POLITIQUE

L’instauration d’un socialisme à la chinoise

Au cours du XIIe Congrès du PCC en 1982 est né le concept de combiner les principes universels du marxisme avec la situation réelle en Chine et d’édifier le socialisme aux couleurs chinoises.

Le XIIIe Congrès du PCC, tenu en 1987, a souligné que la création dudit concept constituait le deuxième bond historique dans la combinaison de la loi universelle du marxisme avec la situation de la Chine. La création de la théorie sur la révolution de la démocratie nouvelle avait été le premier.

Lors du XIVe Congrès du PCC tenu en 1992, on a expliqué la théorie de la construction d’un socialisme aux caractéristiques chinoises en définissant pour la première fois et de façon systématique comment édifier, consolider et développer le socialisme en Chine dont le niveau économique et culturel était retardataire. Cette théorie hérite du marxisme et l’enrichit de nouvelles  visions.

Les principaux éléments de la théorie de l’instauration d’un socialisme à la chinoise sont les suivants:

— En ce qui concerne la voie de développement du socialisme, il faut suivre notre propre voie et non pas appliquer dans un esprit dogmatique ce qui est écrit dans les livres, ni transposer mécaniquement les modèles étrangers. Nous devons, sous le guide du marxisme et en considérant la pratique comme seul critère de vérité, ouvrir notre esprit, rechercher la vérité par l’analyse des faits, afin de développer le socialisme à la chinoise.

— Sur la phase d’évolution où se trouve le socialisme, la théorie a expliqué de manière scientifique que notre pays se trouve encore dans la phase primaire du socialisme, que c’est une étape très longue qui prendra au moins un siècle, que toutes nos mesures politiques doivent être guidées par cette réalité fondamentale du pays, et que l’on ne peut s’écarter de la réalité, ni brûler les étapes.

— Sur la tâche fondamentale du socialisme, l’essence du socialisme est de libérer et de développer les forces productives, d’éliminer l’exploitation et de supprimer la polarisation de la société en deux groupes opposés afin que tous aient une vie aisée. À l’heure actuelle, du fait de l’écart entre la demande croissante du peuple et la production retardataire, contradiction principale du pays, il faut donner la priorité au développement des forces productives et avoir pour objectif principal le développement économique afin de promouvoir le développement de l’ensemble de la société. Dans tous les domaines, le critère fondamental qui doit guider notre jugement est de voir si ce dont il est question aide ou non au développement des forces productives de la société socialiste, au renforcement de la puissance de l’ensemble du pays socialiste et à l’amélioration du niveau de vie du peuple. La science et la technique sont les premières forces productives; le développement économique doit s’appuyer sur les progrès des sciences et techniques et l’amélioration de la qualité du personnel.

— En ce qui concerne la force motrice du développement du socialisme, la réforme est une révolution et la libération des forces productives. Elle est la seule voie à suivre pour assurer la modernisation de la Chine. Le but de la réforme du système économique est, en maintenant la prédominance de la propriété publique et respectant le principe « à chacun selon son travail », d’avoir recours aux autres éléments économiques et méthodes de distribution  comme compléments afin d’établir et de perfectionner le système socialiste d’économie de marché. La réforme du système politique a pour but de perfectionner le système de l’assemblée populaire, et celui de la coopération et de la consultation politiques entre de multiples partis sous la direction du Parti communiste chinois en vue de développer la démocratie socialiste. La réforme économique et politique doit s’adapter au développement social, la civilisation spirituelle socialiste doit encourager les nobles idéaux et la haute moralité, de façon que les Chinois deviennent cultivés et disciplinés.

— Sur le plan des conditions extérieures du développement socialiste, la paix et le développement sont les deux thèmes principaux du monde actuel. Il faut donc rester fidèle à la politique extérieure d’indépendance, d’autonomie et de paix afin d’assurer un environnement international favorable à la modernisation de la Chine. La politique d’ouverture sur l’extérieur est essentielle à la réforme et au développement. Pour développer le socialisme, en effet, il faut emprunter et utiliser tous les acquis de valeur créés par tous les autres pays, y compris les pays développés capitalistes, car la fermeture ne mène qu’au retard.

— Dans le domaine de la garantie politique du développement socialiste, il faut rester fidèle à la voie socialiste, à la dictature de démocratie populaire, à la direction du Parti communiste chinois et au marxisme, au léninisme et à la pensée de Mao Zedong. Ces quatre principes fondamentaux sont les règles de notre pays, et la garantie de la réforme, de l’ouverture et de la modernisation socialiste de la Chine.

— À propos de la stratégie de la construction socialiste, il faut procéder en trois étapes pour réaliser la modernisation.

— Quant à la force directrice et aux appuis du socialisme, on souligne que le Parti communiste chinois, avant-garde de la classe ouvrière, est le noyau dirigeant de la cause socialiste. Le PCC doit répondre aux besoins de la réforme, de l’ouverture et de la modernisation socialiste pour améliorer et renforcer sans cesse les méthodes de travail dans tous les domaines et l’auto-construction.

— Au sujet de la réunification de la patrie, la théorie propose le concept constructif d’« un État, deux systèmes ». Ce concept signifie conserver le système socialiste dans la partie principale du pays et à la condition préalable de reconnaître qu’il n’y a qu’une seule Chine, permettre que le système capitaliste en vigueur à Hongkong, Macao et Taiwan se maintienne tel quel pendant longtemps encore. C’est en suivant ce principe que l’on s’attache à promouvoir l’accomplissement de la grande œuvre de réunification pacifique de la patrie.