Lutte mondiale contre le terrorisme

LAN XINZHEN

Après le 11 septembre, la Chine a intensifié sa lutte contre les forces terroristes du Turkestan oriental, et s’est engagée activement dans des campagnes antiterroristes régionales et mondiales.

Récemment, la première force antiterroriste de Chine fut organisée à Shenyang, dans le Nord-Est. Sa première tâche consistait à prévenir et supprimer le terrorisme inattendu et les actes de violence sur le territoire chinois.

Le professeur Wang Jianping de l’Académie des sciences sociales de Chine s’est félicité de l’établissement de ce corps disant y voir la ferme résolution du gouvernement chinois de combattre le terrorisme.

Après les attaques du 11 septembre, le gouvernement chinois a souvent réitéré son opposition à toute forme de terrorisme. Depuis, le pays n’a fait qu’intensifier ses efforts dans la lutte mondiale contre cette plaie.

Coopération internationale

La Chine a grandement contribué à la lutte mondiale, ont déclaré des sources du ministère des Affaires étrangères. Avant les incidents du 11 septembre, elle a accepté ou signé la majorité des accords internationaux contre le terrorisme, y compris l’Accord international pour la suppression des bombardements terroristes et l’Accord international pour la suppression du financement du terrorisme. Elle a aussi voté en faveur des résolutions adoptées par l’Assemblée générale des Nations unies et le Conseil de sécurité, et a mené de dynamiques négociations et dialogues avec les pays concernés.

Quand il a appris les événements du 11 septembre, le président Jiang Zemin a immédiatement envoyé un message à son homologue étatsunien George W. Bush, condamnant les attaques et exprimant sa sympathie pour les victimes. Depuis, la Chine a participé activement aux négociations internationales sur les problèmes de terrorisme, et offert un appui ouvert aux opérations militaires sous l’égide des États-Unis dirigées contre les forces terroristes d’Afghanistan.

La guerre commencée, la China a renforcé ses précautions militaires le long de la frontière sino-afghane et partagé des renseignements avec les États-Unis, dans un effort de prévention et de suppression des derniers éléments du réseau Al Qaeda s’enfuyant vers la Chine. En même temps, elle a énergiquement collaboré avec les pays concernés dans la lutte, l’investigation et l’arrestation de terroristes internationaux via Interpol.

Le professeur Zhou Xiaozheng de l’université du Peuple de Chine a souligné qu’après le 11 septembre, la Chine a pris une part active dans la déclaration contre le terrorisme de dirigeants d’entités membres de l’APEC à Shanghai et à la déclaration conjointe dans le même but à une autre rencontre spéciale des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de coopération de Shanghai. « Ce faisant, la Chine a offert un précieux appui aux opérations militaires antiterroristes des États-Unis », a dit Zhou.

Le sous-ministre des Affaires étrangères, Li Zhaoxing, a aussi révélé que le gouvernement chinois a appuyé et assisté le combat des États-Unis contre le terrorisme dans les domaines de la diplomatie, des renseignements, de la finance et de l’application de la loi, et les deux parties ont établi un mécanisme d’échanges et de coopération à moyen et à long terme.

Mesures antiterroristes

Le 15 juin 2001, la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan ont fondé l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et adopté l’Accord de Shanghai sur la lutte au terrorisme, au séparatisme et à l’extrémisme, jurant de resserrer la collaboration multilatérale et de combattre ensemble ces trois forces maléfiques.

La tâche devient de plus en plus urgente depuis les événements du 11 septembre. Tout en hâtant l’établissement d’une agence régionale antiterroriste à Bichkek, capitale du Kirghizistan, les membres de l’OCS ont renforcé leur collaboration dans l’élimination du groupe du « Turkestan oriental », du mouvement islamique d’Ouzbékistan et des forces terroristes de Tchétchène.

Les terroristes du « Turkestan oriental » sont actifs à l’intérieur et à l’extérieur du territoire chinois, dans le but de diviser la Chine. Ils sont étroitement reliés aux forces terroristes internationales. Ils ont l’appui de Osama ben Laden, appui qui va de l’aide matérielle et financière à l’entraînement terroriste, et ils constituent une large part de ses forces terroristes. Plusieurs d’entre eux ont été entraînés dans les camps du réseau Al Qaeda en Afghanistan avant de revenir secrètement en Chine pour y mener des activités terroristes. Depuis le début des années 1990, les forces terroristes du « Turkestan oriental » ont commis plus de 200 incidents terroristes en Chine.

Le 29 juin dernier, deux tireurs du « Turkestan oriental » ont tué Wang Jianping, consul de l’ambassade de Chine au Kirghizistan, et son chauffeur, au centre de Bichkek. Les forces terroristes ont même prévenu le gouvernement chinois de ne pas arrêter leurs membres, de ne pas extrader les prisonniers taliban d’origine ouïgoure des États-Unis et de ne pas exploiter les ressources de pétrole et de gaz du Xinjiang, sinon, ont-elles menacé, des incidents semblables surgiront au cœur de Beijing.

L’établissement le l’OCS a jeté une base légale et diplomatique entre la Chine, la Russie et les pays d’Asie centrale à la lutte conjointe au terrorisme, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Tang Jiaxuan.

Appui légal

Le Comité permanent de la IXe Assemblée populaire nationale a adopté le 3e amendement au Code pénal en décembre dernier, qui intensifie l’action contre les forces terroristes en Chine.

L’amendement donne des explications détaillées sur la responsabilité criminelle d’une gamme d’activités terroristes y compris répandre des matières toxiques, radioactives ou contagieuses ; financer le terrorisme et exécuter des actes terroristes ; fabriquer, vendre, transporter, entreposer, de même que voler du matériel toxique, radioactif ou contagieux ; lancer des menaces d’explosions, d’attaques biochimiques ou radioactives, ou d’autres informations de nature terroriste, ou sciemment disséminer de la fausse information terroriste. Il stipule également que les personnes qui organisent et dirigent des actes terroristes devront être sévèrement punies.

Dans l’esprit de cet amendement, une campagne contre le séparatisme, le terrorisme et l’extrémisme a été lancée le printemps dernier dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang.

Le prof. Wang Jianping a dit que l’adoption du 3e amendement du Code pénal est une importante mesure de la haute législature chinoise qui répond aux besoins actuels de la lutte contre le terrorisme.

Outre l’amendement, a dit Wang, la Loi sur l’Aviation civile de Chine contient des stipulations explicites concernant le détournement d’avions et autres actes terroristes associés, et le Comité permanent de l’APN a décrété des mesures spéciales concernant les crimes de nature terroriste.

Face à la menace terroriste, la Chine a pris de sévères contre-mesures dans les domaines administratif, judiciaire, économique et de la sécurité.