ÉCHANGES SINO-AFRICIANS

 

Commerce sino-africain :
un nouveau record dans l’histoire

Nian Di

Selon le responsable du département d’Asie de l’Ouest et d’Afrique du Nord du ministère chinois du Commerce, grâce aux années d’efforts conjugués de la Chine et des pays d’Afrique, le commerce entre les deux parties s’est accru rapidement. En 2000, le volume des échanges bilatéraux a dépassé pour la première fois 10 milliards de dollars US ; et au cours des neuf premiers mois de 2004, a battu encore une fois un record pour dépasser 20 milliards.

La Chine et l’Afrique ont une forte complémentarité mutuelle dans le domaine économique et leur coopération économique et commercial a un énorme potentiel. Jusqu’à présent, la Chine a signé avec 41 pays d’Afrique l’accord sur le commerce bilatéral et accordé l’un à l’autre le traitement de nation la plus favorisée sur le plan commercial. Pour continuer à multiplier les échanges commerciaux entre les deux parties, la Chine prendra des mesures pour donner des facilités à davantage de produits africains qui cherchent à accéder au marché chinois. Elle appliquera sérieusement la franchise douanière sur une partie des marchandises importées des pays d’Afrique les moins développés afin d’étendre le commerce et d’en améliorer la structure. Une fois les conditions réunies, la Chine négociera avec les pays d’Afrique ou les organisations régionales du continent un accord sur le commerce libre ou le commerce régional.

Selon les statistiques de la Douane chinoise, de janvier à septembre cette année, le montant global de l’import-export entre la Chine et l’Afrique a atteint 20,54 milliards de dollars, soit une augmentation de 53,9 % par rapport à la même période de l’année passée. Sur ces chiffres, les exportations étaient de 9,59 milliards et les importations, de 10,95 milliards, respectivement une augmentation de 33,2 % et de 78 %. La partie chinoise avait une balance défavorable de 1,36 milliard de USD. Les principales marchandises chinoises exportées en Afrique étaient des produits mécaniques et électriques, des produits de hautes technologies, des produits textiles et des vêtements, des produits d’industrie légère, des céréales, de l’huile et des produits alimentaires, et des médicaments ; et ses marchandises importées étaient du pétrole, des bois en grume, du minerai de fer, de l’acier et du coton.