ÉVÉNEMENTS
Chine: succès remarquables obtenus
dans la lutte contre la pauvreté
La Chine a annoncé avec fierté qu'elle avait obtenu des succès remarquables dans la lutte contre la pauvreté, à l'occasion de la « Journée internationale sur l'élimination de la pauvreté ».
Le nombre de personnes pauvres s'élevait à 29 millions en 2003 contre 250 millions en 1978 et la proportion de personnes pauvres de la population rurale était de 3 % contre 30,7 % en 1978.
L'année dernière, le revenu net moyen des paysans des 592 districts pauvres s'est accru de 5,8 % par personne, soit une augmentation de 1,5 % par rapport à la moyenne du pays. Dans les régions pauvres, 92,1 % de villages ont été alimentés en électricité et 82,7% de villages ont été reliés aux réseaux de la radiodiffusion et de la télévision. Par ailleurs, les conditions d'enseignement ont aussi été améliorées dans les régions pauvres où 92,2 % d'enfants peuvent aller à l'école.
Depuis le milieu des années 1980, la Chine a commencé à appliquer le plan d'aide aux plus démunis de façon planifiée et organisée dans tout le pays. En 1994, la Chine a élaboré un programme national d'aide aux pauvres.
Le montant du fonds spécial réservé à l'aide aux pauvres venant des autorités centrales est passé de 1 milliard de yuans en 1980 à 14,78 milliards de yuans en 2004, soit plus de 114,7 milliards de yuans au total. De leur côté, les gouvernements à divers échelons ont également renforcé leur aide aux pauvres.
La coopération entre les régions de l'Est et de l'Ouest a enregistré de bons résultats. Quinze provinces et villes de la région côtière ont apporté leur soutien à 11 provinces, régions autonomes et villes de l'Ouest. L'année dernière, la région orientale de la Chine a accordé plus de 340 millions de yuans à l'Ouest et a signé 640 projets dont les investissements étaient de 3,54 milliards de yuans.
Par ailleurs, les influences et le rôle des organisations non-gouvernementales sont de plus en plus grands dans le travail d'aide aux plus démunis.
1,9 million de km de routes en Chine vers 2005
La
Chine comptera 1,9 million de km de routes vers 2005 dont 35 000 km d'autoroutes.
Depuis 2000, les circulations routière et par bateau se développent rapidement. Vers 2005, les ports chinois totaliseront 4 500 postes de mouillage productifs dont 900 en eaux profondes. Le système d'assurance de sécurité sur les eaux s'est amélioré avec le système de secours et la capacité de traitement d'urgence.
Vers 2005, les transports par navire joueront un rôle plus important dans les transports de marchandises et les transports en haute mer assumeront plus de 90 % des transports extérieurs de Chine.
Les ports côtiers auront également une capacité de travail de 2,7 milliards de tonnes, soit deux fois de plus qu'en 2000, et les transports de containers seront 2,2 fois supérieurs à l'année 2000.
Cependant, la circulation actuelle ne peut satisfaire encore à la demande de croissance économique. Le ministère des Communications continuera désormais à accélérer la construction des voies de circulation.
La Chine compte près de 18 000 personnes centenaires
La
Chine compte plus de 17 800 centenaires, et le nombre d'octogénaires
du pays est aussi en hausse, a indiqué le 23 octobre le Centre chinois
de recherche sur le Vieillissement (CCRV).
Actuellement, la Chine a la plus grande population de personnes âgées avec un nombre de 134 millions de citoyens de plus de 60 ans.
Selon le ministère du Travail et de la Sécurité sociale, la Chine est officiellement devenue une société « vieillissante à la fin du siècle dernier.
Le CCRV a prévu que la Chine possèderait 27 millions de personnes de plus de 80 ans d'ici 2020, ce qui augmente la population des plus de 60 ans de 19%.
« Les personnes de plus de 80 ans sont plus enclines à avoir des maladies, des problèmes respiratoires, cardiaques... », a souligné CCRV.
Le coût quotidien pour les services médicaux nécessaires à cette tranche d'âge est de 14 fois supérieur au coût des services attribués aux citoyens âgés de 65 à 79 ans, d'après les statistiques de CCRV. De plus, 65% de ce groupe de personnes âgées sont illettrés ou semi-illettrés, et 69,5% sont veufs.
La Chine offrira davantage d'opportunités
aux compagnies financières internationales
Avec l'ouverture de son marché financier, la Chine offrira davantage d'opportunités aux sociétés financières internationales dans le pays, a dit le 22 octobre Jia Qinglin, président du Comté national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), à James Schiro, président directeur général de Zurich Financial Services qui est l'une des premières compagnies d'assurance européenne à établir des bureaux en Chine.
Il a indiqué que la Chine espérait que Zurich Financial Services et d'autres compagnies financières internationales investissent en Chine.
Il a apprécié la contribution apportée par le groupe à la promotion des échanges entre la Chine et l'industrie internationale des assurances.
Schiro a affirmé que sa compagnie était confiante quant au développement de l'économie chinoise et de son marché financier, et voudrait intensifier sa coopération avec la Chine dans le secteur des finances.
Prochaine tournée de visites du président
de l'APN dans 4 pays africains
Wu Bangguo, président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN) de Chine, effectuera du 29 octobre au 8 novembre 2004 une tournée de visites officielles et amicales dans quatre pays africains, qui le conduira successivement au Kenya, au Zimbabwe, en Zambie et au Nigeria sur l'invitation des présidents de parlement de ces pays.
Durant sa visite, Wu s'entretiendra avec les dirigeants de ces quatre pays pour échanger des vues sur les relations bilatérales, les échanges parlementaires et d'autres questions d'intérêt commun.
Cette tournée a pour but d'approfondir la compréhension mutuelle, de renforcer les relations d'amitié traditionnelles et d'intensifier la coopération réciproquement avantageuse.
La Chine envoie des volontaires en Afrique
pour y enseigner le chinois
Cinq enseignants volontaires chinois ont pris le 23 octobre départ pour l'île Maurice en Afrique pour y enseigner le chinois.
Il s'agit du premier groupe de volontaires envoyé dans le cadre d'un programme national pour l'enseignement de la langue chinoise.
Ces volontaires, âgés de 24 à 30 ans, ont tous le diplôme de licence ou de maîtrise, quatre entre eux ont en plus des expériences d'enseignement en Chine.
Le nombre des apprentis de chinois a dépassé 25 millions au monde, et les cours sur la langue chinoise sont offerts dans des écoles et des organisations dans une centaine de pays.
Le gouvernement chinois envoie chaque année des enseignants chinois à l'étranger. Cependant le nombre des enseignants envoyés ne peut satisfaire la demande.
Les pays, dont le Japon, la République de Corée, la Thaïlande, les Philippines, le Vietnam, l'Indonésie, l'Egypte, l'Afrique du Sud, le Mexique et la France, ont demandé davantage d'enseignants chinois.
Ce programme a été entamé en avril dernier avec le recrutement des enseignants volontaires pour servir à l'étranger pour une période de six mois à deux ans.
Une douzaine d'écoles sur l'île Maurice offrent des cours sur la langue chinoise pendant ces deux dernières décennies, qui ont attiré plus de 1 200 personnes. Cette année, le chinois est officiellement inscrit sur le programme d'enseignement des écoles primaires de l'île Maurice.
Wu Bangguo appelle au renforcement
de la coopération avec le Nigeria
La Chine est prête à travailler ensemble avec le Nigeria afin de renforcer la coopération économique et commerciale, en particulier la coopération industrielle entre les deux parties, a déclaré Wu Bangguo, président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN) de Chine, lors de son entretien avec le président du Sénat nigérian Adolphus Wabara, visite en Chine.
La Chine attache une grande importance au développement de ses relations avec le Nigeria et elle est prête à joindre ses efforts avec la partie nigériane pour promouvoir la confiance politique et la coopération économique et commerciale, a affirmé Wu.
Il a indiqué que la Chine soutient les entreprises compétentes chinoises à faire du commerce au Nigeria, dans le but d'apporter une nouvelle vitalité aux rapports bilatéraux entre les deux pays.
Il a également exprimé son appréciation au Nigeria pour son adhésion de la politique d'une seule Chine.
De son côté, Wabara a affirmé que le Nigeria attache une grande importance au rôle positif joué par la Chine dans les affaires internationales, et s'est dit convaincu que sa présente visite allait promouvoir davantage la compréhension mutuelle et renforcer le développement des relations entre les deux pays.
« Ma visite va également créer plus d'opportunités aux deux pays pour approfondir leur coopération économique et commerciale », a fait noter Wabara.
Maroc-Chine : intensifier leur coopération
dans le domaine de la santé
Le Maroc et la Chine ont affirmé le 18 octobre leur détermination à diversifier et intensifier leur coopération dans le secteur de la santé, notamment dans les domaines de la lutte contre les maladies contagieuses et épidémiques.
Lors d'un entretien à Rabat, le ministre marocain de la Santé, M. Mohamed Cheikh Biadillah et le vice-ministre chinois de la Santé, M. Ma Xiaowei, en visite au Maroc, ont appelé au renforcement de la coopération bilatérale en favorisant l'échange d'expertises.
M. Biadillah s'est félicité de la qualité des liens de coopération entre les deux pays, faisant savoir que la partie chinoise va contribuer à la construction et l'équipement de six polycliniques au Maroc, en vertu d'un accord de prêt préférentiel de 195 millions de dirhams (1 dollar = 9 DH) signé en 2001.
Il a également passé en revue les actions entreprises par son département en matière de prévention et de lutte contre les maladies contagieuses et sexuellement transmissibles ainsi que dans le domaine de protection sociale.
De son côté, M. Ma a réaffirmé la disposition de la Chine d'intensifier les liens de coopération et d'échange d'expériences, particulièrement en matière de maladies contagieuses et épidémiques.
La coopération médicale maroco-chinoise est régie, depuis 1975, par un Protocole d'accord renouvelable tous les deux ans entre les deux pays. Depuis lors, plus de 120 médecins chinois travaillent dans 12 hôpitaux au Maroc.
L’honneur rejaillit sur toute l’Afrique
C’est
la première fois qu’une femme africaine remporte le Prix Nobel.
Madame Wangari Maathal, une environnementaliste du Kenya, a mérité
le Prix Nobel de la paix pour avoir aidé le continent africain à
vaincre la pauvreté en plantant trente millions d’arbres afin de
faire obstacle à la désertification.
« La paix sur terre dépend de notre capacité d’assurer notre milieu de vie », a dit Ole Danbolt Mjoes, qui est à la tête du comité norvégien du Prix. Il a apprécié le travail de Wangari Maathal en faveur du développement continu, de la démocratie et de la paix en disant qu’elle s’était tenue aux premiers rangs du combat écologique, social, économique et culturel au Kenya et en Afrique.
C’est Wangari Maathal, née en 1940, qui a fondé le mouvement « Ceinture verte », composé surtout de femmes. Elle dit que planter des arbres ralenti la désertification, préserve les habitats forestiers des animaux et plantes sauvages, fournit une source de combustible et de matériaux de construction et alimentera les générations postérieures. Tout cela constitue un moyen de combattre la pauvreté, et contribue donc à la paix dans le pays, sur le continent et dans le monde entier.
Wangari Maathal a recouru plusieurs fois aux tribunaux pour empêcher l’abattage des forêts ordonné par l’ancien président du gouvernement Daniel Arap Moi, qui a perdu le pouvoir en 2002, tandis que cette femme de tête gagnait un siège au parlement pour sa victorieuse opposition.
« C’est la plus grande surprise de ma vie », a dit Wangari Maathal à la télévision norvégienne. « Planter des arbres, c’est planter des graines de paix », a-t-elle ajouté.
Depuis son instauration en 1901, le Prix Nobel n’a récompensé que douze femmes, dont aucune d’Afrique. Le dernier lauréat africain a été le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, en 2001.
Tanzanie : 22 000 appels composés en sept
mois à la ligne d'assistance sur le sida
Au moins 22 000 appels ont été recensés durant les sept derniers mois pour la ligne d'assistance tanzanienne consacrée aux informations liées au sida.
Parmi ces appels, 30 % s'intéressent aux informations sur la transmission du sida, 22 % sur le test du VIH, 11 % sur l'emploi de préservatifs et 6 % sur le traitement de la maladie.
Selon le Fonds Tanzania Youth Aware Trust, 26 % de demandeurs se sont livrés à un test du VIH, 47 000 questions ont été posées et 70 % des renseignants étaient âgés de 20 à 25 ans.
Le sida, le paludisme et la tuberculose constituent les trois grandes maladies mortelles en Tanzanie, où la séroprévalence se chiffre à 7,8 %, les personnes vivant avec cette épidémie totalisent quelque deux millions, et les décès liés au sida se situent au tour de 40 000 par an.
Le président ougandais inaugure le plus grand
centre de formation anti-sida en Afrique
Le président ougandais Yoweri Museveni a inauguré le 20 octobre le plus grand centre de formation pour la lutte contre le sida en Afrique, installé dans l'hôpital Mulago à Kampala, capitale ougandaise.
Cet institut spécialisé dans les nouvelles maladies infectieuses abrite un laboratoire qui améliorera le traitement de patients, formera les professions de la santé publique en Afrique sub-saharienne et effectuera également la recherche sur le VIH/sida et d'autres maladies infectieuses.
L'institut doit former chaque année 250 spécialistes dans le VIH/sida et quelque 300 patients bénéficieront de ses services.
Prononçant un discours à cette occasion, le président Museveni a hautement apprécié l'Alliance académique des physiciens ougandais de l'université Makerere et la compagnie pharmaceutique mondiale Pfizer pour leur vision exemplaire qui a aidé à la mise en place de cet institut.
Le président ougandais a fait remarquer que la stratégie de son gouvernement était d'endiguer la propagation de la pandémie du VIH/ sida.
Il a cependant signalé que le fait que 70 000 personnes ont été infectées par le virus du sida l'année dernière en Ouganda demandait l'augmentation de la vigilance de la population en dépit du faible taux d'infection de moins de 6% enregistré jusqu'à présent.
Il a souligné que la pandémie du VIH/sida ne pourrait être vaincue que par les efforts conjugués.
Dr. Honk Mckinell, le PDG de la compagnie Pfizer, a indiqué que l'institut était un modèle de partenariat qui poursuivrait la voie de profiter à des millions de personnes en Ouganda et dans d'autres pays d'Afrique sub-saharienne.
Selon les estimations des Nations unies, le virus du sida a infecté 26 millions de personnes en Afrique. L'année dernière, la maladie meurtrière a coûté la vie à quelque 2,2 millions d'Africains, alors qu'environ 3 millions d'Africains ont été infectés par le virus.