POLITIQUE

Un Congrès plein de nouveauté

LI JIANGUO

Le Congrès du Parti communiste chinois qui vient de s'achever a une portée historique pour la République populaire de Chine dans le changement normal du leadership et l'ébauche d'un nouveau plan pour l'avenir du pays, qui traverse une ère de grande transformation.

Le XVIe Congrès national du Parti communiste chinois (PCC), le premier du nouveau siècle, s'est tenu du 8 au 14 novembre. Le Congrès a élu les nouveaux dirigeants et déterminé l'orientation de base de l'économie nationale et du développement social des prochaines années. Il aura une influence à longue portée sur la structure politique et économique de la région Asie-Pacifique et même du monde entier.

Jiang Zemin, secrétaire général du XVe Comité central du PCC, a livré, à l'ouverture du congrès, un discours intitulé « Bâtir une société d'aisance générale et créer une nouvelle situation dans la construction du socialisme à la chinoise ».

Jiang y décrit la situation actuelle comme « urgente » et dit que « nous devons avancer, sinon nous reculerons ». Cela étant, la Chine se concentrera sur la construction d'une société d'aisance d'un niveau plus élevé et dans tous les domaines pendant les vingt premières années du siècle, pour le bien de sa population de plus d'un milliard de personnes. Cela veut dire que la Chine quadruplera son PIB actuel d'ici 2020, approchant le PIB actuel des États-Unis.

L'importance de la « Triple représentativité »

Comme l'ont observé plusieurs délégués, ce congrès était rempli d'esprit d'innovation, lequel s'est particulièrement manifesté par l'inclusion de l'idée de « Triple représentativité » dans les Statuts du PCC. La pensée de « Triple représentativité », de même que la pensée de Mao Zedong et la théorie de Deng Xiaoping, deviendra le fondement théorique du PCC et un programme du Parti au cours du nouveau siècle.

La « Triple représentativité » signifie que le PCC doit toujours représenter la tendance de développement des forces productives avancées de la Chine, l'orientation de la culture avancée du pays et les intérêts fondamentaux de la majorité écrasante du peuple chinois. C'est un système idéologique complet qui porte de riches connotations.

Indubitablement, la formation d'un nouveau leadership a attiré la plus grande attention des médias étrangers durant le congrès. Toutefois, il ne faut aucunement négliger son programme théorique. Selon la règle de conduite du PCC, les cadres sont d'importants facteurs seulement une fois que les principes théoriques et le programme politique ont été déterminés. Les cadres sont des instruments d'application du programme politique. Ils sont soumis à des changements dus à plusieurs raisons, mais le programme politique du PCC continuera d'exister pour longtemps. Le congrès a inclus la pensée de la « Triple représentativité » dans les Statuts récemment révisés du PCC de pair avec la pensée de Mao Zedong et la théorie de Deng Xiaoping comme base théorique du PCC, formant ainsi un nouveau programme théorique pour le Parti au nouveau siècle.

Dans son discours, Jiang a insisté sur le fait que pour ouvrir de nouvelles perspectives à la cause du socialisme aux caractéristiques chinoises, le PCC doit tenir haut levée la bannière de la théorie de Deng Xiaoping et appliquer la pensée importante de la « Triple représentativité ».

Il a dit que cette application consiste, essentiellement, à avancer avec son temps, à maintenir la progressivité du PCC et à exercer le pouvoir d'État dans l'intérêt du peuple. Ce faisant, a-t-il souligné, le Parti entier doit garder à l'esprit de maintenir le pas avec l'époque et de frayer de nouveaux sentiers au développement de la théorie marxiste.

Deng Xiaoping, connu comme l'architecte en chef du programme de réforme et d'ouverture de la Chine, a donné une série d'allocutions importantes lors de sa tournée d'inspection du sud du pays en 1992, y compris la province du Guangdong, initiant un tourbillon de réforme et ouverture sans précédent dans le pays entier. De façon analogue, Jiang a lancé l'idée de « Triple représentativité » au Guangdong durant son inspection de la province la plus ouverte du sud de la Chine.

Il a d'abord émis cette idée à une rencontre de fonctionnaires de haut rang au Guangdong en février 2000. Puis, pendant son inspection des régions côtières de l'est économiquement développées, incluant Shanghai, le Zhejiang et le Jiangsu, Jiang a insisté à plusieurs reprises sur cette idée comme « le fondement de la construction du Parti, la pierre d'angle de son gouvernement et la source de sa force ».

Dans son discours à l'occasion de la célébration du 80e anniversaire de la fondation du PCC, le 1er juillet 2001, Jiang a systématiquement élaboré sur les profondes connotations et les relations dialectales entre les trois représentativités, lesquelles forment un système idéologique complet, scientifique et fondamental. Le discours de Jiang à l'École du Parti du Comité central du PCC le 31 mai 2002 a davantage enrichi et développé cette pensée.

Wu Hongliang, candidat au Ph.D. de l'Université normale de Beijing, a noté qu'au cours des 81 ans passés, les trois générations de dirigeants du PCC ont créé trois grandes théories du marxisme aux caractéristiques chinoises, qui ont directement influencé et mené le processus de développement de la modernisation socialiste de la Chine.

La pensée de Mao Zedong fut la première. La première génération de dirigeants avec Mao Zedong à sa tête, a fondé la République populaire de Chine dans la lutte armée, arrachant à la Chine l'étiquette de « malades de l'Asie de l'Est » et permettant au pays de se dresser comme un géant dans le monde.

La théorie de Deng Xiaoping fut la seconde. La deuxième génération de dirigeants du PCC, avec Deng Xiaoping à sa tête, a conduit le peuple chinois dans la réalisation de la réforme et de l'ouverture. « La pauvreté n'est pas le socialisme », disait Deng, insistant sur le fait que certaines régions et certaines personnes devraient être autorisées et encouragées à s'enrichir avant les autres afin de réaliser graduellement la prospérité commune. La théorie de Deng Xiaoping a conduit la Chine sur la voie de la modernisation.

L'importante pensée de la « Triple représentativité », mise de l'avant par Jiang Zemin, est la troisième grande théorie du marxisme aux caractéristiques chinoises. La troisième génération de leaders, sous l'égide de Jiang Zemin, a inauguré cette pensée quand la Chine est entrée dans la nouvelle ère historique de bâtir une société d'aisance générale et d'accélérer le développement de la modernisation socialiste. C'est un résumé des expériences du PCC depuis 81 ans de même qu'un guide d'action dans le mouvement de modernisation de la Chine au nouveau siècle.

Wu a dit que les trois grandes théories marxistes aux couleurs chinoises sont dans le même courant.

Évidemment, comme un des thèmes du récent Congrès du PCC, l'importante pensée de la « Triple représentativité » est devenue l'idéologie que suivra le Parti dans l'avenir. Jiang, sans y accoler son propre nom, a dit que cette pensée était la cristallisation de la sagesse collective du Parti.

Bien que cette pensée soit devenue le guide de l'action dans l'élan de modernisation de la Chine, le discours de Jiang laisse place à la prochaine génération de dirigeants pour des innovations dans le futur. Il a dit : « Il n'y a pas de limite à la pratique et à l'innovation. » Nous allons dépasser nos prédécesseurs, et les prochaines générations vont certainement nous dépasser. C'est la loi incontournable qui gouverne l'évolution sociale. « Cela incarne son exigence que le PCC marche de pair avec son temps. »

De nouvelles forces pour rajeunir la nation

Avant la convocation du Congrès du PCC, les médias étrangers spéculaient sur l'admission des « entrepreneurs privés » dans le Parti. Cette déclaration est, en fait, simpliste, bien que vraie en surface.

Jiang a dit dans son discours que pour mettre à exécution la pensée de la « Triple représentativité », il est essentiel de faire jouer leur plein rôle à tous les facteurs positifs et d'amener du sang neuf dans la cause du rajeunissement de la nation chinoise. Le « sang neuf » mentionné ici est beaucoup plus large que « entrepreneurs privés ».

Jiang a aussi souligné: « Dans le procédé de changement social émergent les entrepreneurs et le personnel technique employé par les entreprises scientifiques et technologiques non gouvernementales, le personnel technique et de gestion employé par les entreprises à capitaux étrangers, les travailleurs à compte personnel, les entrepreneurs privés, les employés d'agences, les professionnels indépendants et les membres d'autres couches sociales, tous des bâtisseurs du socialisme aux caractéristiques chinoises. »

Il a insisté : « Nous devons nous unir aux personnes de toutes les couches sociales qui aident à rendre la patrie prospère et forte, encourager l'esprit de pionnier, protéger leurs droits et intérêts légitimes et faire l'éloge de ceux qui le méritent. »

À la différence de son discours marquant le 80e anniversaire du PCC, qui disait directement que ces éléments progressistes devaient être admis dans le Parti, le discours de Jiang au Congrès du PCC a ingénieusement repris : « Nous devons admettre dans le Parti les éléments progressistes d'autres couches sociales qui acceptent le programme et les Statuts du Parti, travaillent consciencieusement à la réalisation de la ligne du Parti et du programme et remplissent les conditions exigées des membres du Parti après une longue période de test, de façon à augmenter l'influence et à rallier des forces pour le Parti dans toute la société.

Comparé à la déclaration implicite faite au XVe Congrès national du PCC, le discours récent de Jiang est explicite : « Nous devons respecter et protéger tout le travail qui est bon pour le peuple et la société, physique et mental et simple ou compliqué, et tout revenu légitime, du travail ou autre, devrait être protégé. »

Cette déclaration signifie que le revenu qui ne provient pas du travail, par exemple « l'argent produit par l'argent », qui était considéré comme de l'exploitation de la part du PCC, est protégé aujourd'hui en autant qu'il est légal.

Jiang a dit qu'il est nécessaire de « créer un environnement social dans lequel les gens soient encouragés à réaliser quelque chose et aidés à réussir dans leur carrière, de façon à libérer toute la vitalité contenue dans le travail, la connaissance, la technologie, la gestion et le capital, et à donner plein rôle à toutes les sources de richesse sociale pour le bien du peuple. »

Il a aussi souligné explicitement que « le système légal de protection de la propriété privée doit être amélioré ». Les observateurs croient que le PCC va vraisemblablement proposer à la prochaine Assemblée populaire nationale de mars 2003 d'inclure des articles concernant « la protection de la propriété privée » dans la Constitution du pays ou de formuler une loi spéciale à cet égard.

Jiang a dit qu'il faut donner pleine portée au rôle important du secteur non public de l'emploi et de la propriété privée et d'autres formes dans la stimulation de la croissance économique, la création d'emplois et le déclenchement du marché.

Le PCC a déjà mis en pratique sa proposition théorique. Plus tôt cette année, 18 délégués d'entreprises privées, de coentreprises sino-étrangères et de sociétés par actions ont assisté au congrès provincial du PCC du Guangdong, créant un précédent en 81 ans d'histoire du PCC. Parmi les délégués au récent Congrès national, plusieurs venaient d'entreprises non gouvernementales et à capitaux étrangers.

Le délégué Qiu Jibao est président du conseil d'administration du groupe Zhejiang Feiyue, fabricant de machines à coudre renommé. Pendant le congrès, une conférence de presse a été organisée spécialement pour lui. En tant que propriétaire d'une entreprise d'un milliard de yuans et en tant que délégué au Congrès national du PCC, il a attiré plusieurs reporters du pays et de l'extérieur à sa conférence de presse.

« J'ai adhéré au Parti parce que j'ai confiance en lui. C'est un parti actif et glorieux », a dit Qiu, qui est entré en affaires comme cordonnier d'abord. Il croit que l'admission d'entrepreneurs privés au sein du PCC « ne peut que lui apporter vitalité et force ». Si de plus en plus d'hommes d'affaires privés acceptent le programme du Parti et y adhèrent, « ce sera bon pour le PCC », a-t-il ajouté.

Yin Guofeng, secrétaire comité du PCC chez Motorola (Chine) Electronics Ltd., travaille depuis dix ans dans cette grande entreprise à investissements étrangers. « Motorola s'est développée au fur et à mesure de la constante amélioration des mesures de réforme et d'ouverture du PCC », rappelle Yin. « À travailler pour le Parti dans une entreprise à capitaux uniquement étatsuniens, j'ai fait face à de nombreux problèmes inattendus. On ne peut pas bien faire sans l'esprit de réforme ou si l'on dévie de l'importante pensée de la Triple représentativité. » Selon Yin, Motorola (Chine) compte actuellement 300 membres du PCC, qui ont gagné le respect et la confiance des administrateurs américains pour leur rôle majeur dans la compagnie.

Jiang Zemin a insisté dans son discours : « Selon le besoin de fournir et développer les forces productives, nous devons soutenir et améliorer le système économique de base, avec la propriété publique jouant un rôle dominant et diverses autres formes de propriété se développant côte à côte. » Dans ce cas, « il est nécessaire de consolider et développer par droiture le secteur public de l'économie, et d'encourager, soutenir et guider le développement des secteurs non publics de l'économie. Ainsi, tous les secteurs économiques déploieront leurs avantages respectifs dans la compétition de marché et se stimuleront l'un l'autre pour leur commun développement. »

« Cela augmente la confiance des entreprises privées », dit Qiu.

Zan Shengda, un entrepreneur privé de la province du Jiangsu, a été classé 75e sur la liste Forbes 2001 des 100 hommes d'affaires les plus riches de Chine. Il croit que les entrepreneurs privés chinois jouiront d'un meilleur environnement de développement à la suite du XVIe Congrès national du PCC. » Après avoir remporté du succès dans nos affaires, nous, les fermiers-devenus-entrepreneurs, ferons de notre mieux pour rembourser la société. Nous ferons davantage pour l'entreprise agricole, pour nos villages et nos fermiers », dit Zan.

« Le discours de Jiang envoie un fort signal, indiquant que l'État a mieux reconnu le désir montant des entrepreneurs privés de jouir de l'honneur social et du statut politique comme d'une nouvelle classe sociale », a indiqué Lu Xueyi, chercheur de l'Académie des sciences sociales de Chine.

Bâtir une société d'aisance

Un expert de Singapour en questions chinoises a noté que le PCC s'est montré innovateur en faisant de « Bâtir une société d'aisance générale » un des thèmes du XVIe Congrès national du PCC et en l'incluant dans le discours de Jiang. Comme l'« aisance » signifie vie prospère, jamais auparavant le PCC ne l'avait considérée comme un objectif.

Au congrès, Jiang a annoncé que pendant les deux prochaines décennies, « nous devons nous concentrer sur la construction d'une société d'aisance d'un niveau plus élevé et dans tous les domaines pour le bien de plus d'un milliard de personnes. Nous développerons plus avant l'économie, améliorerons la démocratie, les sciences et l'éducation, enrichirons la culture, favoriserons l'harmonie sociale et hausserons le contexte de vie du peuple. »

C'est là un nouveau point de départ dans le but de bâtir un socialisme aux caractéristiques chinoises au nouveau siècle, et les nouveaux objectifs de la vague de modernisation de la Chine.

Le terme présenté cette fois par Jiang a des connotations plus riches et significatives que dans ses discours précédents, dit Wei Liqun, directeur du Bureau de recherche du Conseil des affaires d'État, qui était aussi délégué au Congrès du Parti. Bâtir une société d'aisance générale ne veut pas simplement dire améliorer la qualité et le niveau de vie du peuple, mais mettre davantage l'accent sur l'économie globale, le développement politique et culturel du socialisme aux couleurs chinoises de façon à réaliser le développement tous azimuts de l'économie et de la société chinoises, a indiqué Wei.

Selon le discours de Jiang, les « objectifs stratégiques en trois phases » consistent en ceci : Accomplir le Xe Plan quinquennal (2001-05) et ses objectifs jusqu'à 2010 ; bâtir une société d'aisance générale jusqu'à 2020 ; et faire de la Chine un pays fort, prospère, démocratique et de civilisation socialiste avant le milieu du siècle.

Au commencement de la réforme et de l'ouverture, Deng Xiaoping a décrit le « quadruplement de la production économique avant la fin du (XXe) siècle » et la « réalisation d'un meilleur niveau de vie » comme « le but magnifique et ambitieux » de la Chine. L'architecte de la réforme et de l'ouverture de la Chine a élaboré la stratégie en trois phases pour la campagne de modernisation du pays avec les objectifs suivants:

1. Doubler le PIB par personne de 1980 (environ 250 USD) et résoudre le problème d'alimentation et d'habillement du peuple dans la décennie 1990 ;

2. Doubler le PIB par personne pour atteindre 800 à 1 000 USD en dix ans à partir du début des années 1990, surtout en éliminant la pauvreté et en donnant au peuple la possibilité de mener une vie confortable ;

3. Doubler de nouveau le PIB par personne pour atteindre 4 000 USD au milieu du prochain (XXIe) siècle, atteignant le niveau des pays moyennement développés et réalisant pour l'essentiel la modernisation.

La Chine a accompli les deux premiers des trois pas de la stratégie désignée par Deng, généralement parlant, et dans l'ensemble on peut dire que la population est entrée dans l'aisance. Toutefois, contrairement aux critères de base formulés par le Bureau national des statistiques, le niveau d'aisance en Chine est encore bas. Plusieurs importants indices universellement reconnus n'ont pas été retenus. Par conséquent, les critères et indices sont sujet à un complément et à un ajustement dans le futur.

Le délégué Tian Chengzhong a dit qu'il faut remarquer que le développement économique de la Chine est inégal en ce moment, ce qui est évident du fait que dans certaines régions, les gens ne mènent pas une vie d'aisance. En 2000, certaines personnes n'avaient pas encore atteint le niveau garanti d'alimentation et habillement suffisants, et un nombre considérable de travailleurs urbains mis à pied ou en chômage vivaient dans des conditions difficiles. Le but de la construction d'une société d'aisance est une façon générale de résoudre le problème du développement inégal et de rétrécir l'écart entre les villes et les campagnes, les régions et les différentes classes, de manière à réaliser la prospérité commune.

À l'idée d'une société d'aisance, les yeux de Hu Anmei, 28 ans, principale d'une école primaire dans la région montagneuse de la province du Hubei, brillent de joie : « À ce moment-là, nous pourrons vivre comme les gens de la ville. Les jeunes femmes pourront porter de jolies robes, au lieu des vêtements rapiécés que nous portons aujourd'hui. Les villageois pourront manger tout ce qu'ils voudront à n'importe quel moment de l'année, habiter des maisons à étages et avoir accès à l'électricité, au téléphone, à la télévision, au réfrigérateur et à la machine à laver. Chaque foyer pourra disposer d'une motocyclette ; certains pourront même avoir une voiture », dit Hu, rêvant de son bonheur futur. « Ces choses sont communes dans les villes maintenant, mais rares pour nous qui vivons dans les montagnes. » La plus grande aspiration de Hu est de voir la région rurale de la Chine parvenir à l'aisance le plus tôt possible.

Les délégués au congrès pensent en général que de réaliser un PIB de plus de 3 000 USD par personne en vingt ans sera une réussite remarquable, vu la situation actuelle de la Chine, bien que le chiffre soit passablement bas à comparer aux pays développés.

En tant que pays socialiste, la Chine poursuit la voie de la prospérité commune. Si le peuple chinois, qui forme le quart de la population du globe, atteint vraiment l'aisance, ce sera une contribution extraordinaire de la Chine envers le monde.