ÉVÉNEMENTS

La Chine soutient les pays africains dans leur développement

La Chine a exprimé le 16 son soutien aux pays africains dans leurs courageux efforts pour atteindre tous les objectifs du « Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique » (NEPAD).

Le ministre chinois des Affaires étrangères Tang Jiaxuan a déclaré à la session de l’Assemblée générale de l’ONU: « Nous soutenons les pays africains dans leurs courageux efforts pour atteindre tous les objectifs du NEPAD et ce à la lumière de leurs besoins et des conditions actuelles pour assurer la renaissance de l’Afrique. »

En juillet, le premier sommet de l’Union africaine a décidé d’incorporer le NNEPAD dans son infrastructure, faisant de celui-ci un document important dans le processus du développement africain et apportant un engagement institutionnel quant à l’application graduelle du NEPAD, a ajouté le ministre chinois.

« La Chine a depuis toujours de bonnes relations de coopération avec les pays africains et suit de près les progrès de l’Afrique », a-t-il dit. « Renforcer la coopération avec les pays africains pour un développement commun constitue une composante importante de la politique étrangère de la Chine. »

« Nous avons déjà annulé 10 milliards de yuans de dette de pays africains comme nous l’avions promis », a-t-il indiqué et d’ajouter que « le suivi d’actions dans la coopération technique et économique ainsi dans beaucoup d’autres domaines fait également des progrès. »

« Le Forum sur la coopération Chine-Afrique et le NEPAD partagent le même objectif de promouvoir la coopération et le développement commun », a-t-il affirmé. « Nous sommes convaincus que la mise en œuvre active d’activités suivies par la Chine et l’Afrique va aider le processus du développement africain et du NEPAD

La Chine accorde une grande importance à ses relations avec les pays africains

Les relations sino-africaines occupent une place importante dans la politique extérieure de la Chine, et le gouvernement chinois attache une grande importance au développement des relations avec les pays africains, a déclaré le 15 septembre le ministre chinois des Affaires étrangères, Tang Jiaxuan.

Tang, qui se trouve à New York pour participer à la 57e session de l’Assemblée générale de l’ONU, a fait ces remarques lors d’une rencontre avec ses homologues des pays africains.

Le développement du monde est hors de question sans le développement de l’Afrique, et la communauté internationale ne doit pas réduire son attention sur la question du développement alors qu’elle engage une guerre contre le terrorisme, a souligné Tang.

La communauté internationale doit attacher une grande importance à l’impact négatif de la mondialisation sur l’Afrique et être sincère dans l’octroi de l’aide aux pays africains, sans fins politiques et sans conditions, a-t-il ajouté.

Le ministre chinois a fait savoir qu’il devrait intervenir dans un débat de l’ONU pour soutenir le « Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique », en se joignant aux pays africains pour lancer les appels raisonnables.

Etaient présents à cette rencontre les ministres des Affaires étrangères d’Afrique du Sud, du Cameroun, du Ghana, de Guinée, d’île Maurice, de Mauritanie, de Namibie, de Sierra Leone et du Soudan, ainsi que le secrétaire général de l’Union Africaine, Amara Essay.

La ministre sud-africaine des AE, Nkosazana Dlamini-Zuma, a hautement apprécié les relations entre l’Afrique et la Chine.

De nombreux ministres africains des AE ont fait l’éloge de la Chine pour attacher toujours une grande importance au continent africain, tout en relevant que l’Afrique et la Chine partageaient de nombreux intérêts communs.

La coopération africaino-chinoise aurait une perspective plus brillante, ont estimé les ministres africains, ajoutant que le développement de l’Afrique dépendait des efforts déployés par les pays africains eux mêmes, mais nécessitait aussi le soutien de ses partenaires de coopération à long terme tels que la Chine.

Les ministres africains ont par ailleurs souhaité un grand succès au Forum de coopération sino-africain et un renforcement de la coopération entre les pays africains et la Chine au sein de l’ONU et sur d’autres scènes internationales.

Maurice réaffirme sa politique d’« une seule Chine »

Le premier ministre mauricien par intérim et ministre des Finances, Paul Berenger, a réaffirmé le 13 septembre à Port-Louis, capitale mauricienne, la politique d’« une seule Chine » de son pays.

M. Berenger a souligné cette politique lors de la cérémonie d’ouverture de la 2e Conférence chinoise mondiale. « Maurice a une politique d’« une seule Chine ». La Chine est déjà une grande puissance économique, culturelle et diplomatique... Nous souhaitons voir la réunification de la Chine, réalisée pacifiquement et par un dialogue », a-t-il indiqué.

Maurice attache une très grande importance aux relations avec les pays dont la Chine, a dit M. Berenger, en soulignant que les Chinois à Maurice, bien qu’ils ne représentent qu’environ 3% de la population totale mauricienne, ont apporté une grande contribution au développement et au progrès économiques de Maurice.

La 2e Conférence chinoise mondiale s’est ouverte le 13 septembre à l’Université de Maurice à Port-Louis, avec la participation de plus de 500 personnes venues du continent de la Chine et de 22 autres pays ou régions de cinq continents du monde. La conférence a abordé, au cours de trois jours de travaux, les sujets des échanges et coopération économiques, de l’éducation en chinois ainsi que de la réunification pacifique de la Chine.

Un artiste égyptien nommé « Messager de l’amitié » en Chine

Un artiste égyptien de renom s’est vu octroyer le titre de « Messager de l’amitié » le 4 septembre à Beijing pour ses efforts en faveur de la promotion de l’amitié entre les peuples chinois et égyptien.

Cet artiste, Heba Enayaf, a étudié les beaux-arts en Chine de 1956 à 1961, de même que son épouse Tomader Torky. Tous les deux faisaient partie du premier groupe d’étudiants égyptiens envoyés en Chine, après que les deux pays aient établi des relations diplomatiques.

Depuis 1989, Heba Enayaf a six fois visité la Chine, favorisant l’établissement des relations formelles entre le Comité égyptien pour la solidarité et l’Association du peuple chinois pour l’amitié avec l’étranger (APCAE).

Au cours de ces 40 dernières années et plus, Enayaf a suivi de près le développement de la Chine et fait connaître la Chine à ses compatriotes égyptiens, à travers des articles et des expositions photographiques.

« La Chine est un deuxième pays natal pour moi. Si on pouvait avoir deux patries, je choisirais l’Egypte et la Chine », a dit M. Enayaf.

Chen Haosu, président de l’APCAE qui a conféré ce titre à l’artiste, a dit que M. Enayaf est le premier Arabe à recevoir ce titre et à en être digne. Magdy Mer, chargé d’affaires d’Egypte en Chine, a indiqué à cette occasion que ce titre d’honneur reflète la profonde amitié entre l’Egypte et la Chine, en ajoutant qu’une semaine de la culture chinoise aura lieu au Caire le mois prochain.

Toutes ces manifestations montrent le développement rapide des relations entre les deux pays dans le domaine culturel ainsi que dans d’autres secteurs, a-t-il ajouté.

L’Afrique connaît une forte croissance d’investissements étrangers

L’Afrique a connue une forte croissance d’investissements étrangers directs (IED) en 2001, passant de 9 milliards en 2000 à 17 milliards de dollars, selon le Rapport sur l’investissement dans le monde 2002, publié le 17 septembre par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Les flux d’IED à destination de l’Afrique du Nord ont enregistré une augmentation record de 83%, pour atteindre 5,3 milliards de dollars. Néanmoins, le Maroc a été le principal destinataire d’investissements étrangers. Les entrées d’IED au Maroc sont passées de 200 millions de dollars en 2000 à près de 2,3 milliards de dollars en 2002, essentiellement du fait de la vente à Vivendi Universal (France) d’une participation de 35% dans Maroc-Telecom.

En Afrique sub-saharienne, les apports ont dépassé les 10 milliards de dollars pour la première fois, s’établissant à 11,8 milliards de dollars en 2001. Ce résultat s’explique en grande partie par l’opération qui a consisté à dénouer les participations croisées entre les sociétés sud-africaines Anglo Americain et de Beers, cotées à la Bourse de Londres. Deux pays producteurs pétrole, l’Angola et le Nigeria, arrivent en seconde position derrière l’Afrique du Sud en montant absolu. Le groupe suivant, celui des bénéficiaires qui reçoivent plus de 200 millions de dollars, emmenés par la Côte d’Ivoire (257 millions de dollars), comprend trois pays moins avancés (PMA). Mozambique, Ouganda et Tanzanie.

En 2001, les entrées d’IED dans les 34 PMA africains ont augmenté de quelque 600 millions de dollars (soit 16%) pour atteindre près de 4,2 milliards de dollars. Cette augmentation s’est concentrée dans trois pays, à savoir l’Angola, le Soudan et le Mozambique. L’Angola est le pays qui a connu la plus forte progression, une augmentation de 240 millions de dollars pour atteindre plus de 1,1 milliard de dollars, ce qui lui a permis de rester le premier bénéficiaire d’IED parmi les PMA africains.

La plupart des flux d’IED destinés à l’Afrique proviennent d’un petit nombre de pays, surtout les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne. Pendant la période 1996-2000, les Etats-Unis ont représenté à eux seuls plus de 37% des flux totaux provenant des pays développés, la France 18% et la Grande-Bretagne 13%. L’Allemagne et le Portugal les suivent à quelques longueurs, tandis que le Japon, très actif dans les années 1980, a relativement peu investi en Afrique depuis le début des années 90.

La déclaration de l’ONU sur le « Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique »

La 57e session de l’Assemblée générale des Nations unies a adopté le 16 septembre une déclaration, appelant la communauté internationale et les pays développées en particulier à aider les pays africains dans l’application d’un nouveau programme de partenariat pour le développement.

La déclaration, adoptée au terme de la réunion plénière, engage les participants à répondre aux besoins spécifiques de l’Afrique, tels que définis au Sommet du millénaire de l’ONU ou au cours d’autres conférences internationales.

La déclaration a salué le « Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique » (NEPAD), et a reconnu qu’il constituait un engagement sérieux pour adresser les aspirations du continent.

Tout en reconnaissant que la première responsabilité pour l’application du NEPAD incombe aux gouvernements et aux peuples africains, la déclaration rappelle que le soutien international est essentiel pour son application.

Elle appelle le système onusien à considérer les moyens de structurer son soutien au NEPAD et à prendre des décisions à cet effet.

De hauts responsables d’environ 80 pays, dont 10 chefs d’Etats et de gouvernement africains ont participé à cette réunion plénière.

Le NEPAD, adopté en 2001 par des responsables africains, cherche à attirer des milliards de dollars d’investissement pour redresser les économies moribondes, combattre les épidémies de sida et de malaria, et réduire la pauvreté de l’Afrique.

Le président tanzanien souligne l’importance de l’indépendance

Le président tanzanien Benjamin Mkapa a souligné l’importance de l’indépendance économique et la nécessité de se débarrasser de la dépendance vis à vis des donateurs.

« Pendant très longtemps, nous dépendions de l’aide étrangère, dont une partie était accordée sous conditions », a déploré le président tanzanien le 16 septembre lors de son inspection du site de construction de la route de Somanga dans la région de Lindi, à 300 km au sud de Dar es Salaam.

Ce projet routier d’un coût de 12 milliards de shillings (1,25 million de dollars) devrait s’achever en 2004.

La Tanzanie est l’un des pays les moins développés du monde. Son économie dépend fortement des prêts et des donations extérieures. Ainsi, 48% du budget national 2002-2003 serait financé par des donateurs étrangers.

La crise alimentaire s’aggrave en Afrique australe

La crise alimentaire en cours en Afrique australe, qui menace actuellement des millions de personnes de pénurie, s’est aggravée, exposant davantage de personnes au danger, a affirmé un envoyé spécial des Nations unies le 16 septembre.

Juste à son retour d’une mission de deux semaines en Afrique australe, James T. Morris, envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan pour la situation humanitaire dans cette région, a annoncé que 1,6 million de personnes additionnelles dans cette région avaient besoin pressant d’aide alimentaire et d’autres assistances humanitaires au cours des sept prochains mois, portant à 14,4 millions de personnes le nombre des nécessiteux.

Ces nouveaux chiffres confirment ce dont nous, l’équipe et moi, avons été le témoin durant notre mission: la crise humanitaire est non seulement cruellement réelle mais également s’aggrave plus rapidement que prévu », a noté M. Morris.

M. Morris, qui a dirigé une équipe d’expert techniques pour apprécier le problème sur le terrain, a souligné: « Cette crise doit être figurée parmi les priorités de la communauté internationale. »

Le Nigeria s’engage à réaliser une croissance économique avec réduction de la pauvreté

Le gouvernement nigérian a déclaré le 17 septembre s’être engagé à développer un programme qui réaliserait simultanément croissance économique et réduction de la pauvreté.

Le vice-président Atiku Abubakar a annoncé le plan lors de l’ouverture d’une session du Plan stratégique de réduction de la pauvreté du Nigeria (PSRP) avec les représentants de la communauté commerciale.

Selon lui, l’expérience a montré qu’il était impossible pour l’économie du pays de réaliser une croissance durable lorsque la pauvreté persistait sous diverses formes.

Le vice-président a souligné que le succès de la croissance économique et la réduction de la pauvreté incombaient au gouvernement et au secteur privé. « Le partenariat et la participation sont les mots clés dans ce nouveau processus de stratégie de réduction de la pauvreté », a-t-il noté.

La croissance économique devra être conduite par le secteur privé, qui jouera un rôle important dans l’éradication de la pauvreté, a-t-il affirmé. Il a appelé le secteur privé à participer activement au processus et à consolider sa collaboration avec le secteur public afin d’aider à réduire et à éliminer la pauvreté dans le pays.

Kenya: progrès dans le développement des technologies de reboisement sur la terre sèche.

Le Kenya a enregistré des progrès dans le développement des technologies de reboisement sur terre sèche.

Les progrès, réalisés par l’Institut de recherche forestière kenyan, devraient permettre de promouvoir des programmes de reboisement dans les régions arides et semi-arides du pays.

Des scientifiques, qui ont engagé des recherches au Centre forestier social de Kitui, ont développé un modèle social d’extension forestière, qui devrait servir de base aux futurs programmes de reboisement dans ces régions.

Selon le Dr. Paul Konuche, directeur de l’institut, les chercheurs ont tenté pendant cinq ans de développer des techniques pratiques pour le reboisement dans des fermes ainsi que l’utilisation de ces techniques pour la conservation de la terre.