Une autre guerre se prépare-t-elle au Moyen-Orient?
XIQO ZAN
Les
gestes vindicatifs dIsraël sont inévitables, étant donné la situation
politique actuelle, mais une nouvelle guerre au Moyen-Orient est invraisemblable,
disent les experts chinois en relations internationales.
Des centaines de soldats israéliens ont occupé la ville de Jénine dans la zone autonome palestinienne le 14 août pendant près de trois heures sous le couvert des chasseurs aériens et des chars un autre grave conflit entre Israël et la Palestine suivant lattaque suicidaire par un groupe militaire palestinien le 9 août, et la fermeture vindicative de la Maison dOrient, bureau de représentation de lOLP, par Israël le 10. Larmée dIsraël a détruit un bâtiment de la police et arrêté des Palestiniens.
Les effusions des sang entre les deux parties sont devenues fréquentes, cela aggravant le climat politique malsain au Moyen-Orient et soulevant la crainte dune autre guerre dans cette région dans lesprit populaire. Toutefois, après des analyses étendues, les experts chinois en relations internationales de lAcadémie des sciences sociales et de lInstitut de relations internationales modernes ont affirmé quune seconde guerre du Moyen-Orient est peu probable à cause des pressions extérieures, de la comparaison des forces militaires des deux côtés, des problèmes internes de la Palestine et dautres facteurs. Néanmoins, Israël va utiliser sa puissance militaire pour se venger, ont-il ajouté.
Depuis le bain de sang entre la Palestine et Israël en septembre dernier, Israël a adopté une politique dure envers la Palestine, menaçant ainsi le processus de paix au Moyen-Orient. Le conflit sest aggravé à la suite de lélection de Ariel Sharon, chef du parti de laile droite dIsraël, au poste de premier ministre, comme conséquence de sa prise de mesures contre la violence. Les radicaux palestiniens ont usé de représailles avec une série de bombardements suicidaires des territoires occupés par Israël.
Si le gouvernement Sharon maintient son attitude rigide envers la Palestine, les Palestiniens poursuivront leurs activités terroristes comme moyen de protestation, ce qui ne fera que détériorer davantage la situation. Ce conflit qui dure depuis plus de dix mois a coûté la vie à plus de 700 personnes, des Palestiniens pour la plupart, et à au moins 150 Israéliens. Rechercher la sécurité à travers la violence nest pas sage de la part dIsraël, et jette de lhuile sur le feu. Les chefs des deux parties doivent discuter des mesures de cessez-le-feu le plus tôt possible, seule voie de solution.
Yasser Arafat, chef de lOLP, sest engagé dans la cause de la paix au Moyen-Orient depuis 1965 et voudrait enfin voir des résultats. Sharon est donc la racine du problème, en particulier par son irruption de la mosquée Akesa en Palestine en septembre dernier. Le parti de laile gauche dIsraël a vivement demandé des négociations avec les leaders palestiniens, pour que le Parti du Travail puisse demeurer membre du gouvernement de coalition.
Le 12 août, Sharon a finalement permis des négociations entre son ministre des Affaires étrangères Shimon Peres et les Palestiniens sur la fin de lescalade des conflits des derniers jours. Toutefois, il a insisté pour quon ne discute que de cessez-le-feu, pas de problèmes politiques. Il a aussi désigné un officier militaire pour assister à la rencontre. La décision de Sharon indique un certain relâchement de sa résistance antérieure, « pas de négociation sous le feu », et le succès de Peres apporte une lueur despoir.
Les problèmes du Moyen-Orient inquiète profondément le reste du monde. Le président des États-Unis George W. Bush a déclaré que cette région doit « mettre fin aux effusions de sang ». Des pays arabes ont publiquement condamné les gestes provocateurs dIsraël, et Abu Musa, secrétaire général de la Ligue des États arabes, a suggéré que les Nations unies envoient des observateurs au Moyen-Orient. Le ministère russe des Affaires étrangères a réclamé des mesures durgence pour réduire la tension, tandis que le porte-parole de la Chine pour le ministère des Affaires étrangères a demandé que les deux parties se contrôlent et empêchent ainsi la situation dempirer.
La requête de paix de la communauté internationale, le manque dappui dune superpuissance comme les États-Unis, et le besoin de préserver leurs propres intérêts vont se combiner pour empêcher le conflit actuel entre Israël et la Palestine de dégénérer en une guerre à létendue de la région.