Promouvoir la coopération entre les entreprises privées chinoises et africaines
Hua Guang
Le 1er janvier 2005, le Conseil d’administration industrielle et commerciale sino-africain a été mis en marche officiellement. Il fournira aux entreprises privées chinoises davantage d’occasions de coopération commerciale en Afrique dans les trois prochaines années.
Il s’agit d’un programme de coopération accompli en commun par le Programme des Nations unies pour le développement, le gouvernement chinois et l’Association de promotion des programmes Guangcai. Le programme établira le Conseil d’administration et des bureaux de représentation en Chine, en Afrique du Sud, au Nigeria, au Ghana, en Tanzanie, au Mozambique et au Cameroun, afin d’approfondir les liaisons économiques surtout dans le domaine de l’investissement entre la Chine et ces pays d’Afrique, créant un environnement plus favorable à la coopération économique et technique sino-africaine. Ce Conseil, d’une part, participe au Forum Chine-Afrique avec le département gouvernemental concerné, et d’autre part, sert de moyen commercial pratique pour aider les entreprises chinoises et africaines dans l’investissement et le commerce.
Le coordonnateur des Nations unies en Chine et représentant du Programme des Nations unies pour le développement en Chine, M. Khalid Malik a indiqué que la Chine joue un rôle important dans la coopération Sud-Sud. Et la coopération dans le domaine économique et commercial entre la Chine et les pays d’Afrique offre de belles perspectives et favorise le développement de l’économie privée des pays d’Afrique.
Au cours des cinquante dernières années, dans les échanges commerciaux sino-africains, les marchandises traditionnellement exportées comme le textile, le filé et la toile ont été remplacées progressivement par de l’équipement de radiocommunication, des machines industrielles et des appareils électriques. À partir de 2000, avec l’accélération de la modernisation et de la réforme économique de la Chine, la base des échanges commerciaux sino-africains a changé. Outre le commerce et l’appui, l’Afrique espère davantage d’investissement de la Chine.
Depuis quatre ans, la Chine a investi 12,3 milliards de dollars outre-mer, dont 1,2 milliard en Afrique. Les investisseurs chinois ont établi plus de 820 compagnies dans 49 pays d’Afrique, dont 200 sont de propriété privée, touchant les sphères du commerce, de l’industrie de transformation, de l’exploitation des ressources naturelles, du transport et de l’agriculture, etc.
Actuellement, l’investissement de la Chine en Afrique se concentre en Afrique du Sud, au Kenya, au Nigeria, en Zambie, en Tanzanie, au Mali et au Soudan, etc. Le volume du commerce sino-africain augmente d’année en année, et est passé de 1 milliard de dollars en moyenne par an dans les années 1980, à 3,6 milliards dans les années 1990. Et pendant les neuf premiers mois de 2004, il a atteint 13,39 milliards de dollars, dépassant les 12,39 milliards de 2002.
Le Forum Chine-Afrique représente le soutien politique du développement des relations sino-africaines, mais il ne possède pas d’institution économique aidant les entreprises chinoises, surtout les entreprises privées qui font face au marché changeant en plein de défis. À cet effet, le Conseil est né au moment voulu et promouvra énergiquement la coopération des entreprises privées chinoises et africaines.