La rééducation des prisonniers est plus humaine
La protection des droits humains en prison est une des marques importantes du niveau des droits de homme d’un pays. Au cours des dernières années, la situation des droits humains en Chine s’est beaucoup améliorée, et la protection de ces droits en prison a progressé visiblement. La raison principale est que la Chine insiste toujours sur le principe que l’homme peut être rééduqué, y compris les criminels.
Récemment, l’Association des prisons de Chine et l’Association chinoise de recherche sur les droits de l’homme ont organisé conjointement un symposium à Nanjing, au Jiangsu, sur la théorie de la protection des droits humains en prison. C’est la première fois en Chine qu’une organisation populaire et un organisme d’État effectuent discutent en profondeur du perfectionnement du système de protection des droits des criminels et de la protection efficace des droits légitimes des criminels dans les nouvelles conditions sociales, afin de fixer des directives d’exécution.
Actuellement, on compte plus de 700 prisons en Chine, dont 47 % se situent dans des régions administratives de district ou inférieures au canton, et 70 % dans des régions reculées et d’accès difficile.
La Chine a promulgué en 1994 sa première Loi sur les prisons qui ont des stipulations sur les droits des criminels dans les domaines de la personne, du civil, de la religion, de la politique, des échanges avec l’extérieur, de l’assistance juridique, du développement, etc. Conformément à la loi, les organes d’administration des prisons ont également élaboré des mesures de protection concernées.
En 1995, la Chine a envoyé dans toutes les prisons une équipe de contrôle pour surveiller l’exécution des peines, recevoir les appels, accusations et dénonciations des criminels, et établir un dossier et poursuivre pour leurs actes illégaux des membres du personnel des prisons.
Adieu aux séances de jugement public et à la promenade dans les rues
Si une personne condamnée à mort veut voir sa famille avant l’exécution, la Cour peut s’en occuper, ce qui était presque impossible auparavant.
Le département judiciaire de Beijing a lancé une série de démarches humanitaires. La réunion d’information a remplacé la réunion de jugement en public ; on ne promène plus les criminels dans les rues, et la voiture de police reste silencieuse sur la route vers le champ d’exécution. Maintenant, on couvre la tête des accusés, enlève leurs menottes lors du jugement et interdit qu’on leur incline la tête de force. Ces changements ont attiré l’attention générale.
Selon le Bureau de sécurité publique de Beijing, 23 maisons de détention ont nouvellement stipulé que si l’avocat demande rencontrer le suspect détenu, sauf en cas de secret, à condition que les formules sont complètes, on arrangera la rencontre dans les 48 heures.
Peu avant, le Bureau des prisons de Beijing a commencé à accorder des congés courants aux détenus. Dix prisonniers de la prison des femmes de Beijing, du centre de rééducation des mineurs de Beijing et de la prison Chaxi ont été les premiers à bénéficier de ce système.
La mesure la plus hardie à Beijing consiste à permettre aux cinq genres de détenus de purger leur peine hors les murs et dans leur quartier d’habitation. « Cela reflète le principe originel de la législation, soit le principe d’humanisme », a dit le directeur du Bureau de justice de Beijing, Wu Yuhua. « Cette méthode fournit aux criminels un environnement extrêmement détendu, et est favorable à mobiliser leur initiative dans leur rééducation », a ajouté Wu.
La vie des criminels est assurée après leur sortie de prison
À la veille de la Fête de la Lune de mi-automne, où toute la famille se réunit, Fan Zili, un prisonnier de 38 ans, pense d’autant plus aux siens. Les larmes aux yeux, il dit à voix basse : « L’année prochaine, à ce moment, je serai sorti de prison. Je pourrai utiliser mes primes d’assurance pour cultiver des plantes médicinales, et mener une vie paisible avec ma femme et mon enfant. »
Fan est un paysan de l’Anhui qui a passé sept ans dans la prison Luxi, à proximité de Jining au Shandong. À partir d’avril 2000, il a souscrit à une assurance avec l’argent qu’il gagne en travaillant dans l’établissement de détention. Grâce à cette assurance spéciale, Fan, dès le jour où il quittera la prison, pourra toucher en une fois les primes d’assurance ou à chaque trimestre pendant trois ans au maximum.
La prison Luxi a été la première prison de Chine à offrir cette assurance aux prisonniers en avril 2000. Treize pour-cent de ses prisonniers sont en récidive, dont 70 % ont pour raison de difficulté de vivre. Han Changqing, un fonctionnaire de la prison, a dit : « L’objectif de cette assurance est d’aider les prisonniers à traverser sans difficulté les trois années dangereuses après leur libération et de les aider à recommencer une vie normale. » Actuellement, plus de 10 000 prisonniers ont souscrit volontairement à cette assurance.
Établir le dossier physiologique des femmes incarcérées
Pour les policiers de la prison des femmes du Shandong, exercer leur autorité sur les prisonnières présente un grand défi. Li Huiju, une jeune policière, a dit : « Les femmes sont généralement faibles psychologiquement. Pour les mêmes choses que les délinquants masculins ne prennent pas au sérieux, elles peuvent se suicider. Heureusement, nous avons trouvé une solution efficace pour contrôler les sentiments des femmes. »
Étant une responsable de la prison, Li et ses collègues sont en train d’effectuer un essai dans un secteur particulier : établir un dossier physiologique et psychologique complet pour les prisonnières dans le but de leur fournir des conseils psychologiques et des aliments plus nutritifs.
Au début de l’année courante, les policiers ont commencé à enquêter sur la période menstruelle, le dossier médical, le comportement physiologique et psychologique avant et pendant les menstruations de chaque prisonnière. Depuis avril, on adopte cette méthode dans la rééducation des criminelles.
Une prisonnière de 43 ans, Cui, purge une peine de 13 ans. Elle souffre de vertige pendant quelques jours tous les mois et est plutôt déprimée. Les policières, après enquête, savent que Cui a des règles de dix jours et perd beaucoup de sang. Alors, on lui confie un travail léger et lui donne des aliments qui l’aident à passer sa période pénible.
« Depuis le mois de juillet, nous avons remarqué que les cas de bataille ont visiblement diminué, a dit Li. Toute la prison va adopter notre méthode. »