L’industrie du logiciel de la Chine : renforcer la coopération internationale

TANG YUANKAI

Au fur et à mesure de la mondialisation, l’industrie du logiciel de Chine coopérera avec le secteur similaire des autres pays afin de réaliser des bénéfices communs.

Bien qu’on se plaigne du piratage des logiciels en Chine, plusieurs fabricants mondialement connus ont choisi la Chine comme base de développement.

Depuis juin dernier, plusieurs fabricants étrangers ont exprimé qu’ils veulent renforcer la coopération avec l’industrie du logiciel de Chine afin de suivre une voie de développement commun.

Le 14 juin dernier, un représentant de la Société Novell des États-Unis a annoncé à Beijing que sa société procédera aux projets et au service de catalogue en réseau.

Le 18 juin dernier, la société consultative Tata de l’Inde, la plus grande société de logiciel en Asie, a annoncé que la société de technologie informatique Tata, sa première filiale en Chine, avait été installée dans la « zone de logiciel de Pudong » à Shanghai. Tata (Chine) est divisée entre Shanghai, Beijing et Hangzhou. Elle établira une filiale à Beijing consacrée au marketing, aux relations publiques et au service à la clientèle en fournissant l’appui aux clients du nord-est et du nord-ouest du pays. Elle établira un centre de recherche et de développement à Hangzhou afin de fournir le service au marché chinois et étranger.

Pendant deux mois,  une quinzaine de sociétés de logiciel indiennes (y compris deux des quatre plus grandes) ont installé un bureau de représentation dans la « zone de logiciel », devenant les clients importants de Huawei Technologies Ltd. et de China Unicom.

Un responsable concerné de Oracle des États-Unis a dit en juin dernier à Beijing que le siège d’Asie-Pacifique de Oracle quittera Hongkong pour s’installer à Beijing, établissant respectivement un centre de recherche à Beijing et à Shenzhen. Autrefois, cette société n’avait que trois centres de recherche dans le monde entier.

Au cours de la 6e Foire du logiciel de Chine tenue à la fin de juin à Beijing, Chen Yongzheng, président de Motorola (Chine), a déclaré que sa société investira, en cinq ans, près d’un milliard de dollars dans le centre de logiciel de Motorola (Chine) qui deviendra un « géant du logiciel » de la Chine et un centre de recherche et de développement au niveau mondial.

La SAP, la plus grande compagnie de logiciel d’Europe, a annoncé qu’elle renforcera la coopération avec les compagnies de logiciel de Chine afin de pénétrer le marché chinois.

Le 13 septembre, le groupe IBM composé de WebSphere, DB2, Tivoli et Lotus, a convoqué une conférence de presse à Beijing, la première fois qu’il se manifestait sur le marché chinois. En mai dernier, il a déclaré à Guangzhou qu’il avait investi près de 100 millions de USD dans la formation de 100 000 compétences en logiciel.

Le Japon est devenu le deuxième pays de production et de consommation de logiciel. Plusieurs entreprises japonaises ont jeté leur dévolu sur les ressources humaines en logiciel de la Chine. La Corporation Justsystem du Japon a exprimé qu’elle continuera de confier à la Chine la nouvelle exploitation de haut niveau et la recherche, et de renforcer la coopération avec l’industrie du logiciel en Chine.

Après l’adhésion de la Chine à l’OMC, l’industrie du logiciel a accédé au rang des autres secteurs chinois. Face à l’élargissement de l’ouverture et au développement de la coopération internationale, le potentiel du marché chinois est apprécié par les investisseurs étrangers. L’industrie chinoise du logiciel fait face à une bonne occasion de renforcer l’échange et la coopération avec ses homologues de classe A du monde.

Le 26 juin dernier, le plus grand projet commun de l’industrie du logiciel de la Chine est né. La Commission d’État pour la planification du développement et Microsoft Corporation des États-Unis ont signé à Beijing un mémorandum concernant l’intensification de la coopération entre les industries de logiciel. Avec le soutien de la Commission susmentionnée, Microsoft peut entreprendre une série d’opérations en collaboration comme l’exportation, l’investissement, la formation du personnel et l’exploitation de la technologie avec les entreprises chinoises, les institutions de recherche, les établissements d’enseignement supérieur et l’industrie du logiciel de Chine conformément à ce mémorandum. Le montant concerné dépassera 6,2 milliards de yuans.

Selon le mémorandum, Microsoft Corporation s’est engagé à aider la Chine à exporter ses produits de logiciel, à former le personnel et à partager son code de logiciel avec les institutions coopératives présentées par la Commission d’État pour la planification du développement sur la base de la consultation et du contrat signé. C’est la première fois que Microsoft partage son code original avec un autre pays.

Cette année est la première de l’adhésion de la Chine à l’OMC ; la Chine a commencé à réduire ses droits de douane pour les produits de technique informatique selon sa promesse de « douane zéro », ce qui a créé des conditions favorables au développement de son industrie du logiciel et a ouvert la voie de la coopération à long terme avec les entreprises semblables du monde.

La Chine possède la supériorité technologique de produits d’application et de produits intermédiaires répondant à la demande du marché chinois. D’après l’avis d’un expert, si l’industrie du logiciel de Chine veut élever son niveau technique et sa part de marché, elle doit élargir son horizon, juger son propre développement selon la norme internationale en vigueur, choisir son angle de coopération du point de vue de la mondialisation.

Wang Zhidong, directeur général de la compagnie de technologie Dianji de Beijing, a dit que, dans les conditions du marché et de l’ouverture, l’industrie chinoise du logiciel doit ouvrir sa porte à la technologie et aux produits de logiciel étrangers pour se développer, selon le principe de la concurrence, afin d’accélérer l’informatisation de la Chine et de faciliter l’établissement d’un climat concurrentiel de mondialisation sur le marché du logiciel chinois. Dans cette situation, l’industrie du logiciel de la Chine pourra mûrir.

Ces dernières années, les entreprises chinoises, y compris certaines industries d’information et de logiciel, sont en train d’apprendre et de suivre de près la loi universelle du développement de l’industrie d’information mondiale. En participant à la concurrence mondiale, elles jouent sans cesse de compétitivité.

L’industrie chinoise du logiciel est la première à avoir passé l’authentification de la qualité IS09001. La CVIC SE de Chine créée en 1991 se consacre toujours au développement de logiciels d’application et à l’informatisation des domaines de la finance, des communications, des médias, du gouvernement, etc. avec ses produits intermédiaires et logiciels de base. Elle a exploité plus de 40 logiciels d’application et de support. Elle atteint 60 000 clients dans l’ensemble du pays. Par ailleurs, elle a des filiales à Los Angeles aux États-Unis, à Sydney en Australie et à Regina au Canada, qui fonctionnent normalement et ont fourni la technologie et l’information sur le marché récentes au développement de la compagnie. Elle a décidé d’établir à Kunshan au Jiangsu un centre de développement orienté vers l’exportation, afin de perfectionner sa structure. Actuellement, elle applique le système CMM (Capability Maturity Model) afin d’améliorer la qualité et la capacité de gestion de l’exploitation de logiciels. Elle invite certains experts en gestion mondialement connus comme Adesh Anderson Jain James, vice-président de l’Association internationale de gestion de projet, à former ses employés, met ses employés en contact avec le concept culturel d’avant-garde de l’étranger, rajuste la structure culturelle de son personnel, afin d’occuper un espace sur le marché mondial. Son système de gestion de projet, sa forme d’évaluation des employés et son « système de nerf numérique » sont appréciés par l’Association internationale de gestion de projet. Elle est la première entreprise à expérimenter la gestion de projet en Chine.

Liu Jiren, président du Groupe Neusoft, grande entreprise de logiciel de Chine, a dit que la « zone de logiciel international de Neusoft » entreprendra une autre exploitation confiée par l’entreprise japonaise.L’Institut d’informatique et de technologie, créé par ce groupe à Dalian, peut coopérer avec l’entreprise japonaise dans le domaine de la formation des personnes.

Le logiciel antivirus produit par Rising est entré sur le marché japonais, ce qui signifie que l’industrie du logiciel de Chine aura sa propre scène sur le marché étranger par la marque de commerce et le droit de propriété intellectuelle.

Liu Xu, directeur général de la compagnie Rising, a dit : « Nous devons mettre nos produits non seulement sur le marché japonais, mais aussi sur le marché mondial. Le plus important est de gagner le respect des gens du même métier sur le marché mondial. »