ÉVÉNEMENTS
Ouverture à Alger d’une réunion régionale de l’UNESCO
La 6e réunion régionale de l’Unesco sur la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a été inaugurée le 5 janvier à Alger par la ministre algérienne de la Culture, Khalida Toumi, en présence du directeur général de l’Unesco, Koichiro Matsuura, rapporte l’agence de presse algérienne APS.
Les participants tenteront de sensibiliser les pays, notamment ceux qui ont un riche patrimoine oral et immatériel, à souscrire à la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.
Le contenu, la portée et l’importance de ce nouvel instrument normatif de l’Unesco ainsi que ses aspects technique, juridique et éthique seront exposés par des experts lors de cette rencontre.
Cette Convention a pour objectif de « sauvegarder le patrimoine culturel immatériel, faire respecter le patrimoine culturel des communautés, des groupes et des individus concernés, ainsi que de sensibiliser les niveaux local, national et international à l’importance du patrimoine culturel immatériel ».
L’Algérie est l’un des premiers pays à avoir adhéré à cette convention et l’avoir ratifiée, tout comme le Japon, la Chine, le Panama et l’Île Maurice.
Le Nigeria forme un comité pour venir en aide aux victimes du tsunami en Asie
Le gouvernement nigérian a établi le 4 janvier un comité pour se joindre au reste du monde dans les efforts pour rassembler de l’aide aux victimes du tsunami en Asie du Sud-Est.
En réaction à cette catastrophe, qui a fait plus de 155 000 victimes, le président nigérian Olusegun Obasanjo a inauguré un comité pour lever des fonds de soutien aux survivants.
Qualifiant ce sinistre de « désastre le plus dévastateur » de l’histoire récente, M. Obasanjo a indiqué que le gouvernement nigérian avait déjà engagé un million de dollars pour l’aide aux sinistrés. Cette contribution a été versée au fonds approprié des Nations unies, et une autre doit être versée à l’Union africaine dans le même but.
L’ONU appelle à une aide à long terme pour les victimes du tsunami
Les opérations d’urgence vis-à-vis des victimes de tsunamis en Asie ont fait des progrès extraordinaires, mais font face également à des problèmes extraordinaires, a déclaré le 4 janvier le responsable des affaires humanitaires de l’ONU, Jan Egeland.
« Nous avons réussi à atteindre la majorité des gens affectés dans la majorité des régions touchées », a dit M. Egeland lors d’un point de presse à New York.
« Nous faisons aussi face à des problèmes extraordinaires dans beaucoup d’endroits dont les plus ardus concernant les zones dévastées de l’île indonésienne de Sumatra, en particulier la province d’Aceh », a souligné M. Egeland.
Le tsunami du 26 décembre a fait jusqu’ici 150 000 morts, 500 000 blessés, et privé plus de 5 millions de personnes de services fondamentaux, selon l’ONU.
M. Egeland a noté que l’aide promise jusqu’ici a atteint deux milliards de dollars, exhortant les pays et les donateurs privés à tenir leurs engagements à aider les milliers de victimes du tsunami dans l’océan Indien.
La Chine offre de l’aide aux sinistrés somaliens
Le gouvernement chinois a offert le 4 janvier une aide d’urgence de 100 000 dollars aux victimes du tsunami en Somalie.
Ce don a été remis par l’ambassadeur de Chine au Kenya, Guo Chongli, au président somalien par intérim, Adullahi Yusuf Ahmed.
Le président somalien a remercié la Chine pour son aide, notant que la Chine était le premier pays à offrir une aide aux sinistrés somaliens.
L’ambassadeur de Chine a présenté les condoléances du gouvernement et du peuple chinois à la Somalie. Quelque 200 Somaliens ont trouvé la mort dans cette catastrophe et plusieurs autres sont portés disparus.
Lancement de l’Union douanière est-africaine
L’Union douanière de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) a été lancée le 31 décembre dernier lors d’une cérémonie tenue simultanément au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, ouvrant la voie au libre-échange de produits à travers les frontières entre les trois pays.
Le mécanisme de l’union entre en vigueur le 1er janvier 2005.
Lors de la cérémonie tenue à Nairobi, le secrétaire général de l’EAC, Amanya Mushega, a déclaré que l’union douanière contribuerait à la croissance économique dans la sous-région, à la création d’un marché de 90 millions d’habitants avec un produit intérieur brut combiné de 30 milliards de dollars.
Il a décrit le lancement de l’union comme un événement important dans l’intégration régionale, notant que le principal objectif était la libéralisation du commerce dans la sous-région sur la base des accords commerciaux de bénéfices mutuels et de partenariat.
Le lancement de l’Union douanière est-africaine, suivant près de quatre ans d’intenses négociations, marque le début d’une nouvelle action pour rapprocher encore davantage les trois pays auxquels se joindraient plus tard le Rwanda et le Burundi. D’autres étapes suivront dans ce processus qui aboutira à la création d’une Communauté d’Afrique de l’Est complètement intégrée sous forme de fédération d’États.
Le Gabon compte améliorer son réseau routier
Le gouvernement gabonais a adopté récemment une série de mesures destinées à améliorer le réseau routier du pays.
Selon le communiqué final du conseil des ministres, le gouvernement gabonais a lui-même reconnu l’échec du plan d’aménagement routier de 1993, relevant que les 66 % du budget prévu dépensés en onze ans, soit 185,8 milliards de F.CFA (environ 280 millions d’euros), n’avaient permis de réaliser que 27 % des travaux prévus.
Le réseau routier gabonais est très peu développé, au détriment de la circulation automobile. Pour cette raison, le gouvernement gabonais s’est fixé pour objectif la construction d’un réseau routier dense, fiable et efficace, de même que son entretien régulier.