POLITIQUE

Le développement impétueux des échanges populaires sino-africains

CAI ZIXIAN

Depuis octobre 2000, à la suite du Forum sur la coopération sino-africaine, les échanges entre les peuples chinois et africains se sont multipliés sans précédent. L’Association du peuple chinois pour l’amitié avec l’étranger (APCAE), une organisation d’amitié populaire, a beaucoup contribué à cette situation encourageante.

L’échange fréquent de visites entre les personnalités amies. Les échanges entre les personnalités amies de Chine et d’Afrique sont très importants dans les relations populaires sino-africaines. Selon des statistiques, avant septembre 2001, l’APCAE a reçu 15 délégations amicales des milieux politique, économique et commercial ainsi que des gouvernements et parlements locaux, venues d’Afrique du Sud, du Nigeria, d’Algérie, du Maroc, de Libye, d’Ouganda, des Seychelles, du Botswana, d’Éthiopie, du Sierra Leone et du Bénin. En même temps, elle a envoyé quatre délégations de différents milieux en Afrique du Sud, en Égypte, en Ouganda, au Bénin, au Niger et au Djibouti.

La compréhension mutuelle et le raffermissement de l’amitié. Par leurs visites et leurs études sur place, les Africains ont approfondi leur compréhension de la Chine. Ils ont apprécié hautement l’amitié entre les peuples chinois et africains, la politique de réforme et d’ouverture de la Chine et les résultats économiques qu’elle a obtenus, en espérant que les relations d’amitié et de coopération entre la Chine et l’Afrique puissent se resserrer et se développer sans cesse au nouveau siècle. L’ancien président des Seychelles, James Richard Mancham, a dit avec émotion au cours de sa dernière visite en Chine, que depuis sa première visite en 1984, la Chine a connu des changements prodigieux et qu’une atmosphère saine et dynamique règne dans ce pays de vieille civilisation. C’est le président Mao Zedong qui a fondé la Chine nouvelle; c’est la politique de réforme et d’ouverture qu’a proposée Deng Xiaoping qui a permis au peuple chinois de s’enrichir; les dirigeants de la troisième génération avec à leur tête Jiang Zemin ont fait de la Chine un pays puissant. Par ailleurs, le ministre du Tourisme, du Commerce et de l’Industrie d’Ouganda qui visitait pour la première fois la Chine a déclaré que le développement et la puissance de la Chine avaient rempli de joie les peules des pays du tiers-monde et les avaient encouragés, et que la Chine leur avait donné un exemple brillant. Le directeur du Bureau de recherche du Mouvement national de résistance d’Ouganda a été profondément impressionné par sa visite en Chine. Il a dit avec émotion que le fait que la Chine, autrefois pays pauvre et arriéré, soit devenue un pays prospère et puissant prouvait que le parcours des 80 années du Parti communiste chinois était glorieux et victorieux, que le PCC pouvait gouverner et développer efficacement le pays et que les dirigeants chinois sont clairvoyants et sages et avaient donc pu élaborer la politique et la stratégie de développement qui correspondent à la réalité du pays. La clé de la réussite de la Chine réside justement ici. L’épouse de l’ancien président Boumédienne d’Algérie et le gouverneur de la province du Cap d’Afrique du Sud ont fait respectivement l’éloge de la longue amitié sino-africaine en évoquant que dans les années dures où le peuple africain menait la lutte contre l’impérialisme et le colonialisme et pour la libération nationale, le peuple chinois l’a soutenu fermement et a noué une amitié profonde avec lui. L’Afrique considère donc la Chine comme une amie digne de confiance. L’Afrique est un continent de vaste étendue, aux riches ressources naturelles et à l’énorme marché plein d’occasions de commerce mais manquant de capitaux, de techniques et d’expérience de gestion. Elle espère renforcer la solidarité et la coopération avec la Chine et entreprendre des échanges en fonction des besoins mutuels et selon le principe de complémentarité afin de réaliser un développement et une prospérité communs.

Faire progresser la coopération économique et commerciale. La paix et le développement constituent les deux sujets majeurs du monde de notre époque. En tant que pays en voie de développement, la Chine et les pays d’Afrique se trouvent tous confrontés aux tâches de développer l’économie nationale et d’améliorer le niveau de vie du peuple. Ainsi, promouvoir la coopération économique et commerciale et réaliser un développement commun sont-ils un nouveau contenu des échanges populaires entre la Chine et les pays d’Afrique. Cette année, l’APCAE a fourni de plus grands efforts dans ce domaine.

En collaboration avec les associations similaires de certaines provinces et municipalités, elle a organisé à Beijing, Shanghai, Guangzhou et Changsha cinq colloques sur la coopération économique et commerciale et conférences de publication d’informations au cours desquels le ministre du Tourisme, du Commerce et de l’Industrie d’Ouganda, le gouverneur de la province du Cap d’Afrique du Sud et un chef de département du Nigeria ont été invités à présenter la situation politique et économique, et des secteurs attendant une coopération et des conditions et politiques relatives à l’investissement dans leur pays respectif. Leurs exposés ont suscité un grand intérêt de la part des entrepreneurs chinois. Ces derniers ont discuté et négocié avec ceux d’Afrique les possibilités de la coopération dans certains projets d’intérêt commun. Une société des sacs tressés de Wenzhou au Zhejiang a conclu une intention de coopération avec une société nigériane. En outre, les provinces du Hunan, du Guangdong et du Henan vont envoyer respectivement leur groupe d’étude économique et commerciale en Afrique du Sud, au Nigeria et en Ouganda pour négocier en profondeur des projets de coopération. Ces échanges économiques et commerciaux ont non seulement enrichi les contenus des échanges populaires sino-africains, mais donné aussi une nouvelle impulsion au développement de la coopération amicale entre la Chine et l’Afrique.

L’augmentation rapide du nombre de villes jumelées. Le jumelage de villes constitue une partie importante des échanges populaires sino-africains. Cette année marque une augmentation rapide de villes jumelées. À la fin de septembre, l’APCAE avait approuvé le jumelage de sept paires de provinces, de départements et de villes. Suivant le principe d’amitié, d’égalité, d’avantages réciproques et de recherche de résultats substantiels, les villes ou provinces jumelées entreprennent des échanges et une coopération dans différents sujets et sous diverses formes, ce qui joue un rôle positif dans le renforcement de la compréhension mutuelle et de l’amitié entre les gouvernements locaux de la Chine et des pays d’Afrique et la stimulation du développement rapide de la coopération entre les deux parties.

La diplomatie amicale populaire fait partie intégrante de l’ensemble de la diplomatie de la Chine. Les deux se complètent et se donnent une impulsion mutuellement. Au nouveau siècle, il faut faire davantage d’efforts pour porter les relations d’amitié populaires sino-africaines à un nouveau niveau.