’Ivoire. On a proposé la tenue d’une réunion pour décider de la transformation du gaie de façon massive en courant électrique et de la distribution de ce courant à travers tous les États de la CEDEAO. Pour lui, l’Afrique de l’Ouest doit mettre l’accent sur l’énergie et le transport (ferroviaire, maritime, lagunaire...).

À propos de la dette, M. Gbagbo a souligné qu’il réclamait toujours que la dette sera annulée, en estimant que la dette ne signifie pas grand’chose si on parle d’attirer des investissements. Une banque normale investit toujours sur celui qui est très endette auprès d’elle, pourvu qu’elle soit certaine que cet investissement est rentable et va lui permettre de recouvrer ce qu’il a déjà engagé, mais aussi de recouvrer des bénéfices. La dette est donc un problème relatif. Ce n’est pas le niveau d’endettement qui compte, c’est la rentabilité des projets à présenter.