Les étudiants de Taiwan préfèrent la
médecine traditionnelle de la patrie

« Des étudiants venus de Taiwan sont très assidus. Ils se lèvent à six heures du matin et étudient souvent jusqu’à une heure ou deux heures de la nuit », dit Su Hua, directeur du centre de formation des étudiants de Taiwan, Hongkong et Macao de l’université de Médecine et de Pharmacologie traditionnelles chinoises de Beijing. Il a attiré à maintes reprises leur attention sur la santé.

Le nombre de Taiwanais qui étudient actuellement la médecine et la pharmacologie traditionnelles dan la partie continentale de la Chine dépasse 5 000. L’université de Médecine et de Pharmacologie traditionnelles de Beijing est l’unique université du genre en Chine inclue dans le « Projet 211 » du ministère de la Santé publique. C’est celle qui a admis le plus d’étudiants de Taiwan. Pourquoi les étudiants taiwanais préfèrent-ils la médecine et la pharmacologie traditionnelles du continent ? D’après Su Hua, il y a trois raisons.

Premièrement, à cause des enseignants. Le continent est d’une grande puissance. Seulement dans ladite université, on compte plus de 500 enseignants ayant le titre de professeur adjoint ou plus. Ces professeurs  combinent la médecine traditionnelle chinoise avec la médecine occidentale et sont riches de théorie et d’expérience pratique, assurant ainsi la haute qualité de l’enseignement.

Deuxièmement, l’espace de pratique est vaste. L’université en question dispose de deux hôpitaux qui en relèvent directement, de trois hôpitaux qui en relèvent indirectement et de 12 hôpitaux d’enseignement. Les étudiants y peuvent faire un stage afin de lier efficacement les connaissances théoriques à la pratique clinique.

Troisièmement, les diplômes universitaires de médecine traditionnelle chinoise de la partie continentale de la Chine sont reconnus largement. Les étudiants taiwanais doivent passer comme tous les autres un examen unifié rigoureux pour obtenir un diplôme de médecine traditionnelle chinoise sur le contient. Ce diplôme est reconnu dans les pays d’Amérique et d’Europe. Bien qu’il ne soit pas reconnu actuellement à Taiwan et que les diplômés des universités du continent aient de la difficulté à trouver un emploi dans l’île, les étudiants pensent que ce diplôme peut prouver au moins leur niveau professionnel et qu’il sera reconnu tôt ou tard. Donc, ils persévèrent dans leurs études à l’intérieur du pays et aspirent à la maîtrise et même au doctorat.

En 1997, l’université susmentionnée a admis les premiers étudiants taiwanais qui étaient attirés pour la plupart par sa réputation. En ce temps-là, du fait que les candidats de Taiwan étaient nombreux, mais les informations en la matière ne circulaient pas bien, certains organismes intermédiaires illégaux de Taiwan ont profité de l’occasion pour soutirer des « frais d’intermédiaire » importants. À présent, l’Internet s’est développé. Pour protéger les intérêts des candidats taiwanais et sa propre réputation, l’université de Médecine et de Pharmacologie traditionnelles de Beijing a déclaré, sur son site Internet, que son admission d’élèves refuse tout intermédiaire.

L’université n’accorde aucune « faveur particulière » aux étudiants taiwanais en décernant le diplôme universitaire. Ceux-ci étudient donc très assidûment et obtiennent des résultats excellents. Selon Su Hua, les étudiants admis l’année dernière ont même rédigé des thèses qui peuvent se comparer avec celles des aspirants à la maîtrise.

Parmi les diplômés d’origine taiwanaise de cette université, un tiers s’inscriront à l’examen d’admission à la maîtrise, un tiers continueront de se perfectionner pour obtenir le permis de pratique de la médecine et les derniers retourneront à Taiwan. En ce qui concerne l’âge des étudiants taiwanais admis, il varie entre 18 et 55 ans. Par ailleurs, un certain nombre d’étudiants qui possèdent déjà un diplôme universitaire de Taiwan viennent étudier ici pour un deuxième diplôme.

- Zhong Yi