ÉVÉNEMENTS

Jiang Zemin rencontre le premier ministre mauricien

Le président chinois Jiang Zemin a rencontré le 2 juillet à Beijing le premier ministre mauricien, Anerood Jugnauth, en visite en Chine.

Jiang Zemin a apprécié à cette occasion les contributions apportées par le premier ministre Anerood Jugnauth au développement des relations sino-mauriciennes. Il a souligné que la présente visite en Chine de A. Jugnauth à l’occasion du 30e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques sino-mauriciennes, resserra les relations de coopération amicale entre la Chine et l’île Maurice.

Bien que la Chine et l’île Maurice soient séparées par une longue distance géographique et qu’elles aient des régimes sociaux et des situations différents, a dit le président chinois, les deux parties ont maintenu des liens amicaux, se respectent mutuellement et se traitent sur un pied d’égalité.

Jiang a fait remarquer que grâce à la multiplication des visites des dirigeants de haut rang et des contacts du personnel dans divers domaines, la coopération commerciale, économique et culturelle entre les deux pays est couronnée de succès, de plus, les consultations dans les affaires internationales ont été renforcées et les relations bilatérales se développent de façon stable.

Jiang a indiqué que la Chine veut diversifier avec l’île Maurice les domaines de coopération.

Il a dit que le gouvernement encourageait toujours les Chinois et les ressortissants chinois à observer les lois locales, les us et coutumes et à participer activement au développement économique local.

De son côté, A. Jugnauth a fait remarquer qu’il avait eu le jour d’avant un entretien couronné de succès avec le premier ministre Zhu Rongji et qu’il avait échangé avec lui des vues sur le développement futur des relations bilatérales.

Durant sa visite en Chine, l’île Maurice et la Chine ont signé trois accords de coopération et tenu la réunion de la commission mixte économique et commerciale entre les deux pays. Il a qualifié sa présente visite en Chine de très réussie, et dit que cette visite fera progresser le développement des relations bilatérales.

M. Jugnauth a exprimé sa grande satisfaction pour la consolidation des relations. Il a dit que depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux parties, la Chine avait fourni des aides sincères à l’île Maurice qui y ont permis le développement économique. Cette dernière a exprimé ses profonds remerciements, a-t-il en ajoutant que les deux parties ont mené une très bonne coopération économique, technique et culturelle.

Il a indiqué que son pays renforcerait les échanges économiques et ferait avancer le développement des relations bilatérales.

M. Jugnauth a félicité la Chine pour son développement social et économique et son entrée dans l’Organisation mondiale du commerce.

Hu Jintao s’entretient avec son homologue nigérian

Le vice-président chinois Hu Jintao et son homologue nigérian Atiku Abubakar ont souhaité porter à un nouveau pallier les relations coopératives soutenues à long terme entre les deux pays.

Cette remarque a été faite lors de leur entretien, tenu le 2 juillet à Beijing.

Hu a dit que depuis l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Nigeria, les relations bilatérales ont fait des progrès sains et stables. Les deux pays ont mené la coopération dans divers domaines et se sont soutenus l’un et l’autre dans les affaires internationales.

Hu a souligné que le président chinois Jiang Zemin et son homologue nigérian Olusegun Obsanjo ont échangé des visites au cours de l’année passée et qu’ils ont abouti au consensus sur une série d’importants problèmes, donnant la bonne direction au développement des relations bilatérales.

Hu a aussi apprécié hautement le commerce bilatéral et la coopération économique entre les deux pays.

Il a dit que le commerce bilatéral a connu un développement stable au cours des récentes années et que le Nigeria est déjà devenu un des plus importants partenaires commerciaux de la Chine en Afrique. Hu a souligné que la Chine souhaite travailler avec le Nigeria pour mettre en pleine valeur les potentialités dans ce domaine.

La partie chinoise remercie la partie nigériane pour son soutien apporté sur la politique d’« une seule Chine » et sur le problème des droits de l’homme, a dit Hu tout en ajoutant que le Chine apprécie les succès obtenus par le gouvernement nigérian dans le maintien de la stabilité nationale, dans l’union nationale et dans son développement économique ainsi que son rôle vital dans les affaires internationales et régionales.

Hu a souligné que la Chine continuera, comme toujours, à promouvoir les relations amicales et coopératives avec l’Afrique et travaillera avec les pays africains pour l’établissement d’un nouvel ordre international économique et politique juste et rationnel.

Atiku a dit que le Nigeria attache de l’importance à ses relations amicales avec la Chine qui se trouvent actuellement dans un excellent état dont la partie nigériane est satisfaite.

Le Nigeria s’intéresse au processus de la réforme, de l’ouverture et de l’édification économique de Chine, a dit Atiku qui a aussi apprécié les succès obtenus par la Chine.

Il a souhaité renforcer les échanges et la coopération avec la Chine dans divers domaines. Le Nigeria continuera à soutenir la politique d’« une seule Chine », a-t-il poursuivi.

Après l’entretien, les deux vice-présidents ont participé à la cérémonie de signature de quatre documents.

Le 3, le président Jiang Zemin a rencontré le vice-président nigérian. A cette occasion, il a apprécié une longue amitié stable depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays il y a 31 ans. Il a souligné que la Chine et le Nigeria ont obtenu des succès remarquables dans les domaines de la politique, de la coopération commerciale et économique, de la culture, de l’éducation et de la médecine, et les relations bilatérales ont connu un développement accéléré.

Il a hautement fait l’éloge des succès obtenus par le Nigeria dans le maintien de la stabilité nationale et dans son développement économique ainsi que dans son rôle joué dans la sauvegarde de la paix et de la stabilité régionale et dans l’accélération de l’intégration politique et économique de l’Afrique.

Le Nigeria espère davantage d’investissements chinois dans son pays

Le vice-président nigérian Atiku Abubakar, en visite en Chine, a apprécié le 3 juillet à Beijing davantage d’entreprises chinoises à investir directement ou à établir des joint-ventures dans son pays.

Atiku a fait ces remarques lorsqu’il s’est adressé au forum des affaires organisé par le Conseil chinois pour le développement du commerce international (CCDCI)

Il a indiqué qu’en 1995, la Chine avait mis en place un centre de l’investissement et de la promotion du commerce au Nigeria. Ces dernières années, a-t-il dit, le niveau des exportations du Nigeria vers la Chine a connu une rapide croissance bien que la balance du commerce continue à être en faveur de la Chine.

Selon un officiel du CCDCI, le Nigeria est le troisième grand partenaire commercial de Chine en Afrique et le volume du commerce entre les deux pays s’est élevé à 1,1 milliard de dollars américains l’année passée.

Atiku a souligné que le commerce bilatéral était relativement petit en termes de leurs marchés et de leurs énormes potentiels.

Il a laissé entendre que le Nigeria et la Chine avaient signé une série d’accords sur la coopération bilatérale tels que les accords sur le pétrole, la promotion réciproque et la protection de l’investissement, la coopération économique et technique et la prévention des doubles impositions.

« Ces accords, sauf celui sur la protection des investissements chinois au Nigeria, porteront à un nouveau palier la collaboration et la coopération entre le Nigeria et la Chine », a fait remarquer Atiku Abubakar.

Il a souligné que le Nigeria a amélioré son environnement d’investissement en rénovant les installations d’infrastructure et en éliminant le bureaucratisme pour réduire le coût de revient au Nigeria.

« Le Nigeria renferme de riches ressources naturelles, d’abondants minerais dont du pétrole brut et des réserves gazières », a-t-il ajouté.

« Le Nigeria compte une main-d’œuvre bien formée et bon marché, une grande population et un bon marché intérieur », a-t-il continué avant d’ajouter que cela a créé des bonnes conditions à l’investissement étranger.

Les industriels nigérians qui accompagnent Atiku dans sa visite d’État de six jours en Chine, auront des entretiens avec leurs homologues chinois.

Une délégation chinoise visite Madagascar

Une délégation chinoise de haut rang conduite par le vice-ministre des Affaires étrangères Yang Wenchang est arrivée le 19 juillet à Antananarivo pour une visite de travail de deux jours à Madagascar.

La Chine est l’un des premiers pays à reconnaître le régime Ravalomanana qui avait été officiellement investi le 6 mai dans les fonctions de président de la République de Madagascar.

Depuis l’établissement de relations diplomatiques il y a 30 ans entre les deux pays, la coopération sino-malgache a porté des fruits dans divers secteurs et la visite de la délégation ne manquera pas de contribuer à resserrer les liens entre les deux  Etats.

Durant sa visite, la délégation chinoise a été reçue par le président malgache Marc Ravalomanana et le premier ministre Jacques Sylla.

« Le nouveau gouvernement malgache travaillera au renforcement du partenariat avec la Chine et adoptera la politique d’une seule Chine », a affirmé le président malgache lors de son entrevue avec M. Yang Wenchang. Il a souligné que l’amitié liant les peuples malgache et chinois remonte loin dans l’histoire et que les relations de coopération entre les deux pays se sont développées à souhait. Il a exprimé ses remerciements pour les aides que la Chine avait apportées à Madagascar.

L’essor économique réalisé en Chine force l’admiration du gouvernement et du peuple malgaches, a précisé le président malgache qui s’est déclaré disposé à développer et à renforcer la coopération avec la Chine dans les secteurs agricole, économique et culturel.

De son côté, le vice-ministre chinois a fait remarquer que la coopération sino-malgache était fructueuse dans ces domaines depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays il y a 30 ans.

Evoquant la situation intérieure à Madagascar, le vice-ministre Yang a affirmé que la Chine qui poursuit une politique de non-intervention dans les affaires intérieures d’autrui, suivait de près l’évolution de la situation à Madagascar et respecte le choix du peuple malgache.

Le gouvernement chinois, a-t-il poursuivi, se réjouit des progrès enregistrés par Madagascar sous la direction du gouvernement de Ravalomanana, dans les efforts en vue de la réconciliation nationale, du maintien de la paix et de la stabilité. Il s’est déclaré convaincu que le peuple malgache pourra réaliser dans les meilleurs délais la stabilité sociale et le redressement de l’économie nationale.

Egypte: renforcer sa coopération avec la Chine

L’Egypte souhaite promouvoir sa coopération avec la Chine dans le secteur de la haute technologie, a affirmé le vice-premier ministre égyptien Youssef Wali, qui a reçu le 15 juillet une délégation chinoise dirigée par Yu Youjun, maire de la ville chinoise de Shenzhen.

Lors de sa visite en Chine en janvier dernier, le président Hosni Moubarak avait rendu visite dans des entreprises de haute technologie à Shenzhen, ce qui montre que l’Egypte, attiré par le rapide développement de la haute technologie en Chine, envisage de promouvoir sa coopération avec la Chine dans ce domaine, a expliqué M. Wali, lors de sa rencontre avec M. Yu Youjun.

Il a également présenté le développement de l’Egypte dans les secteurs de l’agriculture et des télécommunications.

De son côté, M. Yu a exprimé la volonté de la mairie de Shenzhen de partager ses expériences avec l’Egypte dans le développement économique, notamment dans le secteur de la haute technologie.

La délégation chinoise regroupant des patrons d’entreprises doivent entamer des discussions avec de hauts responsables égyptiens sur différents projets spécifiques de coopération.

L’économie africaine a réalisé une croissance de 4,3%

L’économie africaine a connu un taux de croissance plus élevé que toute autre région en développement en 2001, grâce à l’amélioration de la gestion macro-économique, à l’augmentation de la production agricole, ainsi qu’à la cessation des conflits dans plusieurs pays, indique un rapport publié le 17 juillet par une agence de l’ONU à Addis-Abéba.

La croissance globale du produit intérieur brut (PIB) en Afrique doit avoir augmenté de 3,5% en 2000 à 4,3% en 2001, indique le document, intitulé « Rapport sur l’économie africaine 2002: observation des performances et des progrès », et rendu par la Commission économique pour l’Afrique.

Le nombre des pays africains enregistrant une croissance économique de plus de 3% est passé de 26 en 2000 à 37 en 2001, précise le rapport, ajoutant que trois autres pays pourraient franchir le seuil de 3% en 2002.

Les exportations africaines vers les Etats-Unis ont progressé de 1,5 milliards de dollars par mois en 1999 à 2,3 milliards de dollars en 2000. Elles ont été notamment poussées par la Loi américaine sur la croissance et l’opportunité pour l’Afrique, en vigueur depuis janvier 2001.

La performance de l’économie africaine en 2001 est aussi marquée par les afflux de capitaux privés entre 2000 et 2001. Les investissements extérieurs en Afrique du Sud, en Algérie, en Egypte, au Maroc et en Tunisie se sont élevés de 4,9 à 9,5 milliards de dollars.

Cependant, le document indique que la croissance économique en Afrique reste toutefois fragile, et qu’avec un tel taux de croissance, le continent ne pourra pas réaliser les objectifs de développement du Millénaire, notamment la réduction de la pauvreté par moitié d’ici 2015.

Gabon: premier exportateur de grumes d’Afrique

Avec 59 essences de bois divers exportées, le Gabon devient le premier exportateur de grumes d’Afrique, mais aussi un champion des exportations de bois divers.

C’est ce que rapporte la périodique La Lettre de l’ATIBT (Association Technique internationale des Bois Tropicaux) dans son dernier numéro.

Selon cette périodique, l’an dernier, le Gabon a exporté en tout 2 313 988 m³ de grumes (toutes essences confondues), soit une chute de 10 % en comparaison avec 2000. Au niveau des pays acheteurs des grumes gabonaises, la Chine reste le numéro un, avec pratiquement le même volume importé, environ un million de m³. Toutefois, il semble que les bois divers prennent petit à petit un peu de volume par rapport à l’Okoume (la plus importante essence du bois gabonais, fortement appréciée sur le marché mondial). La France reste stable en Okoume mais triple pratiquement son volume en bois divers.

La politique forestière gabonaise porte ses fruits puisqu’une troisième concession a déposé avec succès son plan d’aménagement, ce qui porte les surfaces aménagées à près de 1,5 million d’hectares. On peut espérer que cette surface doublera fin 2002 et ripera en 2003, fait savoir la périodique.

A noter que la superficie totale forestière du Gabon s’élève à 22 millions d’ha, et que ses réserves de grumes, estimées à 400 millions de m³, occupent la 3e place en Afrique, immédiatement après la République démocratique du Congo et le Cameroun.

La Tanzanie lève des fonds pour soutenir les élèves orphelins

Le gouvernement tanzanien a débloqué 1,5 milliard de shillings (environ 1,57 million de dollars US) dans le cadre de cette année budgétaire pour aider les élèves des écoles secondaires du gouvernement orphelins ou originaires de familles pauvres.

Le vice-ministre de l’Education et de la Culture, Buliku Sakila a affirmé le 18 juillet devant l’Assemblée nationale que les conseils de district qui n’avaient pas établi le fonds d’éducation avaient reçu l’ordre de le faire pour s’assurer que les élèves n’interrompent pas leurs études.

M. Sakila a dit que les gouvernements au niveau des villages, des sections électorales et des départements avaient les moyens d’identifier les parents n’étant pas en mesure de payer des frais de scolarité et doivent transmettre leurs cas aux conseils de district.

En tout 1 003 écoles secondaires ont été répertoriées en mai dernier, dont 507 non-gouvernementales et les autres construites par le gouvernement. On comptait seulement 918 écoles secondaires en mai 2001.

Pays parmi les moins développés, la Tanzanie compte un illettré sur dix habitants.

Guinée: financement de 265 millions de dollars pour le programme de la santé

La Guinée a décidé de financer le programme quinquennal 2002-2006 du plan national de développement sanitaire (PNDS) pour un montant de près de 265 millions de dollars.

Le financement sera assuré par quatre sources: l’Etat guinéen à hauteur de plus de 130 millions de dollars, l’aide extérieur pour 117 millions, les usagers et assurances pour 15 millions et les collectivités à hauteur de plus de 1,557 million.

Le ministère guinéen de la Santé publique a lancé depuis le début de l’année un appel à tous les acteurs de la santé pour qu’ils contribuent positivement au financement de ces activités.

Côte d’Ivoire: le revenu des producteurs du cacao en hausse de 31 %

Le revenu moyen global distribue aux producteurs ivoiriens du cacao s’est élevé à 671 milliards de FCFA (un dollar = 722 FCFA) jusqu’au 30 juin pour la campagne 2001-2002 qui n’est pas encore terminée, soit une hausse de 31% par rapport à la campagne précédente.

Ce chiffre pourrait atteindre 730 milliards de FCFA d’ici la fin de la campagne.

Un mécanisme d’appoint qui permet d’assurer la commercialisation et contribue à l’instauration d’un dispositif de sécurisation du prix minimum d’achat au producteur a été élaboré, a-t-il ajouté.

Le prix minimum d’achat du cacao bord champ qui était pour la période de janvier à juin dernier de 475 FCFA vient de passer à 600 FCFA pour la période de juillet à septembre 2002.

La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao, avec pus de 40% du marché mondial et quelque 820 000 plantations.

Le gouvernement zimbabwéen appelle à renforcer le secteur productif

L’Alliance nationale pour une bonne gouvernance (ANBG) d’opposition au Zimbabwe a demandé le 14 juillet au gouvernement d’adopter une politique générale sur le renforcement du secteur productif.

Selon elle, la situation des devises étrangères du pays ne peut être améliorée que par l’élargissement de la production à vocation exportatrice et le renforcement de la compétitivité des produits zimbabwéens face aux produits importés, en particulier au niveau du marché intérieur.

« Il est impossible d’éradiquer le marché parallèle sans améliorer le revenu en devises étrangères. Le gouvernement doit savoir qu’aucune compagnie privée ne souhaite obtenir illégalement des devises étrangères au marché noir pour un prix exorbitant, au lieu de se les procurer légalement à un prix raisonnable après d’une banque », a indiqué l’ANBG dans une déclaration.

Les banques zimbabwéennes font face maintenant à une crique de devises étrangères, tandis que fleurit un marché parallèle aux taux de change exorbitants. La semaine dernière, la Banque de réserve du Zimbabwe a lancé des opérations contre les transactions illégales.

« Une meilleure productivité devra s’appuyer sur les petites et moyennes entreprises ainsi que sur le secteur économique informel », a noté l’ANBG.