CULTURE

Protection de la diversité biologique du mont Emei


Les travaux de réparation et de transformation du sommet Jinding du mont Emei viennent d'être mis en chantier dans la province du Sichuan, en Chine du Sud-Ouest.

Des constructions qui ne correspondent pas au plan de protection seront démantelées parce qu'elles portent préjudice au site. Le démantèlement de la tour de télévision constitue une partie des travaux sur la protection de la diversité biologique, a dit Song Yunhuai, directeur du Centre de recherche sur la protection du patrimoine culturel et naturel du Mont Emei.

Le mont Emei et le grand bouddha de Leshan ont été choisis en 1996 pour faire partie de la liste du patrimoine naturel et culturel mondial de l'UNESCO. La région recèle de nombreux fossiles écologiques, plus de 3 200 variétés des plantes de hautes catégories et plus de 2 300 animaux sauvages.

Le mont Emei est qualifié de « royaume antique des animaux et des plantes » et de « musée géologique ». Le paysage naturel, de riches ressources écologiques et le fond de la culture historique du mont Emei constituent un trésor de l'humanité.

Pour renforcer la protection de la diversité des plantes, a indiqué Song, la Zone d'administration du mont Emei a fondé une dizaine d'organes et de groupes de recherche dont un institut de recherche sur le patrimoine, un service de quarantaine et de protection des plantes, un parc des semences des arbres et une station des ressources écologiques.

Ces organes de recherche mèneront des enquêtes et des études sur les ressources écologiques, les parcs et les forêts pour permettre la protection, l'administration et le développement de la zone du mont Emei, a-t-il souligné.

Selon les caractères écologiques du mont Emei, le comité d'administration de la zone des paysages du mont Emei a fait de la zone centrale de 154 km2 une zone de protection de première classe.

La zone centrale comprend cinq parties dont la zone de protection écologique et la zone de protection des animaux précieux. Il est interdit aux touristes de visiter trois zones pour maintenir la situation naturelle primitive du mont Emei.

En dehors de la zone centrale, il existe des zones de protection de deuxième et troisième catégories. Toutes les sous- zones ont élaboré des principes et les mesures de protection selon leurs fonctions.

Depuis 1999, plus de 500 familles qui se trouvaient dans la zone centrale ont été déménagées, a indiqué Song. A l'heure actuelle, il y a encore 17 000 paysans dans la zone pittoresque du mont Emei qui seront installés ailleurs après l'approbation des autorités concernées.

Selon Song, plus de 2 000 hectares de terres ont été reboisés dans la zone touristique du mont Emei. Le conseil d'administration de cette zone a décidé que le nombre de touristes devra être inférieur à 1,1 million de personnes par an.

A présent, le taux de couverture forestière du mont Emei dépasse 95%. Le nombre de sangliers et d'ours a connu une augmentation. Il y a plus de 200 singes sauvages contre 50 auparavant.

La protection du mont Emei correspond aux conditions posées par la Convention sur la protection du patrimoine mondial, a fait remarquer Song.