Élargir le champ d’activité
international
CHEN NAIXING
Avec une petite envergure, un faible montant d’investissements et un fort coefficient d’élasticité de l’emploi, qui favorisent l’augmentation de l’offre de marché et le développement de la concurrence, les petites et moyennes entreprises (PME) jouent un rôle extrêmement important dans le développement économique et le progrès social. Ce point de vue a été reconnu par les milieux théoriques et d’industriels et les autorités de divers pays. Tant les pays développés que les pays en voie de développement attachent une grande importance au développement de ces entreprises, qu’ils considèrent comme une partie importante de la stratégie de développement de l’économie nationale. Actuellement, on observe un grand élan de développement de PME dans le monde.
En Chine, grâce à la réforme et à l’ouverture débutant en 1978 et promouvant fortement la restructuration et le redressement de l’économie chinoise, les PME se sont beaucoup développées. Prenons l’industrie comme exemple : le nombre de PME est passé de 300 000 en 1978 à 10 millions en 2000, soit une multiplication par 33, et elles représentent plus de 99 % du total des entreprises chinoises. Un bon nombre de ces entreprises ont connu un grand progrès et sont devenues des groupes d’entreprises dynamiques de grande envergure. En tant que pôle de croissance principal du développement de l’économie nationale, les PME fournissent davantage d’emplois, ce qui permet de soulager la pression d’emploi et d’assurer la sécurité sociale. Par ailleurs, le développement de ces entreprises favorise la croissance des recettes financières locales. Les statistiques montrent que le montant global de production industrielle de ces entreprises et les impôts versés représentent respectivement 65 % et 40 % de la totalité nationale ; les PME du domaine de la circulation des marchandises représentent plus de 90 % des points de vente en détail de l’ensemble du pays ; elles fournissent 75 % des emplois. Au cours du développement rapide de l’économie nationale dans les années 1990, 76,7 % de la valeur de production industrielle nouvellement augmentée vient des PME, qui occupent une place dominante dans la plupart des industries. Actuellement, elles produisent plus de 70 % de la valeur de production industrielle de l’alimentation, de la papeterie et de l’imprimerie, et plus de 90 % de celle des industries du bois d’œuvre et du meuble.
Dans le domaine de la coopération économique et technologique internationale, les PME constituent une force indispensable grâce à leur gestion souple, aux produits d’une grande variété, au court délai de livraison, à la commande en petite quantité, au grand coefficient d’élasticité de prix et à l’esprit de création permettant d’adopter de nouvelles techniques et de nouvelles méthodes de gestion. Le développement de ces entreprises stimule non seulement les échanges économiques et technologiques dans le monde, mais aussi le développement économique et le progrès social. En Chine, le développement des PME a abouti à l’augmentation des exportations. Ces dernières années, dans le volume du commerce d’exportation, les exportations réalisées par ces entreprises représentent environ 60 %. Beaucoup de produits à large débouché exportés par la Chine, tels que vêtements, chaussures, chapeaux, jouets, briquets, articles d’artisanat, papeterie, quincaillerie ainsi que logiciels ont été produits par de petites et moyennes entreprises. Ces entreprises font aussi l’objet de l’investissement étranger.
Il faut élargir davantage l’espace de coopération internationale des PME. En Asie, en particulier, il faut renforcer la coopération internationale en la matière parce qu’on y trouve un terrain fertile aux PME. Dans le monde informatisé d’aujourd’hui, les transports et les communications sont développés et l’économie mondiale se développe dans la direction de l’intégrité ; les conditions sont favorables à la coopération internationale des PME et chaque pays et région doit mettre en valeur ses ressources nécessaires au développement économique et au progrès social pour améliorer au maximum le rendement économique tout en économisant les ressources.
Actuellement, on observe une tendance de coopération régionale sous forme de zone de libre-échange entre des régions ou pays voisins. À l’exception de l’Asie, tous les continents du monde ont établi des zones de libre-échange, qui ont stimulé le développement économique et le progrès social des pays ou régions membres. L’Asie est le continent le plus peuplé et où le développement économique et le progrès social sont relativement en retard. Les pays asiatiques doivent donc s’unir et élargir activement le champ de coopération internationale en se développant dans la direction de l’établissement d’une zone de libre-échange.
En ce qui concerne la forme de coopération internationale des PME, les échanges commerciaux internationaux sont les plus fréquents. Il faut les porter à un plus haut niveau par la signature des accords bilatéraux ou multilatéraux. Le commerce frontalier est un bon moyen. Il faut donc fournir toutes les facilités aux commerçants et résoudre les problèmes au moyen de rencontres périodiques ou non périodiques des officiers concernés, pour créer des zones frontalières de libre-échange de petite envergure et promouvoir le développement du commerce frontalier. Lorsque les conditions seront réunies, ces zones pourront être élargies en zones de libre-échange international.
La coopération technologique, la gestion coopérative, l’investissement réciproque sont également de bons stimulants de la coopération internationale.
Développer la coopération internationale des PME constitue
une ingénierie systématique et on doit travailler dans plusieurs
domaines. D’abord, il faut signer des accords gouvernementaux sur la base
de la négociation amicale et fournir l’aide nécessaire aux
PME; deuxièmement, des expositions de diverses formes doivent être
organisées pour leur fournir davantage d’informations et faciliter
la compréhension et la confiance entre elles ; troisièmement,
il faut que des institutions intermédiaires servent les PME pour les
aider à résoudre les problèmes ; quatrièmement,
les milieux théoriques doivent coopérer dans l’étude
des problèmes de coopération entre les PME et les problèmes
d’intérêt commun, afin de fournir au gouvernement et aux
entreprises des propositions favorables et de stimuler en profondeur la coopération
internationale.