EN COUVERTURE
Le nouveau gouvernement : travailler dans l’intérêt
du peuple
LI ZI
Le
premier ministre Wen Jiabao a visité la ferme de Chen, qui élève
des volailles. Il a serré la main de Chen et de sa femme, Wang Dongyun,
et insisté pour qu’ils enlèvent leur masque. Assis avec
eux, il s’est informé de la situation. Chen a dit avoir reçu
la compensation et vouloir conserver cet argent pour reprendre l’élevage
après la crise. Le premier ministre a dit de ne pas craindre la grippe
aviaire : « On peut l’éviter », a-t-il affirmé.
Chen a fait montré à Wen l’endroit où les poulets
avaient été enterrés. Avant son départ, Wen a accepté
de se faire photographier avec le couple.
Lorsque la grippe aviaire est apparue au pays, Wen Jiabao s’est rendu directement dans les régions de l’épidémie et est allé voir les personnes impliquées plutôt que d’attendre des rapports dans son bureau.
« Les cadres à tous les niveaux doivent garder le peuple dans leur esprit. Comment convaincre le peuple si on n’écoute pas la voix des masses et sans résoudre ses problèmes?, a demandé le premier ministre.
Le
président Hu Jintao, en visite officielle en Égypte à ce
moment-là, s’est inquiété de la population chinoise.
Il a dit que le gouvernement central s’occupait de prendre des mesures
contre la grippe aviaire. « Nous sommes confiants de pouvoir empêcher
l’épidémie de s’étendre. Nous ferons tout notre
possible pour que cette grippe n’infecte pas les êtres humains »,
a-t-il dit.
Le nouveau gouvernement élu en mars 2003 a souvent insisté sur le principe de servir le peuple. « Rien n’est insignifiant quand il s’agit des intérêts du peuple. » Il faut se rapprocher de la masse, et ce concept en en train de devenir la ligne de pensée des gouvernements à tous les niveaux. Chérir le peuple, cela signifie un haut niveau de réalisation politique et personnifie l’affection et une relation proche entre les fonctionnaires et les masses. Avec de tels sentiments, on comprend le peuple, on l’aime, l’aide et le sert de tout cœur. Plusieurs citoyens trouvent que le gouvernement actuel s’occupe du peuple et cherche à résoudre les problèmes.
Le président Hu Jintao en tournée
d’inspection
Depuis son élection au poste de secrétaire général du Comité central du PCC en novembre 2002 et à la présidence de la Chine en mars 2003, Hu est allé dix fois dans diverses régions du pays. Durant l’épidémie de SRAS, l’an dernier, il a inspecté les provinces du Guangdong et du Sichuan ainsi que la municipalité de Tianjin. Lors de l’accident du sous-marin no 361, il est allé à Dalian rencontrer les familles des victimes. La veille du lancement de Shenzhou 5, il a rencontré Yang Liwei, le premier astronaute chinois. Il a aussi visité des régions pauvres de Mongolie intérieure, du Jiangxi, du Hunan, du Shandong et du Henan. Partout il a insisté sur l’importance de se rapprocher du peuple et d’accorder la priorité à ses intérêts.
Durant ses séjours dans les régions sous-développées, Hu visite plusieurs endroits, rencontre la population de diverses ethnies et procède à des investigations en profondeur. Ses longues périodes de travail dans les régions de l’ouest aux rudes conditions l’ont amené à comprendre les conditions nationales de la Chine et ont rehaussé sa confiance dans l’intensification du développement économique et l’approfondissement de la réforme et de l’ouverture, cultivant un style de travail honnête et juste, donnant l’exemple, développant l’esprit pratique et l’innovation.
À moins 35°C, le président Hu s’est rendu au centre et à l’est de la Mongolie intérieure l’an dernier, visitant les fermiers, les bergers et les ouvriers en difficulté. « Les intérêts du peuple avant tout. » Il a encouragé les bergers affectés par les désastres naturels à tenir le coup avec l’aide du gouvernement et du Parti.
En octobre 2003, Hu est allé au Hunan, province éprouvée par les inondations, et a donné des directives de travail et de production.
En décembre dernier, il a visité des fermes du Shandong et du Henan, cherchant consciencieusement des solutions aux problèmes de l’agriculture, des régions rurales et des fermiers.
La veille du Nouvel An chinois, Hu a laissé sa propre famille pour se rendre par grand froid dans les villages de Zhangjiakou, au nord-ouest du Hebei. Il a fait des jiaozi avec les habitants et causé avec eux, rappelant : « Nous gardons toujours à l’esprit vos problèmes. »
Wen Jiabao, premier ministre du peuple
Une image familière est celle du premier ministre portant une veste et des chaussures sport, causant familièrement avec la population rurale ou celle des régions dévastées par des calamités. On le surnomme « premier ministre du peuple ».
Wen, né à Tianjin en 1942, est ingénieur géologue. Il est allé dans plus de 1 800 districts localités du pays dont certaines parmi les plus pauvres et connaît parfaitement le déséquilibre du développement entre les villes et les campagnes. On peut voir de nombreux grands édifices dans les villes côtières tandis que les fermiers vivent encore dans des chaumières et labourent à l’aide de bêtes. Il y a encore 30 millions de pauvres en Chine. La disparité est grande entre les régions rurales et urbaines au point de vue économique et social.
Du 20 ou 22 janvier, Wen s’est rendu dans les campagnes, les usines, les institutions gouvernementales et les secteurs de l’électricité et des chemins de fer de Xinxiang et de Zhengzhou dans la province centrale du Henan rencontrer des fermiers, ouvriers, policiers, pompiers et leur souhaiter une bonne année. L’octogénaire Ji Changrui n’aurait jamais pensé serrer la main du premier ministre la veille du Nouvel An. Causant amicalement avec les fermiers, Wen les a encouragés à protéger leurs terres et à produire davantage. Il s’est informé des revenus, des problèmes du quotidien, des difficultés à voir un médecin ou envoyer les enfants à l’école. Avec les cadres, il a discuté des frais et taxes et d’un système de soins de santé coopératif. « C’est dans l’intérêt des fermiers, et nous devons persister à bien faire les choses », a-t-il dit.
Le premier ministre Wen est bien connu pour son attention envers les travailleurs migrants. C’est à Wanzhou (Chongqing), dans la zone des Trois Gorges, où vit une population migrante de 250 000 personnes, que Wen a commencé en octobre 2003 sa tournée des travailleurs migrants. Puis, dans le village de Longquan, il avait demandé : « Que puis-je faire pour vous ? » Une femme était intervenue : « Je voudrais dire quelque chose au sujet du paiement de mon mari, Li Jianming. » Xiong Deming, hésitante, avait dit que son mari avait travaillé avec une équipe de construction et n’avait toujours pas été payé après un an. On lui devait plus de 2 000 yuans, et cela affectait le versement des frais scolaires de leurs enfants.
À cette nouvelle, Wen devint sérieux. Il réfléchit un moment et dit : « Je vais en parler immédiatement au chef du district. Ceux qui doivent de l’argent aux fermiers doivent le verser. » Les applaudissements ne se firent pas attendre.
Le responsable avoua que telle était la situation, et à 23 h le jour même, Xiong et son mari recevaient la somme due.
Nombreuses sont les anecdotes qui montrent combien Wen est près du peuple. Durant l’épidémie de SRAS, par exemple, il est allé dans les écoles et hôpitaux. Lors du tremblement de terre dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang, il a visité la zone sinistrée. Quand la rivière Huaihe a débordé, il a partagé le repas des habitants ordinaires. La Journée du sida, il a serré la main de sidatiques.
Le nouveau gouvernement non seulement s’intéresse à la vie du peuple mais surtout respecte la volonté des citoyens, en véritable gouvernement responsable du peuple qu’il est.