EN COUVERTURE
Chine-Afrique : la coopération fructueuse
L’ouverture de la conférence ministérielle
La
deuxième Conférence ministérielle du Forum sur la coopération
sino-africaine a eu lieu les 15 et 16 décembre à Addis-Abeba en
présence des ministres d'une quarantaine de pays africains et chinois,
chargés des affaires étrangères et du commerce international.
A la session d'ouverture ont été présents une douzaine de chefs d'Etat et de gouvernement africains, le premier ministre chinois Wen Jiabao, le président de la Commission de l'Union africaine Alpha Oumar Konare ainsi que des représentants d'organisations internationales et régionales.
Le Forum sur la coopération sino-africaine est un mécanisme consultatif lancé à Beijing en 2000 par la Chine et 49 pays africains, avec pour objectif la promotion de la coopération entre les deux parties dans divers domaines, notamment sur le plan économique.
Depuis le lancement du forum en 2000, la Chine a annulé ou réduit les dettes pour un montant total de plus de 1,2 milliard de dollars que doivent 32 pays les moins avancés de l'Afrique.
Selon les statistiques disponibles, les échanges commerciaux sino-africains ont connu ces dernières années une forte croissance pour atteindre 12,39 milliards de dollars en 2002 et 13,39 milliards de dollars pour les neuf premiers mois de 2003.
Les participants à la réunion ont loué hautement la coopération entre les deux parties depuis la tenue de la première conférence ministérielle du Forum, et exprimé leur désir de renforcer leur coopération dans les domaines des ressources humaines, de l'agriculture, des infrastructures, de l'investissement et du commerce.
«La présente coopération chinoise avec l'Afrique
surtout dans certains domaines clé peut revêtir une importance
réelle pour aider les pays africains en lutte pour changer leur développement
politique et socio-économique», a déclaré le ministre
d'Etat éthiopien du Commerce et de l'Industrie, Taddese Haile.
«C'est la raison principale pour laquelle nous considérons la Chine
comme notre partenaire vital et stratégique», a-t-il ajouté.
«La Chine possède une économie montante, et nous avons beaucoup
à nous inspirer de ses riches expériences», a-t-il affirmé.
Conférence des homme d'affaires
Avant la conférence ministérielle, la première conférence des hommes d'affaires Chine-Afrique s’est tenue le 14 décembre avec la participation de quelque 400 représentants d'entreprises africaines.
La conférence est co-présidée par le ministre d'Etat éthiopien du Commerce et de l'Industrie, Tadesse Haile, et le vice-ministre chinois du Commerce, Wei Jianguo.
Pendant la conférence, les hommes d'affaires chinois et africains ont procédé à d'intensives discussions sur la promotion de la coopération dans les investissements et le commerce.
Des contrats de coopérations entre des entreprises chinoises et africaines ont été signés.
Selon les statistiques disponibles, plus de 600 entreprises chinoises se sont installées dans 49 pays africains. 117 d'entre elles ont créé leurs succursales sur le continent africain au cours des deux ans passés.
Wen Jiabao : les mesures pour renforcer la coopération avec l'Afrique
Le
premier ministre chinois Wen Jiabao a déclaré le 15 à Addis-Abeba
que la Chine, en tant que le plus grand pays en voie de développement
dans le monde, est déterminée à renforcer la solidarité
et la coopération avec les pays de l'Afrique, le plus grand continent
en voie de développement.
« La Chine entend travailler de concert avec les pays africains pour renforcer leur partenariat d'un type nouveau, caractérisé par la durabilité, l'égalité, les avantages réciproques et la coopération globale, et en faire un exemple de la coopération Sud-Sud », a indiqué Wen Jiabao à la session d'ouverture de la deuxième conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine.
Il a souligné que la coopération sino-africaine doit privilégier les actions concrètes, le point de départ et l'objectif final étant le développement économique et social des pays africains et l'amélioration de la vie des peuples africains.
Wen a annoncé de nouvelles mesures que la Chine va mettre en œuvre dans ce sens:
- Accroître progressivement son assistance aux pays africains dans le cadre du forum.
- Ouvrir davantage son marché et pratiquer un tarif douanier zéro pour une partie des marchandises provenant des pays les moins avancés africains.
- Augmenter de 33% le fonds de mise en valeur des ressources humaines africaines en vue de former pour l'Afrique 10 000 personnes d'ici trois ans.
- Encourager et promouvoir une coopération mutuellement bénéfique entre les entreprises chinoises et africaines, en incitant les hommes d'affaires chinois à investir en Afrique.
- Renforcer la coopération touristique en accordant à huit nouveaux pays africains le statut de destination approuvée pour les touristes chinois.
- Organiser l'année prochaine en Chine un festival de la jeunesse sino-africaine et des échanges culturels de grande envergure ayant pour thème l'Afrique.
- Développer activement une coopération avec les pays africains dans la lutte contre des maladies transmissibles, comme le sida, le paludisme et la tuberculose, la prévention des calamités naturelles et la protection de l'environnement.
Le premier ministre chinois a déclaré que le gouvernement chinois entend élargir les échanges de haut niveau entre la Chine et l'Afrique de manière que les rencontres et les dialogues réguliers de leurs dirigeants puissent insuffler une nouvelle vitalité à l'amitié sino-africaine et au mécanisme du Forum sur la coopération sino-africaine.
La Chine continuera à appeler la communauté internationale, notamment les Nations unies, à prendre toutes les mesures nécessaires pour appuyer les pays africains, et continuera à participer aux opérations de maintien de la paix de l'ONU en Afrique.
Wen a aussi déclaré que la Chine contribuerait à la démocratisation des relations internationales en renforçant les consultations bilatérales et que les pays africains peuvent compter sur le soutien de la Chine quand ils se prononcent pour le multilatéralisme. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité, la Chine se tiendra toujours du côté des pays africains et des autres pays en développement pour appuyer leurs revendications légitimes et propositions raisonnables, a-t-il ajouté.
A propos de la mondialisation, la Chine souhaite se concerter avec les pays africains au sujet de la participation à l'élaboration des règles économiques internationales et aux négociations commerciales multilatérales pour défendre les droits et intérêts des pays en développement.
Il a ajouté que les pays développés ont l'obligation et la responsabilité d'ouvrir davantage leur marché et de supprimer les barrières commerciales et les subventions agricoles.
Selon le premier ministre chinois, la politique de réforme et d'ouverture sur l'extérieur a permis à la Chine d'atteindre un nouveau palier historique quant à son développement économique et à sa puissance globale, et d'assurer dans l'ensemble une vie de moyenne aisance à sa population.
Cependant, a-t-il poursuivi, la Chine reste en retard pour le PIB par tête d'habitant et la productivité en général avec ses 1,3 milliard d'habitants et un vaste territoire marqué par une inégalité de développement entre les régions, et le pays a encore un long chemin à parcourir pour réaliser sa modernisation.
Dans ces conditions, l'aide que la Chine est en mesure d'apporter
aux pays africains est bien limitée, a déclaré Wen, mais
elle est sincère et non assortie d'aucune condition politique.
Signature des contrats de 460 millions de dollars
Des entreprises chinoises et africaines ont signé mardi à Addis-Abeba une vingtaine de contrats pour une valeur total de près de 460 millions de dollars en marge de la conférence des hommes d'affaires sino-africains.
Au cours d'une cérémonie organisée par le Conseil chinois pour la promotion du commerce international, 17 entreprises chinoises ont procédé à la signature des contrats avec des entreprises, institutions commerciales ou gouvernements de pays africains, y compris l'Ethiopie, le Nigeria, le Cap-Vert, le Rwanda, l'Ouganda, le Soudan et la Tanzanie.
Les accords portent notamment sur la construction d'usines (cimenterie, sucrerie, textile) et de centrales hydroélectrique, la production et le commerce de médicaments.
Après avoir signé un accord avec la Société de l'industrie de matériel de construction de Chine sur la construction d'une cimenterie au Cap-Vert, le ministre capverdien de l'Economie, le Dr Avelino Bonifacio, a déclaré que ce projet est très important pour le Cap-Vert et que ce sont ces projets concrets qui « marquent la différence entre la coopération Afrique-Chine et celle de l'Afrique avec d'autres pays du monde ».
Adoption du plan d'action 2004-06
La deuxième conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine a adopté le 16 décembre, à l'issue de deux jours de travaux, le « Plan d'action d'Addis- Abeba » qui a défini les idées directrices, les objectifs principaux et les mesures concrètes à prendre pour la coopération sino-africaine pour la période 2004-06.
Selon ce document, la Chine et 45 pays africains participant à la conférence vont renforcer leur coopération en ce qui concerne la paix et la sécurité, les problèmes de sécurité non traditionnels (terrorisme, trafic d'armes légères, trafic de drogue, crimes économiques transnationales, etc.).
La Chine s'engage à continuer sa participation aux opérations de maintien de la paix et au processus de déminage en Afrique et à fournir, dans la mesure de ses possibilités, une assistance financière et matérielle combinée avec la formation du personnel au Conseil de Paix et de Sécurité de l'Union africaine (UA).
La Chine soutient les efforts des pays africains pour prévenir et combattre le terrorisme, y compris l'adoption d'une convention contre le terrorisme et l'établissement à Alger d'un centre d'études et de recherche sur le terrorisme.
Dans les affaires internationales, la Chine et l'Afrique vont intensifier, dans le cadre du Forum, leur consultation et coopération au sein des Nations Unies, de l'OMC et d'autres organisations internationales. La Chine s'engage à soutenir les efforts des pays africains, qui ne sont pas encore membres de l'OMC, pour adhérer à cette organisation.
La Chine prendra, dans le cadre du Forum, des mesures concrètes pour renforcer la coopération avec l'Afrique dans les secteurs prioritaires identifiés par le NEPAD, tels que les infrastructures, la prévention et le traitement des maladies transmissibles et infectieuses dont le sida, le paludisme et la tuberculose, etc., et le développement des ressources humaines et l'agriculture.
Sur le plan économique, la Chine et les pays africains membres du Forum s'engagent à promouvoir leur coopération dans l'agriculture, les infrastructures, le commerce, l'investissement, le tourisme, l'exploitation des ressources naturelles, etc.
Selon le Plan d'action d'Addis-Abeba, les deux parties sont d'accord pour élaborer un plan de travail sur la coopération agricole pour la période 2004-06. La Chine continuera à aider, sur le plan financier et politique, les entreprises chinoises performantes à développer des projets de coopération agricole en Afrique.
Dans le domaine des infrastructures, la Chine encourage ses entreprises à participer activement aux projets en Afrique et à élargir la coopération notamment en ce qui concerne les transports, les télécommunications, l'énergie et l'alimentation en eau et en électricité.
Quant aux échanges commerciaux, le plan d'action indique que la Chine et les pays africains s'engagent à promouvoir le commerce équilibre dans les deux sens entre les deux parties. La Chine décide ainsi de faire bénéficier du traitement de tarif zéro à une partie des produits en provenance des pays africains les moins avancés pour leur accès au marche chinois, et de lancer en 2004 des négociations bilatérales avec les pays concernés sur la liste des produits qui seront exemptés de droits de douane.
La Chine et les pays africains vont prendre des mesures concrètes afin de promouvoir les investissements dans les deux sens et les entreprises chinoises seront encouragées appuyées par le gouvernement chinois à investir en Afrique, y compris la création de joint-ventures. Les deux parties sont d'accord pour prendre des mesures de facilitation en faveur des entreprises chinoises intéressées à investir en Afrique.
La Chine et les pays africains vont élargir leur coopération dans le tourisme, prévoit le plan d'action. La Chine décide d'accorder le statut de pays de destination touristique (ADS) à huit pays: l'Ile Maurice, le Zimbabwe, la Tanzanie, le Kenya, l'Ethiopie, les Seychelles, la Tunisie et la Zambie. Jusqu'à présent, seulement l'Afrique du Sud, l'Egypte et le Maroc sont pays de destination au continent africain pour les touristes chinois.
Quant à l'allégement des dettes, les pays africains "expriment leur appréciation à la Chine, qui est elle-même un grand pays débiteur, pour ce qu'elle a fait en vue d'alléger le service des dettes de pays africains", indique le plan d'action. Depuis 2000, la Chine a annulé ou réduit des dettes pour un montant de plus de 1,2 milliard de dollars dues par 31 pays africains très endettés, rappelle-t-on.
En ce qui concerne la coopération dans l'exploitation des ressources naturelles, la Chine et les pays africains sont d'accord pour renforcer leurs consultations. La Chine se dit prête à participer activement aux projets d'exploitation des ressources des pays africains.
Le Plan d'action d'Addis-Abeba prévoit aussi la coopération sino-africaine dans le développement des ressources humaines, l'éducation, la santé publique et la culture.
Le gouvernement chinois s'engage à augmenter sa contribution financière au Fonds de développement des ressources humaines de l'Afrique pour porter le nombre des bénéficiaires des programmes de formation dans les différents domaines.
La Chine continuera à envoyer des équipes médicales en Afrique, indique le document. Les pays africains et la Chine vont renforcer leur coopération et leurs échanges d'expériences et de techniques dans la recherche des médicaments traditionnels, en particulier dans la prévention et le traitement du sida, du paludisme, de la tuberculose... et feront de la formation du personnel médical une priorité de leur coopération dans le domaine de la valorisation des ressources humaines.
Sur les échanges culturels, la Chine décide d'organiser en 2004 un festival international, "Rendez-vous à Beijing", qui sera consacré à l'Afrique et à ses arts. A cette occasion, 8 à 10 groupes d'artistes africains seront invités pour des représentations et des expositions artistiques seront organisées en Chine.
La Chine va également organiser une manifestation culturelle en Afrique, "Voyage de la culture chinoise en Afrique" en 2004, par l'envoi des ensembles de chants, de danses, d'acrobatie, d'arts martiaux, etc.
Dans le Plan d'action, la Chine annonce en outre l'organisation
du "Festival des jeunesses chinoises et africaines en Chine l'année
prochaine.
Des produits africains pourront entrer en Chine sans taxe
Des produits venant des pays les moins avancés de l'Afrique pourront entrer en Chine sans taxe, a annoncé le ministre chinois du Commerce Lü Fuyuan à la conférence des hommes d'affaires chinois et africains.
Cette décision vise à augmenter la compétitivité des produits africains au marché chinois et faire accroître les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique, a-t-il expliqué.
Il a déclaré que le gouvernement chinois envisage d'augmenter le commerce sino-africain à 30 milliards de dollars d'ici trois ans.
Le gouvernement chinois va prendre des mesures pour réaliser cet objectif, comme le renforcement de l'échange d'informations entre les gouvernements et les entreprises, la création d'une « Fédération sino-africaine de l'industrie et du commerce », l'augmentation de la présence des entreprises chinoises dans les foires organisées dans les pays africains, a-t-il dit.
Selon lui, le volume des échanges commerciaux de la Chine avec l'Afrique a connu une forte croissance pour atteindre près de 13,4 milliards de dollars. Mais ceci ne représente que 2% du commerce extérieur de la Chine et 5% de celui de l'Afrique.
Lü Fuyuan a affirmé que depuis la première conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine tenue en 2000, le gouvernement chinois a pris des mesures pour encourager les investissements des entreprises chinoises en Afrique, telles que la création de fonds spéciaux en faveur des entreprises chinois installées en Afrique.
Le gouvernement chinois va continuer à encourager les investissements des entreprises chinoises en Afrique et de celles de l'Afrique en Chine, dont le montant reste peu important, ajoutant que les entreprises chinoises sont appelées à investir surtout dans l'exploitation de l'énergie, les industries légère et textile, l'agriculture et le traitement des produits agricoles en Afrique, a-t-il précisé.
Selon le ministre chinois, jusqu'en juin 2003, plus de 600 entreprises chinois se sont installées en Afrique avec des investissements dans divers domaines comme le commerce, la fabrication, l'exploitation des ressources naturelles, le transport, l'agriculture, l'infrastructure, les télécommunications, etc.
La Chine a signé des accords de protection des investissements avec 34 pays africains et des accords visant à éviter la double taxation avec 14 pays africains, a-t-il ajouté.
Lü estime en outre que la Chine et les pays africains peuvent élargir leur coopération dans d'autres domaines comme la gestion des télécommunications, la production de l'électricité, l'exploitation du tourisme, etc.
L'Afrique dispose de riches ressources touristiques, alors que les
Chinois, dont la consommation dans le tourisme est en croissance rapide, constituent
une source importante des clients pour le secteur touristique africain, a-t-il
souligné.
Les résultats réjouissants enregistrés depuis 2000
Le ministre chinois des Affaires étrangères, Li Zhaoxing, a déclaré là Addis Abeba que « des résultats réjouissants » ont été enregistrés au cours des trois ans passés dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine.
Il a fait cette remarque en présentant un rapport à la deuxième conférence ministérielle du Forum.
Selon le rapport, les échanges de visites de haut niveau et les contacts entre les dirigeants milieux ont été fréquents avec 20 visites en Afrique de dirigeants chinois et le séjour en Chine d'une trentaine de présidents, vice-présidents et premiers ministres africains.
La Chine a apporté son soutien aux pays africains dans leurs efforts pour le maintien de la paix et de la stabilité et fourni des aides financières et matérielles à des organisations régionales et à des pays africains. Elle a envoyé pour la première fois 218 personnes au Congo-Kinshasa dans le cadre des opérations de maintien de la paix de l'ONU et participera prochainement aux opérations de maintien de la paix de l'ONU au Liberia.
La Chine et l'Afrique ont continué de se prêter soutien et de se concerter dans les affaires internationales, en renforçant leurs consultations et la coopération afin de défendre ensemble les droits et les intérêts légitimes des pays en développement.
Aux termes du rapport, les nombreux pays africains ont réaffirmé leur attachement à la politique d'« une seule Chine » et leur soutien à l'œuvre de la réunification de la Chine.
Sur le plan économique, le gouvernement chinois a honoré ses engagements pris à la première conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine en 2000, en signant avec 31 pays africains des protocoles sur l'annulation totale ou partielle de dettes portant sur 156 dettes échues, pour un montant total de 10,5 milliards de yuans (1,27 milliards de dollars), indique le rapport.
Le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique s'est élevé à 12,39 milliards de dollars en 2002, soit une croissance de 700 % par rapport à celui de 1991, et a atteint 14,98 milliards de dollars pour les dix premiers mois de 2003.
La Chine a signé avec une vingtaine de pays africains des accords bilatéraux sur la protection des investissements et ouvert dans 11 pays africains des centres de promotion de l'investissement et du commerce de Chine.
Le gouvernement chinois encourage les entreprises chinoises à investir en Afrique et un total de 117 entreprises chinoises ont été nouvellement créées en Afrique, s'ajoutant à celles implantées dans 49 pays africains. Les opérations des entreprises chinoises touchent les secteurs aussi variés que la transformation industrielle, les transports, les télécommunications, la mise en valeur des ressources naturelles, l'agriculture et le commerce.
La Chine a continué à fournir, dans la mesure de ses capacités, son assistance sans aucune condition politique aux pays africains. Au cours des trois ans passés, la Chine et les pays africains ont conclu 245 accords sur l'assistance économique, représentant en valeur quelque 44% de l'aide chinoise à l'étranger pour cette période.
Le gouvernement chinois a créé un Fonds de développement des ressources humaines pour l'Afrique et a organisé en Chine des stages et des programmes de formation sous diverses formes au profit de près de 7 000 Africains.
Pour soutenir le développement agricole africain, la Chine a entamé le travail préparatoire pour des projets pilotes de coopération agricole en Afrique. La mission chinoise d'information agricole s'est déjà rendue dans des pays africains.
La Chine a signé ou renouvelé avec 40 pays africains
des protocoles sur l'envoi de missions médicales et continue à
offrir des médicaments, des instruments et équipements médicaux.