Les langues étrangères en plein essor à Beijing

TAN WEI

« Lorsque j’ai un client étranger, je peux parler anglais avec lui et le conduire directement à sa destination. Les chauffeurs de taxi étudient l’anglais dans leur temps libre. Lors des Jeux olympiques de 2008, nous pourrons fournir un service satisfaisant aux amis étrangers », a dit Sun Shengli, chauffeur de la compagnie de taxi Xincheng de Beijing.

Dans la capitale, pas seulement les chauffeurs de taxi apprennent la langue étrangère, mais aussi les vendeurs, les agents de circulation, les serveurs, les employés de banque, etc. Le 19 juillet 2003, lors de la distribution gratuite du livret Les Pékinois parlent anglais sous l’égide du grand magasin Xin Shijie de Beijing, Huang Pu, directeur général du restaurant Xilaile, a dit que les Jeux olympiques de 2008 fourniront beaucoup d’occasions de développement à la restauration, mais le milieu doit s’y bien préparer. « Je demande aux serveurs de notre restaurant de maîtriser les dialogues anglais fondamentaux de ce livret », a-t-il précisé.

L’adhésion de la Chine à l’OMC et l’organisation des Jeux olympiques de 2008 présentent une nouvelle demande de langues étrangères à Beijing. Les habitants de Beijing savent bien qu’apprendre une langue étrangère signifie beaucoup dans leur vie et leur travail. Une dame de 66 ans du quartier Dengshikou de Beijing, suit le cours d’anglais organisé par son quartier. « Pour nous, personnes âgées, apprendre l’anglais n’a pas pour but d’améliorer notre niveau de vie, mais de pouvoir répondre aux amis étrangers qui nous demanderont des indications en 2008. Même sans cette raison, l’étude actuelle peut enrichir notre vie. Je ne suis pas en bonne santé, escalader la montagne chaque jour m’est impossible, mais apprendre l’anglais peut être considéré comme une joie de ma vie de retraitée.

Selon l’enthousiasme des Pékinois, Chen Lin, professeur de l’Université des langues étrangères de Beijing et chef de la délégation des conseillers du Comité d’organisation « les Pékinois parlent anglais », se dit touché de l’enthousiasme pour l’étude des habitants de Beijing. Autrefois, apprendre une langue étrangère avait pour but d’aller à l’étranger ou de répondre aux exigences du travail. Aujourd’hui, plus qu’un moyen de communication, l’étude d’une langue a pour but de connaître les sciences humaines.

Au début de 2000, pour créer une atmosphère de langue de la mondialisation et s’adapter à la demande d’anglais de ses habitants, la municipalité de Beijing a organisé une série d’activités « les Pékinois parlent l’anglais », par exemple fêtes dans un parc, concours d’anglais, des Chinois chantent des chansons étrangères, etc. ce qui a apporté beaucoup de joie aux habitants. En 2002, le comité d’organisation de « les habitants de Beijing parlent une langue étrangère » a été fondé. Puis ce comité a élaboré un programme d’action et lancé des concours. Apprendre et parler une langue étrangère connaît un nouvel essor avec l’encouragement et l’aide du gouvernement.

Apprendre une langue étrangère n’est pas seulement une préparation aux Jeux olympiques de 2008 ; le but principal est de s’adapter aux échanges culturels et à la coopération internationaux, de permettre aux amis étrangers de connaître la Chine et d’améliorer la qualité humaine et la connaissance culturelle de soi-même. « Beijing est actuellement le centre des échanges internationaux. Dans la vie et le travail quotidiens, nous avons beaucoup de contacts avec les étrangers. »

Selon les statistiques du comité susmentionné, en 2002, à Beijing, 3,12 millions de personnes parlaient une langue étrangère, dont 2,07 millions sont au niveau inférieur, 720 000 au niveau moyen et 330 000 au niveau supérieur. Cette division a été fixée selon « l’état actuel et la contre-mesure du développement des langues étrangères de Beijing ». L’aptitude sur le plan de la lecture est considérée comme la norme de la division. Le niveau de langue étrangère est divisé en trois catégories selon l’aptitude sur les plans de la compréhension orale, de l’élocution, de la lecture et de l’écriture (niveaux inférieur, moyen et supérieur). Le niveau inférieur regroupe les gens pouvant comprendre certains articles simples et tenir une conversation simple.

Suivant la généralisation de l’étude des langues étrangères à Beijing, le comité prévoit qu’en 2008, plus de 5 millions d’habitants de Beijing pourront parler une langue étrangère, passant de 23 % en 2002 à 35 %. Le nombre de personnes d’un haut niveau de langue étrangère sera de 750 000, d’un niveau moyen, 1,5 million, d’un niveau inférieur, 2,75 millions.