ÉVÉNEMENTS

Le premier ministre marocain reçoit le ministre chinois de la Santé

Le premier ministre marocain, M. Abderrahmane Youssoufi a reçu à Rabat le ministre chinois de la Santé, M. Zhang Wenkang, qui effectue une visite du 15 au 21 mai au Maroc, à l’invitation de son homologue marocain, M. Thami El Khyari.

Au cours des entretiens qu’il a eus avec M. Zhang, M. Youssufi s’est félicité des bonnes relations entre le Maroc et la Chine dans tous les domaines depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1958, surtout dans le domaine de la santé.

« Un accord sur la santé est parmi les accords signés au cours de la récente visite en Chine de S. M. le roi Mohammed VI, ce qui témoigne de l’importance que nous accordons à ce secteur. La coopération entre nos deux pays est effective et constructive », a souligné le premier ministre marocain, ajoutant qu’il apprécie beaucoup les médecins chinois en mission au Maroc qui sont allés dans les coins reculés pour aider la population défavorisée.

Il a également salué la position de la Chine sur la scène internationale et notamment le rôle important que joue la Chine sur le Moyen-Orient et pour empêcher le peuple irakien de souffrir d’une nouvelle attaque.

Le premier ministre a réitéré la position du Maroc sur la question de Taïwan. « C’est l’occasion pour nous de réaffirmer notre appui à la Chine pour son combat pour une seule Chine et un seul pays », a-t-il souligné, précisant que Taïwan est une partie intégrante de la Chine.

Pour sa part, le ministre chinois a exprimé ses remerciements au premier ministre marocain pour le soutien du Maroc à la Chine lors de la récente assemblée de l’Organisation mondiale de santé.

« C’est dans l’esprit du Forum Chine-Afrique et dans le cadre de l’accord de coopération sino-marocain que nous nous efforçons d’élargir notre coopération dans le domaine de la santé, notamment dans la chirurgie, la brûlure et les plantes médicinales », a indiqué Zhang, qui est prêt également à échanger les expériences sur la réforme du système sanitaire, vu le gouvernement marocain entreprend une réforme dans ce domaine en proposant une loi sur le projet de l’assurance maladie obligatoire.

M. Zhang a également fait part au premier ministre du travail de la mission médicale chinoise au Maroc. Depuis 1975, près de 1 000 médecins chinois ont travaillé au Maroc. Ils ont soigné 4 millions de patients, 350 000 hospitalisés avec 180 000 opérations. Actuellement, ils sont au nombre d’une centaine dispersés dans une douzaine de provinces.

Qian Qichen rencontre un envoyé spécial du président malien

Le vice-premier ministre chinois Qian Qichen a rencontré le 17 mai à Beijing l’envoyé spécial du président malien Ousmane Issoufi Malga, qui est aussi ministre malien de la Jeunesse et des Sports.

Les peuples chinois et malien ont noué une amitié profonde et les rapports bilatéraux se développent toujours de manière saine et stable depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays il y a une quarantaine d’années, a indiqué M. Qian.

Le gouvernement chinois accorde une importance particulière à l’amitié traditionnelle et aux relations d’amitié et de coopération entre les deux pays, a-t-il poursuivi, tout en appréciant hautement la position d’« une seule Chine » du gouvernement malien.

La Chine est disposée, de concert avec la partie malienne, à porter à un nouveau palier les relations entre les deux pays, a-t-il noté.

De son côté, M. Maiga a indiqué que les relations entre le Mali et la Chine remontent loin dans l’histoire. Il a remercié à cette occasion le soutien politique et l’aide économique que la Chine accorde au Mali.

Un nouveau président malien sera bientôt élu et le gouvernement malien continuera à maintenir fermement la coopération amicale avec la Chine dans tous les domaines, a-t-il ajouté.

Chine/Gabon: remise d’un lot d’articles sportifs

L’ambassade de Chine au Gabon a remis le 19 mai à Libreville un lot d’articles sportifs au ministère gabonais de la Jeunesse et des Sports à la cérémonie de clôture des 27es Jeux scolaires et universitaires du Gabon.

Ceci pour soutenir les Jeux scolaires et universitaires du Gabon, et partant, renforcer davantage la coopération amicale sino-gabonaise en général et dans le domaine de la jeunesse et des sports en particulier, selon l’ambassadeur de Chine, M. Guo Tianmin.

L’ambassadeur chinois et le ministre gabonais de la Jeunesse et des Sports Alfred Mabika ont signé à cette occasion l’acte de remise de ce lot qui, d’une valeur totale de 15 millions de FCFA (près de 20 000 dollars US), comprend entre autres des bicyclettes, des ballons de football, des ballons de volley-ball, des ballons de handball, des tables de tennis de table, des tenues de football, des tenues des arts et martiaux chinois en soie, etc.

Le ministre gabonais a saisi cette occasion pour remercier le gouvernement chinois pour cette assistance au développement des sports gabonais, tout en souhaitant que les liens d’amitié et de coopération entre le Gabon et la Chine puissent se resserrer encore davantage dans les jours qui viennent.

La Chine fait don d’instruments météorologiques au Congo (Brazzaville)

Le Bureau d’Etat de la météorologie de Chine a fait don le 16 mai à Braszzaville d’un lot d’instruments météorologiques d’une valeur totale de 300 000 dollars au profit de l’Agence nationale civile (ANAC) du Congo.

Ce don est susceptible d’équiper cinq stations synoptiques. Il permettra à l’ANAC de pallier à la faiblesse de son réseau de stations d’observation météorologique, indispensable pour la protection aéronautique, la planification et la gestion du développement socio-économique, le suivi du climat et la surveillance de l’environnement.

Les instruments météorologiques ont été remis par l’ambassadeur chinois au Congo, Yuan Guohou, au ministre congolais des Transports, de l’Aviation civile, chargé de la marine marchande, Isidore Mvouba.

La Chine en lutte contre la désertification

La Chine, un des pays les plus touchés par la désertification, subit une perte économique qui atteint par an 54 milliards de yuans, a-t-on appris lors d’un colloque sur les eaux et la désertification, qui s’est tenu le 20 mai à Beijing.

De même source, la désertification frappe spécialement les régions du nord-ouest et du nord de Chine, dont la région autonome ouïgoure du Xinjiang, la Mongolie intérieure, le Qinghai et le Tibet.

Un bilan établi par télédétection montre que la détérioration des sols par les tempêtes de vent est passée de 660 000 km² à 870 000 km², en hausse de 32 %. Les terrains touchés par la désertification avance avec un rythme de 3 000 km² par an.

Les experts présent à la conférence ont noté que la désertification est due notamment à la sécheresse, à la pénurie de précipitations et au vents forts. L’utilisation irrationnelle des ressources du sol et des eaux ainsi que l’abattage abusif du bois portent également atteinte à la nature.

Les participants ont appelé, pour ce faire, à élaborer un projet systématique relatif au traitement et à la prévention des sables, de manière à maintenir une harmonie entre le développement économique et la nature.

Cameroun: réforme du secteur minier

Le gouvernement camerounais procède actuellement à l’élaboration de projets de réforme du secteur minier et du document de cartographie géologique grâce à un financement de l’Etat et de la Banque mondiale.

Les autorités portent une attention particulière sur l’élaboration des documents promotionnels concernant l’exploitation de la bauxite et du fer, dont les estimations font état respectivement d’un potentiel d’environ 1,5 milliard et 500 millions de tonnes, indique-t-on du ministère camerounais des Mines, de l’Eau et de l’Energie.

Les experts ont réalisé l’an dernier un inventaire du potentiel minier qui a permis de tirer au clair plus de 52 types de ressources minières au Cameroun, dont notamment l’or, le diamant, le saphir, le platine, le graphite, le titane, l’aluminium, le disthène, le rutile, le gaz naturel, l’uranium, le fer, le cobalt, le nickel, le plomb, le zinc, le cuivre et le manganèse.

Ce qui manque le plus au gouvernement pour exploiter ces richesses, c’est les moyens financiers, a noté le ministre camerounais Jacques-Yves Ndoe, qui a également précisé que sur un budget d’investissement de son ministère de 4 milliards de FCFA, le secteur géologique, minier et environnemental n’en a doit qu’à 285 millions, soit un pourcentage en terme relatif de 7,12%.

C’est pour cette raison que les autorités camerounaises font la réforme du secteur minier afin d’attirer davantage d’investissements étrangers, a-t-il conclu.

L’Afrique du Sud critique le protectionnisme commercial américain

Le gouvernement sud-africain a critiqué le 21 mai les Etats-Unis pour leur protectionnisme commercial et s’est engagé à œuvrer avec le Brésil, l’Australie et d’autres pays pour les ramener sur la bonne voie.

Le ministre du Commerce et de l’Industrie Alec Erwin a vivement critiqué le protectionnisme commercial américain, disant que ce n’est pas seulement mauvais pour le monde en développement, mais aussi pour l’économie mondiale.

« Nous allons le combattre. Nous allons faire pression sur les Etats-Unis pour réduire les subventions », a-t-il dit devant la presse dans la ville côtière sud-africaine du Cap.

En mars, les Etats-Unis ont imposé des tarifs de 8 à 30 % sur les importations d’acier pour une période de trois ans, amorçant des disputes violentes avec l’Union européenne et le Japon.

La semaine dernière, le président américain Bush a annoncé un accroissement de 67 % de subventions agricoles sur six ans.

Erwin a indiqué que ces mesures servaient à soutenir les producteurs peu efficaces et seront défiées au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Il a souligné que l’Afrique du Sud œuvrera avec le Brésil, l’Australie et d’autres pays exportateurs de céréales dans l’OMC pour amener les Etats-Unis à revenir sur leur décision.

Formation de conservateurs de musée africains

Une vingtaine de conservateurs de musée de l’Afrique de l’Ouest se trouvent depuis le 20 mai à Porto-Novo, capitale du Bénin, pour une formation sur la gestion des programmes éducatifs dans les musées.

Prévue pour durer dix semaines, cette session de formation, qui porte sur le thème: « Médiation: conception des programmes éducatifs dans les musées africains », permettre de donner aux participants les outils nécessaires pour drainer vers les musées un nombre important de visiteurs, surtout des scolaires.

Il est à cet effet indispensable, explique le directeur de l’Ecole du patrimoine africain (EPA) du Bénin, Alain Godonou, de doter ces lieux de savoir d’activités éducatives afin qu’ils deviennent des lieux d’objets culturels pour être de véritables centres de communication, d’éducation et de distraction.

L’Afrique subsaharienne détient le pire record d’enfants travailleurs

L’organisation internationale du travail (OIT), dont le siège est à Genève, a annoncé le 17 mai que l’Afrique subsaharienne détenait le pire record d’enfants travailleurs.

Selon un rapport de l’OIT, 29% des enfants âgés de 5 à 14 ans dans cette région doivent travailler pour gagner leur vie, l’Asie arrivant en deuxième position avec 19%.

L’une des raisons du taux élevé d’enfants travailleurs dans de nombreux pays africains, c’est que les enfants sont souvent considérés comme une ressource économique pouvant servir à soutenir financièrement la famille et la communauté locale.

Alice Ouedrago, directrice chargée du développement de la politique de l’OIT, pense qu’il existe aussi beaucoup de raisons sous-jacentes. En Afrique, le concept des enfants travailleurs n’est pas perçu de manière négative, a-t-elle ajouté.

Mme Ouesdrago a déclaré que dans certaines familles africaines, les gens faisaient des enfants en vue d’avoir la main-d’œuvre nécessaire pour les aider.

Le gouvernement sud-africain s’engage à éradiquer la pauvreté et le sida

Le gouvernement sud-africain fera tous ses efforts pour améliorer le niveau de vie de son peuple et se consacrera à l’éradication de la pauvreté et du sida, a affirmé le 17 mai le vice-président Jacob Zuma.

Il a tenu ces propos lors d’une cérémonie marquant l’extension du Centre Afrique près de Mtubatuba, dans la province de Kwa Zulu-Natal, à quelque 500 km au sud-est de Pretoria.

« Nous sommes convaincus que ce centre deviendra un modèle international pour les interventions faites par le gouvernement et d’autres agences dans ces secteurs », a affirmé Zuma lors d’un rassemblement de dignitaires.

Le centre, un institut de recherche scientifique dédié au développement de la santé et de la population, se trouve dans le district de Mkhanyakude – une zone gravement affectée par le sida.

La recherche du centre jouera un grand rôle pour aider à développer un vaccin antisida, a fait remarquer Zuma.

Le vice-président a remercié Welcome Trust et d’autres agences donatrices pour l’octroi de trois millions de rands (quelque 300 000 dollars US) au Centre Afrique.

Algérie: 306 millions de dollars consacrés au développement du secteur des P et T

Le gouvernement algérien va consacrer 306 millions de dollars au développement du secteur des P et T, d’après la source du ministère algérien des P et T.

Ce montant, qui fait partie des 7 milliards de dollars mobilisés dans le cadre du Plan triennal de relance économique (2001-2004), sera destiné notamment au développement des infrastructures de ce secteur.

Ainsi, 130 millions de dollars seront-ils affectés à la mise en place d’équipements de télécommunications de pointe dans la nouvelle ville de Sidi Abdallah, située dans la banlieue ouest d’Alger et qui sera un important parc technologique du pays. L’objectif consiste à inciter des entreprises étrangères à s’installer sur ce site.

D’autre part, 93 millions de dollars seront consacrés au développement du réseau téléphonique rural, tandis que 83 millions de dollars serviront à améliorer et à étendre les services postaux dans le pays.

L’Afrique du Sud compte sur les entreprises d’Etat

Les entreprises d’Etat de l’Afrique du Sud doivent jouer un rôle dans le développement économique du pays, a indiqué le 16 mai un haut officiel du gouvernement.

Le ministre sud-africain des Entreprises publiques, Jeff Radebe, a déclaré lors du vote au Cap que « cela signifie que leurs perspective et mission, leurs structure, efficacité et performances doivent être adaptés pour le bien-être économique du pays ».

Il a expliqué que les entreprises d’Etat doivent promouvoir une ‘bonne administration, une gestion financière saine et une probité morale.

Tout en soulignant que les entreprises d’Etat doivent penser aux besoins du public et assurer des services de qualité, M. Radebe a précisé que le gouvernement voulait restructurer ces entreprises afin de promouvoir leur contribution positive à l’économie du pays et leur compétitivité globale.

« Nous reconnaissons par ailleurs que de grandes entreprises d’Etat stratégique telles que Transnet, Eskom, Telkom et Denel jouent un rôle important dans les relations internationales et dans la politique extérieure de notre pays », a-t-il ajouté.

Entre l’année 1997 et la fin de mars 2001, le gouvernement sud-africain ont pris quelque 18 initiatives pour la réforme des entreprises d’Etat, dont la vente de parts de marché minoritaire à de petites entreprises et à des groupes économiques noirs.

Afrique de l’Ouest/Médias: vers la mise en place d’une structure d’autorégulation

Réunis en colloque du 14 au 16 mai à Ouagadougou, une cinquantaine de journalistes venus du Burkina, du Niger, du Bénin et de la Côte d’Ivoire ont recommandé l’adoption par l’ensemble des professionnels de la presse nationale d’un « code consensuel de déontologie et de bonne conduite ».

Outre les journalistes, ils ont également formulé le vœu de voir associer à l’institution d’autorégulation à naître, des partenaires de la société civile. En attendant la mise en place de la structure d’autorégulation, les journalistes ont recommandé l’institution d’une carte professionnelle délivrée par une commission paritaire ainsi que l’adoption d’une convention collective des journalistes nationaux.

A l’ouverture du colloque, le président de la section burkinabé de l’Union internationale de la presse francophone (UPF), Edouard Ouédraogo avait formulé le vœu que le délit de presse soit dépénalisé.

Justifiant la nécessité de cette dépénalisation des délits de presse, le directeur du quotidien privé L’Observateur Paalga a fait observer que le délit de presse n’est rien d’autre qu’un délit d’opinion que bon nombre d’Etats ne punissent plus par respect de la charte internationale des droits de l’homme conférant à chaque citoyen un droit d’opinion.

Le colloque de Ouagadougou a regroupé en plus des organes de presse du privé et du public du Burkina, des représentants des structures d’autorégulation du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Niger. Il a été organisé par l’Union internationale de la presse francophone en collaboration avec l’Agence intergouvernementale de la francophonie.