ÉVÉNEMENTS

1 999 réserves naturelles mises en place en Chine

La Chine compte 1 999 réserves naturelles dont la superficie représente 14,4% de son territoire, a révélé le Bureau d'Etat de la protection de l'environnement (BEPE).

La Chine est un des pays qui sont riches en espèces biologiques dans le monde, et la diversité biologique touche tous les aspects de l'économie nationale et du développement social du pays, surtout l'agriculture, la sylviculture et la médecine.

La Chine a accordé, ces dernières années, une grande importance à la construction et à la gestion des réserves naturelles qui abritent à ce jour 70% de l'écosystème terrestre, 80% d'animaux sauvages et 60% de végétaux supérieurs, en particulier, les animaux et les plantes précieux en voie de disparition.

A l'heure actuelle, dans le pays, 21 réserves naturelles ont figuré sur le réseau mondial des réserves sur l'humanité et la biosphère, 21, sur la liste internationale des marécages importants et 3, sur la liste mondiale du patrimoine naturel.

La Chine envisage de lancer une station spatiale dans 15 ans

La Chine se dispose à construire sa propre station spatiale d'ici 15 ans, a déclaré Wang Yongzhi, concepteur en chef du programme spatial habité de la Chine.

La Chine a investi 18 milliards de yuans (2,18 milliards de dollars) dans son programme spatial habité durant les 11 années écoulées, montant beaucoup moins que le plan prévu.

Dans le cadre de ce programme, la Chine compte construire une station spatiale habité permanente et l'achèvement de ce projet nécessite environ 15 ans.

Derrière l'ex-Union soviétique et les Etats-Unis, la Chine a réussi à lancer en octobre dernier son vaisseau spatial habité, à bord duquel l'astronaute Yang Liwei a fait 14 tours autour de la terre.

Par ailleurs, la Chine élaborera un programme de placer sur l'orbite un satellite lunaire.

Profiter de l'énergie éolienne pour résoudre le problème énergétique

La réserve d'énergie éolienne en Chine est si abondante qu'elle deviendrait une solution capitale pour le problème énergétique du pays.
La réserve chinoise d'énergie éolienne dépassera la totalité de sa production énergétique actuelle dans la prochaine décennie.
En 2020, la production électrique de la Chine issue de l'énergie éolienne représenterait probablement 14 % du total mondial de l'électricité éolienne.
Le coût de production de chaque kW d'électricité éolienne, qui était de 823 euros en 2002, chutera à 504 euros en 2020.
Malgré sa réserve considérable, la Chine a pourtant des obstacles à surmonter pour le développement de l'industrie électrique basée sur l'énergie éolienne, tels que le haut risque du développement commercial et la difficulté dans l'intégration du réseau électrique national.
En effet, la Chine a déjà pris des mesures pour promouvoir la commercialisation de l'utilisation de l'énergie éolienne. Elle prend le développement de l'énergie renouvelable pour son orientation fondamentale, et une loi concernée est en cours d'élaboration.

Chine: le premier aéroport sera construit à Shangri-La

Le premier aéroport d'hélicoptère pour les touristes à destination et de retour du département autonome des Tibétains de Deqen, surnommé « Shangri-La », sera bientôt construit.

L'héliport s situe à près de 13 km du chef-lieu du district de Deqen dans la province du Yunnan et sa construction coûtera 37,5 millions de yuans (4,5 millions de dollars).

Deqen est situé au cœur de la réserve naturelle de « Trois rivières parallèles » (le Nujiang, le Lancang-Mékong et le Jinsha, des affluents du fleuve Yangtsé, coulant parallèlement dans la région). Il s'est inscrit sur la liste des sites du patrimoine mondial par l'UNESCO en 2002.

Le département autonome s'est fait connu à l'intérieur comme à l'extérieur du pays d'autant qu'elle est dotée de montagnes enneigées, et un vaste plateau couvert d'herbes, d'arts folkloriques traditionnels et d'autres paysages décrits dans le roman L'horizon perdue, œuvre de l'écrivain anglais James Hilton éditée en 1933. Dans le roman, Shangri-La est une région mystérieuse et pleine d'harmonie.

La construction de l'héliport contribuera à la promotion du développement du tourisme et de l'économie de cette région.

Huang Ju rencontre des hôtes botswanais et kenyans

Le vice-premier ministre chinois Huang Ju a séparément rencontré le 24 mai à Beijing Mompati Merafhe, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Botswana, et Raila Amolo Odinga, ministre kenyan de la Route, des Travaux publics et du Logement.

Lors de sa rencontre avec Mompati Merafhe, Huang Ju a dit que la Chine et le Botswana ont noué une amitié depuis longtemps et que les deux pays se respectaient mutuellement depuis l'établissement des relations diplomatiques il y a 30 ans. Les deux pays ont mené une coopération sincère dans les domaines économique et commercial et se soutiennent mutuellement dans les affaires internationales, a-t-il dit.

Il a remercié le gouvernement botswanais pour son soutien à la Chine sur le problème de Taiwan et des droits de l'Homme.

M. Huang a souligné que la Chine et le Botswana sont deux pays en développement, que renforcer les relations bilatérales est dans l'intérêt fondamental des deux peuples et que la Chine travaillait toujours avec le Botswana pour explorer de nouvelles voies de coopération.

Mompati Merafhe a dit de son côté que la multiplication des échanges de haut rang avait renforcé les relations entre le Botswana et la Chine. Il a remercié le gouvernement chinois pour son aide au Botswana et a réaffirmé son adhésion au principe d'une seule Chine.

Il a hautement apprécié le forum Chine-Afrique, disant que cela montre que la Chine attache de l'importance au développement des pays africains et aux pays en développement du monde.

M. Huang a hautement apprécié la coopération entre la Chine et le Kenya dans la construction de route et d'infrastructures, soulignant que la Chine aidera le Kenya à élever sa capacité de construction de la route.

M. Odinga a remercié le soutien du gouvernement chinois dans la construction de la route et les travaux publics et il a espéré que les entreprises chinoises participerait à l'édification économique du Kenya.

Les pays et les peuples africains sont étroitement unis

L'Union africaine (UA) accélère l'intégration socio-économique de l'Afrique, qui conduira à une grande unité et à une solidarité des pays et des peuples africains, ont dit le 24 mai les ambassadeurs de trois pays africains en Chine.

A la veille de la journée africaine le 25 mai, les ambassadeurs du Mozambique, de l'Afrique du Sud et du Cameroun en Chine ont présenté brièvement l'objectif de l'UA et les relations sino- africaines.

Fondée en juin 2002 en remplacement de l'OUA, l'UA est une entité politique continentale et une importante alliance d'Etat comme l'Union européenne.

Muziwakhe Themba Kubheka, ambassadeur de l'Afrique du Sud à Beijing, a indiqué que comparée avec l'OUA, l'UA renforcera la solidarité et la cohésion des Etats africains et promouvra leur coopération dans tous les domaines avec d'autres continents.

Antonio Inacio Junior, ambassadeur mozambicain à Beijing, a souligné que l'UA continuerait à sauvegarder la souveraineté, l'intégrité territoriale et la liberté de ses pays membres, accélérerait l'intégration socio-économique de l'Afrique et améliorerait le niveau de vie des peuples africains.

En ce qui concerne les relations sino-africaines, l'ambassadeur camerounais Eleih-Elle Etian a fait remarquer que les pays africains avaient de « très bonnes relations » avec la Chine. La coopération et les échanges entre les pays africains et la Chine dans les domaines commercial, culturel et du tourisme continueront à se développer, a-t-il poursuivi.

« Nous apprécions l'assistance économique de la Chine et son soutien à la sauvegarde de la paix de certains pays africains », a dit M. Etian, ajoutant que le Cameroun consolidera et intensifiera sa coopération avec la Chine.

Wu Bangguo rencontre le président de
l'Assemblée nationale du Togo

Wu Bangguo, président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN) de Chine, a rencontré le 21 mai à Beijing Ouattara Fambare Natchaba, président de l'Assemblée nationale du Togo.

Wu a dit la Chine attache comme toujours une grande importance à l'établissement des relations amicales avec les pays africains, y compris le Togo, qui constitue une partie importante de la politique étrangère de Chine.

Au cours de ces dernières années, a-t-il poursuivi, la Chine et l'Afrique ont renforcé leur coopération, approfondi la confiance mutuelle et se sont soutenues mutuellement dans les affaires internationales et ont maintenu un bon élan dans le développement des relations de partenariat commerciales et économiques.

Wu a indiqué que la Chine et le Togo ont établi une amitié traditionnelle et n'ont cessé d'échanger de visites de haut niveau.

Les échanges et la coopération entre les parlements des deux pays ne manqueront pas d'apporter une vitalité aux relations d'ensemble entre les deux pays, a-t-il affirmé.

Il a dit que la Chine est prête à renforcer la coopération avec l'Assemblée nationale du Togo.

Wu a remercié le gouvernement togolais pour son soutien accordé à la Chine sur les question de Taiwan et des droits de l'homme.

Natchaba a dit que le Togo et la Chine ont noué une relation de fraternité, réitérant que le gouvernement togolais s'en tient toujours à la politique d’« une seule Chine ».

Visite du présidents malgache en Chine

Le président chinois Hu Jintao a eu, le 13 mai à Beijing, un entretien avec son homologue malgache Marc Ravalomanana qui est venu en Chine pour effectuer une visite officielle. Les deux parties ont échangé leurs points de vue sur les relations bilatérales et d'autres problèmes d'intérêt commun et sont parvenus à un large consensus sur de nombreux problèmes.

Hu a hautement apprécié les relations sino-malgaches. Il a dit que l'amitié entre les peuples chinois et malgache remontait loin dans l'histoire et que les relations entre les deux pays s'étaient développées régulièrement depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays il y a 32 ans.

Nos deux parties ont eu une coopération fructueuse dans tous les domaines et une coordination dans les affaires internationales, a dit Hu tout en faisant l'éloge de Ravalomanana qui a attaché de l'importance au développement des relations avec la Chine et a respecté le principe d'« une seule Chine » depuis son accès au pouvoir.

Hu a avancé une proposition en trois points pour consolider et renforcer les relations de coopération amicale entre les deux pays. Cette proposition consiste à renforcer les échanges politiques, à accroître la confiance mutuelle, à approfondir la coopération d'avantages réciproques en vue d'un développement commun et à élargir la coopération bilatérale dans les domaines de l'éducation, de la culture, de la santé et des ressources humaines.

De son côté, Ravalomanana est d'accord avec l'appréciation portée par Hu Jintao aux relations entre Madagascar et la Chine et la proposition avancée par Hu pour consolider et développer la coopération amicale entre les deux pays.

Il a souligné qu'il profiterait de cette visite pour remercier le peuple chinois de son aide et son soutien au peuple malgache, s'instruirait de l'expérience acquise par la Chine dans sa réforme, son ouverture sur l'extérieur et le développement de son économie.

Il souhaite promouvoir les relations amicales entre les deux pays et élargir la coopération bilatérale dans la construction des infrastructures et dans l'exploration des ressources naturelles et humaines.

Ravalomanana a réaffirmé que le gouvernement malgache suivrait fermement la politique d'« une seule Chine » et soutiendrait la réunification pacifique de la Chine.

Hu Jintao a souligné que la Chine a prêté depuis toujours une attention particulière aux relations sino-africaines et voulait élargir et approfondir sa coopération amicale avec l'Afrique en se basant sur le principe d'avantages réciproques et du développement commun.

Ravalomanana a fait remarquer que la Chine jouait un rôle de plus en plus important dans les affaires internationales en particulier dans la sauvegarde des droits légitimes des pays en voie de développement.

Les deux présidents ont participé, à l'issue de leur entretien, à la cérémonie de signature de l'accord sur la coopération économique et technique entre les gouvernements chinois et malgache.

Pendant le séjour du président malgache à Beijing, le président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale Wu Bangguo et le premier ministre Wen Jiabao l’ont respectivement rencontré.

Maroc : réaffirmer son attachement à la politique d'une seule Chine

Le président de la Chambre des Représentants marocaine, M. Abdelouahed Radi, a réaffirmé son attachement à la politique d'une seule Chine sur la question de Taïwan, lors de son entretien le 21 mai à Rabat avec M. Wang Zhongyu, vice-président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC).

« La position du Maroc est claire pour la souveraineté territoriale de la Chine. Taïwan fait partie intégrale de la Chine », a souligné M. Radi, rappelant que le Maroc et la Chine, partageant de points de vu communs, se sont soutenus dans leur lutte pour l'indépendance du pays et la liberté du peuple.

La Chine est toujours aux côtés des pays en développement qui ont besoin de soutien dans leur lutte pour l'émancipation et le développement. Sa politique de coopération avec ces pays est très appréciée et respectée dans le monde, surtout par les pays africains et arabes, a indiqué M. Radi, souhaitant que la Chine jouera un rôle plus important pour la paix, la stabilité et le développement de l'humanité, au moment où la situation est très critique dans le monde, particulièrement en Irak et en Palestine.

Il a également exprimé les remerciements du Maroc à la Chine qui soutient, au sein du Conseil de sécurité de l'ONU, une solution politique à la question du Sahara.

De son côté, M. Wang a transmis à M. Radi les salutations de MM. Wu Bangguo et Jia Qinglin, respectivement président de l'Assemblée populaire nationale chinoise (APN) et président du Comité national de la CCPPC, exprimant les sentiments profonds du peuple chinois envers le peuple marocain.

« Les relations de qualité entre la Chine et le Maroc se sont développées solidement et les échanges se sont intensifiés à tous les niveaux et dans tous les domaines, plus particulièrement depuis 1999 et 2002, après les visites des chefs d'Etat de nos deux pays », a souligné Wang, qui a saisi cette occasion pour apprécier et de remercier le Maroc pour son soutien à la Chine sur la question de Taïwan et les droits de l'Homme.

Les deux responsables ont également exprimé leur volonté de renforcer la coopération entre les deux institutions dans les affaires internationales et régionales.

Wang Zhaoguo rencontre des hôtes africains

Wang Zhaoguo, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et vice- président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale, a rencontré le 19 mais à Beijing une délégation de l'OATUU (Organization of African Trade Union Unity) conduite par son secrétaire général Hassan A. Sunmonu.

Lors de la rencontre, Wang a dit que depuis longtemps, les syndicats chinois ont établi des relations étroites avec l'OATUU et les syndicats des pays africains, et que le renforcement et le développement de la solidarité et de la coopération amicale avec les syndicats des différents pays africains constituent une importante partie du travail des syndicats chinois.

Rencontre entre les dirigeants du Conseil de la
Nation d'Algérie et du Comité national de la CCPPC

Le président du Conseil de la Nation (chambre haute) d'Algérie Abdelkader Bensalah a rencontré le 18 mai à Alger Wang Zhongyu, vice-président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC) et président du Conseil économique et social de Chine, en visite en Algérie.

Lors de cette rencontre, M. Bensalah a hautement loué le développement rapide des relations d'amitié et de coopération entre l'Algérie et la Chine, tout en remerciant le peuple chinois pour le soutien qu'il accorde depuis toujours au peuple algérien.

Il s'est déclaré persuadé que la visite en Algérie de la délégation chinoise contribuera au renforcement des relations bilatérales notamment sur le plan parlementaire.

De son côté, M. Wang a transmis à cette occasion à M. Bensalah les salutations de Wu Bangguo, président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN) de Chine, et celles de Jia Qinglin, président du Comité national de la CCPPC.

Il a présenté la structure de la CCPPC et son rôle dans la vie politique chinoise, tout en souhaitant voir le renforcement encore davantage des relations entre les deux pays en général et celles entre les deux parlements en particulier.

Wang a rencontré le même jour le secrétaire général de l'Union générale des Travailleurs algériens Sidi Saïd et des chefs d'entreprise algériens.

A la tête d'une délégation chinoise, Wang Zhongyu est arrivé le 17 mai à Alger pour une visite amicale de quatre jours en Algérie, première étape de sa tournée en Afrique et en Europe, tournée qui le conduira également au Maroc, en France et en Suisse.

RDCongo : suivre l'exemple de la Chine pour
convertir la potentialité en richesse

La RDCongo doit suivre l'exemple de la Chine pour convertir la potentialité en richesse, a souligné le 19 mai son ministre de l'Agriculture, Valentin Senga.

Accompagné par l'ambassadeur chinois en poste à Kinshasa, Cui Yongqian, le ministre Senga et le représentant résident de la FAO en RDCongo, AD Spijkers, ont visité le 19 mai un projet rizicole de la Mission agricole chinoise dans la banlieue de Kinshasa.

Il a qualifié de « bon exemple » la Chine qui avait surmonté différentes difficultés que la RDCongo rencontre maintenant, pour nourrir son 1,3 milliard de personnes.

M. Senga a affirmé que la sécurité alimentaire serait l'une priorité des priorités du gouvernement de transition congolais.

Sans la lutte contre la famine, la RDCongo n'aura pas de reconstruction, a-t-il dit. M. Senga a admis que la RDCongo immense et riche en ressources avait besoin d'abord de la stabilité et de la paix, qui constituent les conditions essentielles pour son développement socio-économique.

Il a remercié les agronomes chinois pour leur contribution « avec compétence et avec dynamisme » au peuple congolais. M. Spijkers a pour sa part proposé « un triangle de coopération entre Beijing, Rome et Kinshasa » dans le cadre de la coopération Sud-Sud, pour produire davantage de riz en faveur du peuple congolais et réaliser la sécurité alimentaire.

Il a également souhaité que les mêmes expériences obtenues par la FAO en Tanzanie et au Sénégal puissent réussir en RDCongo. M. Spijkers a indiqué que le développement de l'agriculture avait besoin de la volonté de travailler et de la discipline.

Le chef de la Mission agricole chinoise, Mme Li Guodai, a donné un aperçu sur les 31 ans de coopération agricole entre la Chine et la RDCongo. Elle a noté que la variété de riz ‘Hubei-6’ introduite en RDCongo en 2001 depuis la Chine témoignait de la bonne qualité et du haut rendement. « Dans les mêmes conditions de culture, son volume de production est presque deux fois supérieures à celui de la variété de riz traditionnellement cultivée en RDCongo », a précisé Mme Li.

Le président camerounais réaffirme sa position
de s'en tenir à la politique d'une Chine

Le président camerounais, Paul Biya, a réaffirmé lundi sa position de s'en tenir à la politique d'une Chine, lors de la cérémonie pour recevoir les lettres de créance du nouvel ambassadeur de Chine au Cameroun, Wang Sifa.

Le chef de l'Etat camerounais a d'ailleurs demandé à l'ambassadeur de Chine de présenter ses salutations à son homologue chinois, Hu Jintao, et exprimé encore une fois ses remerciements au gouvernement chinois pour son hospitalité pendant sa troisième visite d'Etat en Chine en septembre dernier.

Le président Biya a également exprimé son soutien à la mission de M. Wang de contribuer au renforcement des relations bilatérales sous tous les aspects. Il a apporté une attention particulière aux travaux du futur palais des sports de Yaoundé, dont la partie chinoise est chargée et le démarrage est prévu pour le second semestre de cette année.

Hua Jianmin rencontre des hôtes tanzaniens

Hua Jianmin, conseiller d'Etat chinois et secrétaire général du Conseil des affaires d'Etat, a rencontré le 18 mai à Beijing une délégation tanzanienne conduite Wilson Masilingi, ministre d'Etat pour la Bonne Gouvernance.

Hua a fait devant les hôtes tanzaniens un bref exposé de la présente situation politique et économique de Chine.

La Chine continue à faire ses efforts pour lutter contre la corruption et à promouvoir le travail honnête de son gouvernement qui a déjà remporté des succès remarquables, a dit Hua, grâce à une série de mesures substantielles prises depuis le lancement de la réforme et de l'ouverture sur l'extérieur il y a plus de vingt ans, dans le but de sauvegarder la réforme, le développement, la stabilité sociale et le système de l'économie de marché socialiste.

De son côté, Masilingi a hautement apprécié la Chine pour ses réalisations évidentes enregistrées dans ce domaine et espère renforcer les échanges avec la Chine afin de faire avancer les relations bilatérales dans tous les domaines.

L'Afrique souhait une meilleure intégration
dans le commerce mondial

Des actions multilatérales et politiques dynamiques sur le commerce sont vitales pour les pays africains afin de réaliser une meilleure intégration dans le commerce mondial, ont annoncé le 22 mai à Kampala les ministres africains des Finances.

Les ministres se sont exprimés ainsi dans une déclaration à l'issue de la conférence de deux jours sur les finances et le développement économique de l'Afrique, qui s'est concentrée sur l'importance du commerce pour le continent en proie à la pauvreté et aux maladies.

« Des actions multilatérales sont cruciales pour élargir les opportunités de commerce pour l'Afrique, mais les pays africains doivent également adopter une politique dynamique sur le commerce et lever le barrières intérieures afin de capitaliser de telles opportunités », indique la déclaration.

La déclaration déplore le fait que le commerce interafricain ne représente que 10,5% des ses exportations et 10,1% de ses importations totales.

« Le continent ne tire pas d'avantage de l'intégration mondiale... la part africaine dans les exportations internationales est passée de 6,3% en 1980 à 2,5% en 2000 », avertit encore la déclaration.

Les ministres font part de leur déception sur l'« échec de la conférence ministérielle à Cancun de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour atteindre un consensus sur les modalités des négociations sur les barrières et les subventions agricoles appliquées par les pays développés, qui ont considérablement nui à une intégration réussie africaine ».

Le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) des Nations unies, K.Y.Amoako, a indiqué lors de la réunion que le commerce était très important pour la croissance économique, la création d'emplois et la réduction de la pauvreté en Afrique.

M. Amoako a exhorté par ailleurs les pays africains à s'unifier dans les négociations commerciales avec les pays riches.

Le président sud-africain promet de développer
l'économie et de lutter contre la pauvreté

Le président sud-africain Thabo Mbeki a indiqué le 21 mai que son gouvernement devait se concentrer sur la lutte contre la pauvreté et le sous-développement dans les cinq années à venir, par le développement de l'économie et la construction d'un système de sécurité sociale plus fort.

Le gouvernement compte s'engager à « faire avancer notre pays de manière décisive vers l'éradication de la pauvreté et du sous-développement dans le pays, en prenant soin d'améliorer le processus de cohésion sociale », a indiqué M. Mbeki.

Il a déclaré aux députés que son gouvernement augmenterait les investissements dans l'économie, renforcerait le développement des entreprises petites et moyennes (PME), accroîtrait ses exportations et accélèrerait le programme d'émancipation économique de la population noire (BEE).

Parmi les mesures prévues figurent le développement des infrastructures, une aide non-financière pour les PME, et la mise en place d'un plan d'aide au crédit pour l'agriculture, afin d'apporter des capitaux à ce secteur.

Dans le domaine des exportations, M. Mbeki a souligné l'importance d'accroître la présence sud-africaine non seulement sur les marchés européen et américain, mais également sur le marché africain.

Concernant le programme BEE, M. Mbeki a indiqué qu'un milliard de rands y a été consacré pour l'exercice budgétaire en cours, et que 10 autres milliards y seraient consacrés au cours des 5 années à venir.

La pauvreté, le taux de chômage élevé et la pandémie du sida sont considérés comme les défis majeurs qui attendent l'administration Mbeki après sa victoire écrasante à la tête du parti du Congrès national africain lors de la dernière élection présidentielle mi-avril.

Une étude du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) montre que, bien que la population sud-africaine vivant en- dessous du seuil de pauvreté ait diminué en pourcentage de 51,1% en 1995 à 48,5% en 2002, elle a augmenté en nombre, avec 21,9 millions de personnes contre 20,2 millions en 1995.

Les noir-africains représentent 56,3% de la population pauvre du pays, contre 36,1% pour les personnes de couleur, 14,7% pour les indiens et 6,9% pour les blancs.

La croissance en Afrique du Sud a progressé à un rythme annuel moyen de 2,7% au cours de la dernière décennie, mais cette croissance génère peu d'emplois et le taux de chômage est passé de 19,3% en 1996 à 30,5% en 2002, selon le PNUD.

Des ministres africains du Commerce exhortés
à rester unis sur les négociations de l'OMC

Les pays africains et d'autres pays en voie de développement ont été exhortés à rester unis sur leurs positions de négociation en vue de défendre les intérêts du continent noir dans les actuelles négociations commerciales de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

S'exprimant lors d'une conférence de presse le 20 mai à Nairobi, un haut fonctionnaire de l'Initiative des négociations commerciales de l'Afrique australe et de l'Est (SEATINI) a indiqué que des pressions avaient été exercées sur des pays africains et d'autres pays en développement pour qu'ils fassent preuve de flexibilité et acceptent les demandes des Etats-Unis et de l'Union européenne (UE) sur certains points essentiels des négociations commerciales.

Yash Tandon, un Zimbabwéen de la SEATINI, a appelé les ministres du Commerce des pays africains qui doivent se réunir la semaine prochaine au Rwanda, à consolider leurs positions dans les actuelles négociations commerciales de l'OMC.

L'UE et les Etats-Unis ont récemment exercé des pressions sur des pays africains pour qu'ils acceptent leurs demandes sur certaines questions cruciales.

Des pays africains seront notamment exhortés à ouvrir leurs secteurs des services aux entreprises étrangères et à accepter les points de Singapour - investissements, politique de concurrence, achats du gouvernement, etc.

L'attitude flexible de l'UE et des Etats-Unis a pour but de détruire l'unité et les positions de négociation de l'Afrique et des autres pays en développement, a dit Peter Aoga d'EcoNews Africa.

L'UE impose aussi son programme commercial aux pays africains à travers des Accords de partenariat économique (EPAs), qui sont en fait des accords de libre-échange.

Les dirigeants de cinq pays ouest-africains déterminés
à lutter contre l'insécurité transfrontalière

Les dirigeants de pays ouest-africains, présents au sommet de l'Union du fleuve Mano (UFM) qui a eu lieu le 20 mai à Conakry, capitale guinéenne, ont exprimé leurs détermination à conjuguer leurs efforts pour lutter contre l'insécurité transfrontalière dans la sous-région, en réactivant l'UFM.

Ce sommet a réuni le président guinéen Lausane Conté, le président libérien du gouvernement de transition Gyude Bryant, le président sierra-léonais Ahmad Tejan Kabbah, dont les pays sont membres de l'UFM, ainsi que leurs homologues Laurent Gbagbo de Côte d'Ivoire et Amadou Toumani Touré du Mali, tous deux présents en qualité d'observateurs.

Selon un communiqué final rendu public au terme de cette rencontre, les participants sont « plus que jamais déterminés à lutter contre l'insécurité transfrontalière dans la sous-région ».

Conscients des menaces que représente la criminalité transfrontalière, ils ont demandé aux services de sécurité de leurs pays respectifs de « mettre en place des mécanismes efficaces de concertation et de contrôle pour lutter contre ce fléau », afin d'assurer la circulation libre des personnes et des biens entre leurs différents pays.

Par ailleurs, selon le communiqué, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UFM ont invité les présidents ivoirien et malien à se joindre à eux pour « mettre fin à la circulation des armes légères dans la région ».

Les participants ont estimé que « tout individu ou groupes d'individus armés, menant des activités déstabilisatrices contre un gouvernement légal ou établi, doit être considéré comme rebelles ou mercenaires ».

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union ont manifesté leur totale disponibilité à œuvrer avec leurs homologues ivoirien et malien pour faire de l'espace Mano « une zone de paix, de stabilité propice à la coopération solidaire pour un développement durable et intégré ».

En exprimant leur « profonde préoccupation face à la situation » qui prévaut en Côte d'Ivoire, ils ont réitéré « leur solidarité avec le président ivoirien et son gouvernement pour les efforts qu'ils déploient pour la sauvegarde de l'intégrité territoriale de la Côte d'Ivoire ».

Un responsable de l'Onu loue la croissance de l'Afrique

Le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), K. Y. Amoako a déclaré le 21 mai à Kampala que l'Afrique avait réalisé une croissance remarquable l'année passée, tout en faisant face à d'importants défis.

M. Amoako a indiqué lors d'une réunion des ministres africains des Finances et de l'Economie que l'Afrique a réalisé une croissance remarquable de 3,6% en 2003 contre 3,2% en 2002, grâce à la hausse des prix du café, du thé et du cacao sur le marché international.

Il a noté cependant que le développement du continent le plus pauvre faisait toujours face à d'importants défis, tels que l'épidémie du sida, la pauvreté et la faiblesse du secteur privé.

Elizabeth Tankeu, commissaire de l'Union africaine au Commerce et à l'Industrie, a dit de son côté que l'Afrique est « du côté des perdants dans le processus de la mondialisation ».

Elle a appelé les pays africains à renforcer l'intégration et la solidarité régionales, notamment dans les négociations commerciales avec l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Le ministre sud-africain des Finances Trevor Manuel et son homologue ghanéen Yaw Osafo-Maafo ont critiqué à cette occasion le manque d'accès des produits africains aux marchés internationaux.

Le président ougandais Yoweri Museveni, qui a ouvert vendredi la réunion à Kampala, partageait l'avis des deux ministres, notant que l'actuel système commercial mondial volait des millions de dollars par an de l'Afrique.

Le chef de la CEA invite l'Afrique à renforcer ses liens avec l'Asie

Le secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), K. Y. Amoako, a invité le 21 mai l'Afrique à renforcer ses liens avec l'Asie pour maximiser son potentiel commercial.

Il a lancé cet appel au cours de la réunion de deux jours des ministres africains des Finances tenue à Kampala, capitale de l'Ouganda.

M. Amoako a indiqué que les prix mondiaux de produits phares de l'Afrique tels que le café, le thé et le cacao avaient marqué une forte reprise après 20 années de déclin, ce qui devrait avoir un impact positif important pour la situation de la population africaine rurale.

Il a attribué cette augmentation des prix en partie à la performance de la Chine, indiquant que « la Chine est en passe de devenir la plus grande économie au monde d'ici 2020, si les taux de croissance actuels se maintiennent. De plus, ce pays est déjà le troisième plus grand importateur au monde ».

« L'Asie dans son ensemble dépassera bientôt les Etats-Unis parmi les plus grands marchés pour l'exportation de produits africains, devancée uniquement par l'Europe », a-t-il ajouté.

Amoako a noté que les relations économiques de l'Afrique avec les principaux pays d'Asie étaient déjà en pleine croissance dans le cadre du Forum Chine-Afrique et de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement africain (TICAD).

Il a souligné qu'un forum Afrique-Asie sur le commerce et l'investissement devait se tenir cette année, dans le prolongement du TICAD.