La lutte commune contre la malaria

M. Lu Chunming, directeur général de la Société Hualiketai des médicaments de Beijing qui vend des médicaments anti-malaria en Afrique depuis 10 ans, a accordé récemment une interview au journaliste du « Quotidien du Peuple », Huang Zequan. Voici des extraits de cette interview :

La malaria est une maladie qui existe depuis l’antiquité. Au cours du siècle dernier, les milieux pharmaceutiques mondiaux ont tenté de trouver une méthode de guérison efficace. En 1973, à l’issue des recherches cliniques, un nouveau médicament anti-malaria à base d’armoise est sorti en Chine. En 2001, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu que ce médicament avait un grand effet contre la malaria. Selon cette organisation, il y a actuellement dans le monde 600 millions de personnes atteintes de la malaria en attente d’un traitement efficace; en outre, le nombre des personnes qui meurent de cette maladie chaque année dépasse 3 millions, dont les Africains représentent 90 %. Jusqu’à présent, la malaria est considérée comme « l’assassin numéro 1 » en Afrique, et elle est l’un des facteurs importants qui menacent la sécurité de l’existence du peuple et entravent le développement économique des pays d’Afrique. Le 25 avril 2000, les chefs d’État et les chefs de gouvernement de 53 pays africains se sont réunis à Abuja, capitale du Nigeria, et ont décidé conjointement de fixer cette date comme « Journée africaine de la malaria ».

C’est en 1994 que le médicament chinois contre la malaria est sorti sur le marché africain des médicaments. Doté d’un effet puissant et d’un prix modéré, il est bien accueilli en Afrique. Depuis 10 ans, la Société Hualiketai a fait inscrire son médicament dans plus de 20 pays africains, obtenant de bons résultats économique et social.

Du fait que l’effet des médicaments traditionnels s’est affaibli graduellement, généraliser l’emploi de ce nouveau médicament chinois dans le monde est une tendance inévitable. Les faits ont prouvé que l’effet curatif de ce médicament a dépassé 95 %, et que les plasmodes ne peuvent pas encore résister à l’action de ce nouveau médicament. Pour appliquer le « Programme d’action d’Addis-Abeba », élaboré lors du Forum sur la coopération sino-africaine, et servir au mieux le peuple africain, le directeur général de Hualiketai pense qu’il faut diffuser par régions, par étapes et de façon planifiée l’expérience chinoise sur la guérison de la malaria et le nouveau médicament anti-malaria.

Actuellement, les équipes médicales chinoises travaillent dans 34 pays d’Afrique. Elles se sont procuré des matériaux de première main concernant la malaria locale. D’après le directeur général, elles doivent continuer à effectuer des enquêtes sur la propagation de cette maladie, en établissant une plate-forme d’échanges d’informations, de techniques et de personnel ; elles doivent aussi former les officiels et les médecins locaux chargés de prévenir et de traiter la malaria, et aider les gouvernements locaux dans l’élaboration et l’exécution du plan général sur la prévention et le traitement de la malaria.

Si la coopération entre la Chine et l’Afrique en la matière peut être réalisée, l’ensemble du peuple africain en sera le bénéficiaire direct. La Société Hualiketai de Chine veut faire de son mieux pour cette coopération, en diffusant l’expérience chinoise dans ce domaine ainsi que le nouveau médicament contre la malaria dans davantage de pays d’Afrique.