L’étude de l’art des grottes bouddhistes de Qiuci suscite de nouveau l’attention

La deuxième édition du premier album représentant la beauté plastique des bouddhas de la Chine antique, l’Art des grottes bouddhistes de Qiuci, a paru à la mi-décembre 2002 aux Éditions de photographie de Chine. L’étude des bouddhas des grottes de Qiuci a suscité de nouveau l’attention publique.

L’auteur, le Pr. Feng Fei, est chercheur au Musée du Xinjiang. La deuxième édition comprend 180 photos de personnages figurant dans les peintures rupestres datant des Han (206 av. J.-C.-25) et des Tang (618-907). Plusieurs photos sont nouvellement ajoutées. Les légendes, en chinois, anglais et japonais, retracent l’expression, la plastique des personnages, le style pictural, les rapports entre l’art plastique de Qiuci et le bouddhisme, l’origine de l’art plastique de Qiuci.

Le royaume antique de Qiuci est situé dans le district de Kuche actuel, au Xinjiang. Dans l’histoire, avec l’ouverture de la Route de la Soie, le bouddhisme fut introduit au premier siècle de notre ère dans les territoires de l’ouest de la Chine et atteignit à son apogée du IIIe au VIe siècle. De nombreux monastères furent construits, des grottes, creusées, et des tableaux de bouddhas, peints. Qiuci, en tant que première étape de l’introduction du bouddhisme, possédait autrefois « dix mille moines », et « mille monastères ». Même aujourd’hui, il existe encore plus de 500 grottes, les plus anciennes de la Chine.

Dans l’antiquité, Qiuci était le « confluent» des cultures chinoise, indienne, arabe et européenne, que les artistes ne tardèrent pas à assimiler, ce qui a enrichi le style des fresques de Qiuci. Un grand nombre d’œuvres cumulant les caractéristiques religieuses et laïques ont été conservées. Du fait de la longue période de fermeture, ces chef-d’œuvres étaient restés inconnus.

Pendant des dizaines d’années, le Pr. Feng Fei s’est livré à la recherche sur les objets historiques et à la photographie. Depuis les années 1970, il a photographié les œuvres d’art conservées dans les grottes de Qiuci. Des preuves sûres acquises à travers bien des années d’étude lui ont permis d’abolir l’argument traditionnel voulant que « l’art plastique humain au sens strict n’existe pas dans la peinture orthodoxe chinoise ». En 1992, il a sélectionné quelques-unes de ses photos montrant des personnages dans des postures élégantes dans les fresques pour publier son album, lequel a soulevé un écho à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Depuis dix ans, une exposition du Pr. Feng Fei a circulé dans plus de trente pays et les recherches de Feng lui ont rapporté plusieurs prix nationaux et internationaux.

- Yi Shu