Le conflit israëlo-palestinien effraie le monde

Yue Lushi

Le 18 mai, une bombe suicide a explosé à Netanya, faisant sept morts et cent dix blessés. C’était le plus grave acte de violence récent en Israël.

Ensuite, l’autorité nationale de Palestine a condamné énergiquement cet acte de violence. Israël fait la sourde oreille, et le même jour, envoie des F-16 frapper sans discrimination les cibles palestiniennes sur la rive ouest du Jourdain qui est sous contrôle palestinien, causant douze morts. La violence entraîne une plus grande violence et de la souffrance. La seule journée du 18 mai, 20 personnes sont mortes et 200 ont été blessées. La communauté internationale s’inquiète devant cette escalade de violence hors de contrôle au Moyen-Orient et en appelle aux deux parties pour éviter la détérioration de la situation.

Bombes, attaques, représailles et contre-représailles -- ces actes composent un cercle vicieux. L’hostilité et la méfiance entre les deux parties se sont encore intensifiées, multipliant les obstacles aux négociations de paix et ajoutant des facteurs négatifs au règlement politique, tout en menaçant gravement la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient.

Les conflits sanglants israëlo-palestiniens commencés en septembre derniers ne semblent pas vouloir faiblir. Au cours des huit derniers mois, 500 Palestiniens ont été tués, dont plus de 100 enfants et adolescents, et 20 000 autres ont été blessés. Du côté israélien, les morts ont été nombreux également. Les pertes économiques montent à plusieurs milliards de dollars. Avec « frapper les terroristes » comme excuse, les forces israéliennes ont récemment frappé des cibles palestiniennes militaires et civiles sur terre, sur mer et dans l’air et pénétré des zones contrôlées par les Palestiniens, tuant et blessant des civils palestiniens et perpétrant meurtres et enlèvements. Ces actes enfreignent la souveraineté territoriale de la Palestine et violent l’accord signé par les deux parties de même que la loi internationale. Tout en continuant d’attaquer, Israël dit que les négociations pourront reprendre seulement si le côté palestinien cesse les actes de violence. Cela handicape les efforts de médiation de la communauté internationale. De plus, Israël cherche à s’approprier plus de terre pour étendre ses installations plutôt que d’arrêter la construction. L’intensification du conflit est due à l’attitude dure du nouveau gouvernement de Sharon d’Israël face aux pourparlers de paix.

Les troubles durent depuis longtemps. Régler le conflit israëlo-palestinien sera aussi difficile que de guérir une maladie chronique, mais difficulté ne veut pas dire impossibilité. L’Égypte et la Jordanie ont récemment proposé une nouvelle formule de paix positive et constructive. Ses points majeurs consistent à cesser la violence, relâcher la tension et rétablir la confiance mutuelle de façon à reprendre les négociations de paix sur la même base qu’elles étaient suivant l’Accord d’Oslo. Le processus de paix israëlo-palestinien est comme un bateau à contre-courant: il doit foncer ou sera repoussé en arrière. Et reculer veut dire s’éloigner du but de paix, plus de morts et plus de pertes économiques. L’incident de Netanya prouve une fois de plus que la seule voie correcte pour mettre fin aux effusions de sang et réaliser l’harmonie est, pour les Israéliens et les Palestiniens, de retourner à la table des négociations et d’appliquer les accords qu’ils sont signés.