Conviction des adeptes du Falungong

Abandonner la vie pour chercher la «perfection»

Feng Shaobao est un ouvrier du chantier naval Xinhua de Nanjing. Dans son journal tenu pendant sa pratique du Falungong, il a écrit: «Qui sont nos parents? Nos vrais parents nous regardent du ciel où ils nous attendent. Nous voulons tous y entrer». Après quatre ans d’exercice, le 10 juillet 1998, il s’est tué en se pendant à une poutre. Selon sa femme, il a dit, peu avant sa mort: «Si je ne rentre pas d’ici deux jours, je serai sûrement parvenu au «Royaume des cieux» ».

Song Yufeng est paysanne du district Wuzhi du Henan. Le 22 juillet 1999, elle s’est empoisonnée, pensant qu’elle allait monter dans le Ciel et que toute la famille en bénéficierait.

Liu ShengZhi est de Mianzhu au Sichuan. Elle croyait avoir accumulé les mérites suffisants et s’illusionnait que le «maître Li», assis sur un piédestal en forme de fleur de lotus, viendrait l’accueillir au ciel. Le 14 avril 1999, elle s’est suicidée en se pendant sur les lieux de son exercice.

He Limin est un paysan de Tangshan au Hebei. Le 5 juin 1999, il s’est empoisonné en murmurant sans cesse: «Je suis devenu bouddha!»

Perdre la vie pour la «puissance surnaturelle»

Liu Fusheng est de Sanhe au Hebei. Il a commencé à pratiquer le Falungong au début de 1998 et a perdu la raison de jour en jour. En septembre 1998, lors qu’il causait avec un ami devant le jardin d’enfance nº 3 de la ville, il a prétendu pouvoir voler au-dessus de la rivière Hongniangxiang face à la garderie, large de 80 m, et qu’il allait devenir immortel. Le 26 avril 1999, il a mis ses nouvelles chaussures et emporté avec lui un parapluie pour réaliser sa prétention. Il s’est noyé.

Sun Wuju est de Jining au Shandong. Elle est une fidèle du Falungong depuis 1997 et croyait en puissance surnaturelle du Falungong. Pour la démontrer aux autres, elle a pris du poison le 5 février 1999 et dit à sa fille qu’elle pouvait éliminer le poison de son organisme par sa puissance. Elle a refusé toute cure scientifique et demandé seulement un petit pain et une tasse de thé. Ainsi a-t-elle perdu la vie.

Zhang Xinghua, paysan de Jiaohe au Jilin, est aussi un fidèle du Falungong. Il disait souvent à sa femme qu’il pouvait atteindre un haut niveau grâce à sa capacité mentale. Le matin du 15 janvier 1997, il est allé prendre de l’eau chaude à la chaufferie de l’Institut de recherche sur le tabac. Regardant les flammes ardentes dans la chaudière, il a dit à un ouvrier: «Je peux entrer dans la chaudière, puis sortir par la grande cheminée sans être blessé». En parlant, il a essayé de le faire. Son action folle a été arrêtée par les ouvriers sur place.

— Quelle est la hauteur de cette cheminée? a-t-il demandé

— Environ 30 m!

— Je peux sauter de cette hauteur sans me blesser, a-t-il continué.

Sourd aux dissuasions des ouvriers, il est rapidement monté au sommet de la cheminée et y a sauté, les bras tendus. Il est mort en route vers l’hôpital.