ÉCONOMIE
Chine-Ouganda : la coopération à avantages
réciproques présente une perspective heureuse
YU ZHEN
Avant d’arriver en Ouganda, je croyais que ce pays d’Afrique noire qui traverse l’Équateur est pauvre et d’une chaleur canicule. Or, après mon arrivée, j’ai trouvé que c’est un pays aux paysages magnifiques et plein de dynamique. La source abondante du Nil, le lac Victoria aux eaux limpides, la ville de Kampala entourée de montagnes verdoyantes, les architectures modernes décorées de fleurs fraîches, les rues propres, les passants en habits de couleurs éclatantes, le peuple accueillant et amical m’ont tous profondément impressionnée.
Monsieur Li Qiangmin, ambassadeur de Chine en Ouganda, m’a présenté : Bien qu’éloignés géographiquement, les deux pays nouent de très bonnes relations depuis longtemps, notamment dans le domaine de la coopération économique et commerciale qui se développe fortement ces dernières années. Ces deux dernières années, en particulier, le commerce bilatéral a presque doublé. Des projets faisant l’objet de l’assistance du gouvernement chinois dégagent de bons rendements économiques et sociaux. De plus en plus d’entreprises et de citoyens chinois ont investi en Ouganda.
Si la Chine a commencé à entreprendre des travaux de construction forfaitaires en Ouganda en 1987, principalement dans la construction de bâtiments et de ponts et chaussées, le commerce entre elle et l’Ouganda a commencé en 1960. En 2003, cette coopération a enregistré de nouveaux progrès ; le volume du commerce bilatéral a franchi le cap de 45 millions de USD, une hausse de 50 % sur 2002. Le montant des investissements des entreprises chinoises en Ouganda accumulé dépasse 12 millions de USD, et les rendements découlés augmentent sans cesse.
L’immeuble du ministère ougandais des Affaires étrangères, construit par le Groupe de construction à l’étranger de la province chinoise de l’Anhui se trouve au centre de Kampala. Bâtiment d’une superficie de 6 000 m², les travaux de construction structurale ont été achevés en cinq mois seulement. Actuellement, 34 gérants et techniciens chinois et plus de 100 ouvriers locaux s’occupent de la décoration intérieure et extérieure du bâtiment. Cette vitesse a surpris les fonctionnaires et les personnalités des divers milieux, et ils sont plus surpris de la qualité des travaux. Ils ont remercié les Chinois pour leur formation qu’ils accordent au personnel local. Le 9 janvier 2004, le ministre chinois des Affaires étrangères Li Zhaoxing a planté un arbre sur le chantier, dans le souhait que l’amitié entre les deux pays persister comme cet arbre.
Au stade des sports construit à l’aide chinoise, j’ai vu un entraîneur sportif chinois connu former des entraîneurs ougandais du culturisme, d’autres Chinois former des personnels d’ordinateur et des opérateurs du marqueur électronique. Ce stade moderne qui peut contenir 40 000 spectateurs est non seulement un bâtiment remarquable de l’Ouganda, mais aussi un important lieu de rassemblements politiques, sportifs et culturels. C’est plus un symbole de l’amitié sino-ougandaise. Plusieurs Ougandais m’ont dit : « Le peuple chinois a aidé gratuitement l’Ouganda dans sa lutte pour l’indépendance nationale, maintenant, il nous aide sur le plan économique. La Chine est un vrai ami du peuple ougandais. »
L’Institut ougandais de recherche industrielle, l’un de son genre équipé des installations les plus modernes en Afrique, a été mis sur pied grâce à une assistance du gouvernement chinois. Il joue un rôle positif dans l’étude scientifique et technique pour le pays et aussi pour des pays voisins. Les experts venus de la province chinoise du Liaoning qui apprennent leurs connaissances professionnelles à des techniciens locaux ont, par leur esprit professionnel, gagné le respect de ces derniers. Selon des statistiques partielles, l’institut a formé 690 techniciens industriels du pays et plus de 100 pour des pays voisins tels que le Kenya, la Zambie et le Soudan, injectant ainsi de nouveau sang à l’industrie africaine.
En Ouganda, il y a aussi une mission médicale chinoise que tout le monde connaît. Beaucoup d’histoires louables se répandent parmi les locaux concernant l’équipe médicale chinoise envoyée il y a plus vingt ans par la ville de Kunming, dans le sud de la Chine. L’hôpital où travaille la mission chinoise est situé à Jinja, sur la rive nord du lac Victoria, le plus grand lac d’eau douce de l’Afrique. Dans la plupart des cas, les malades graves des quatre coins de l’Ouganda y sont envoyés.
Il me suffit de citer quelques exemples ici. Une femme d’âge moyen s’est mise à genou devant le chef de l’équipe médicale chinoise, lui remerciant d’avoir guéri sa fille de 13 ans, qui avait souffert de mastoplasie. Un jeune homme paralysé à cause d’un accident de la route, après avoir consulté beaucoup de médecins locaux qui croyaient que ses jambes étaient inopérables, est venu voir les médecins chinois. Après un mois de traitement, il s’est mis debout par miracle et peut désormais marcher indépendamment comme auparavant. Les orthopédistes chinois ont aussi guéri un malade souffrant de l’incontinence de l’urine et des matières fécales pour paraplégie.
Plusieurs fonctionnaires ougandais, comme le consul politique du président et le ministre de la Santé, ont fait l’éloge de la contribution de la mission médicale chinois à l’amitié entre les deux pays. Le maire de Jinja David a dit : « Tout le monde de notre ville magnifie le corps médical chinois et lui est reconnaissant pour son service médical. »
Comme l’a indiqué l’ambassadeur Li Qiangmin, développer la coopération amicale entre la Chine d’une part et l’Ouganda et aussi tous les pays d’Afrique d’autre part, est le vœu commun de tous les Chinois en Ouganda. « Nous nous efforcerons de porter les relations politiques et économiques bilatérales à un nouveau palier », a-t-il ajouté.