L’économie privée aura un développement remarquable

DONG FURENG

Une plus grande percée de la réforme dans le rapport du XVIe Congrès du Parti communiste chinois (PCC) tenu en novembre dernier consiste à développer l’économie privée. Le XVIe Congrès a proposé de développer ensemble l’économie privée et l’économie publique, et de ne pas les opposer au cours de la modernisation socialiste. Cette pensée est très importante parce que dans la vie réelle, toutes les régions du pays intensifient le développement de l’économique privée, mais il existe aussi beaucoup de problèmes.

Le XVIe Congrès du PCC a souligné qu’il faut protéger les biens privés afin d’encourager les gens à créer l’entreprise et la richesse. Je pense que souligner encore une fois la signification des richesses et la protection des biens privés est très important, parce que sans les biens privés, il n’y a pas d’économie privée, et sans développement de l’économie privée, il n’y pas de développement de l’économie de marché. L’économie publique ne peut établir l’économie du marché. Pour protéger les biens privés, il faut reconnaître et protéger le revenu du travail légitime en protégeant aussi les autres revenus légitimes. Le rapport souligne que le travail, le capital, la technologie et la gestion participent aussi à la distribution selon leur contribution, ce qui est tout à fait nouveau. Le XVe Congrès du PCC tenu en 1997 proposait la répartition selon le travail fourni, tandis que le XVIe Congrès propose la distribution selon la contribution des capitaux ; c’est-à-dire que le capital peut aussi jouer un rôle important dans le développement de l’économie privée.

Pourquoi le capital contribue-t-il ? Quelle est sa contribution ? Elle vient de la création des richesses, élément fondamental du développement de l’économie privée. Le rapport du XVIe Congrès du PCC montre aussi que pour augmenter universellement la richesse du peuple, il faut augmenter la proportion des personnes ayant un revenu moyen. Depuis l’avènement des entreprises par actions, la richesse sociale devient publique. La société actuelle n’est plus, comme le disait Marx dans Le Capital, d’une part la richesse et de l’autre la pauvreté, mais la pauvreté absolue. C’était alors l’observation de Marx et la structure de développement de la société ; c’est-à-dire qu’un petit nombre de personnes sont de plus en plus riches, et un grand nombre de personnes sont de plus en plus pauvres. En réalité, cette structure ne s’est pas réalisée, parce que depuis qu’on applique le système d’entreprises par actions, un grand nombre de personnes peuvent devenir actionnaires. Une société peut compter des centaines de milliers d’actionnaires. Alors, à qui appartient cette société ? On peut dire qu’elle appartient au public. L’ouverture au public des richesses engendre une classe moyenne, dont les membres ont un revenu moyen ; ainsi, la structure sociale est stable, et la source d’investissement de plus en plus abondante. Les gens à revenu moyen comprennent certaines personnes des entreprises individuelles et certains propriétaires de petites et moyennes entreprises, c’est pourquoi que je souligne que le XVIe Congrès du PCC joue un rôle important dans le développement de l’économie privée.

Le rapport du XVIe Congrès du PCC avance qu’il faut perfectionner et protéger le système juridique relatif aux biens privés. Si l’on ne protège pas les biens privés, comment encouragera-t-on le développement de l’économie privée ? Notre système juridique n’est pas parfait ; par exemple, la Constitution stipule que l’État protège le revenu légitime du peuple. Cette affirmation est juste. La Constitution stipule aussi que n’importe quelle organisation ou individu ne peuvent saboter ou violer les biens de l’État et de la collectivité, mais elle ne mentionne pas les biens privés. En outre, la Loi de la République populaire de Chine sur les entreprises à capitaux sino-étrangers et la Loi de la République populaire de Chine sur les entreprises à capitaux étrangers stipulent aussi que l’État n’applique pas la propriété publique aux investissements étrangers, mais ne disent pas que l’État ne pratique pas la propriété publique pour les investissements privés, ce qui cause la fuite d’un important montant de capitaux. Si l’on ne protège pas les biens privés, n’encourage pas les gens à créer l’entreprise, ne respecte pas les richesses, le développement de l’économie non gouvernementale sera grandement influencé.

Il faut également élargir le marché des capitaux non gouvernementaux. Actuellement, il y a encore beaucoup de domaines où les capitaux privés ne peuvent entrer. Le rapport du XVIe Congrès du PCC propose d’ouvrir tous les secteurs sauf les industries concernant les secteurs clés de l’économie nationale. Il propose aussi que les entreprises privées bénéficient du même traitement que les entreprises d’État, comme les domaines d’investissement, l’accumulation des capitaux, les recettes fiscales, le terrain, le commerce, etc. L’économie non gouvernementale pénétrera petit à petit dans tous les secteurs sauf certaines industries devant être contrôlées par l’État.

Selon les analyses susmentionnées, l’économie privée aura un développement remarquable. Lorsque l’économie privée connaîtra une grande amélioration, nous aurons une bonne garantie pour construire une société où le peuple vit dans une modeste aisance. C’est seulement ainsi qu’on peut mobiliser la force de tous les secteurs du pays.