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La Chine envoie des équipes de secours et augmente l’aide humanitaire aux pays victimes du tsunami.

Ni Yanshuo

Devant la terrible tragédie du 26 décembre dans l’océan Indien, la Chine a été l’un des premiers pays à offrir du secours.

Un membre de l’équipe de recherche et secours internationale de Chine discute avec un homologue de Singapour, en Indonésie. Photo: Xinhua

Le jour même du fléau, elle a promis une aide humanitaire d’une valeur de 21,63 millions de yuans (2,61 millions de USD). Le président Hu Jintao a fait parvenir des messages de sympathie aux pays affligés et offert ses condoléances aux familles des victimes. Le premier convoi de matériel comprenant de la nourriture, des médicaments et des tentes d’une valeur de 5 millions de yuans a été déchargé en Indonésie le 30 décembre.

Seulement cinq jours plus tard, le premier ministre Wen Jiabao a annoncé que la Chine offrirait 500 millions de yuans (60,46 millions de USD) d’aide additionnelle.

« Au nom du gouvernement et du peuple chinois, du président Hu Jintao et en mon propre nom, je voudrais une fois encore exprimer ma sincère sympathie aux pays et peuples touchés, et mes condoléances aux familles des victimes », a dit Wen devant les diplomates des pays affectés à Beijing le 31 décembre.

Henk Bekedam, représentant de l’OMS en Chine, a apprécié la rapidité avec laquelle le gouvernement chinois avait offert son aide, reflet de l’amitié entre la Chine et les pays victimes du tsunami.

Les élèves d'une école primaire de Nanning, dans la région autonome zhuang du Guangxi, donnent leur argent de poche au profit des pays frappés par le tsunami. Photo: Xinhua

Le 5 janvier, le sixième convoi de matériel de secours, d’une valeur de 4 millions de yuans, consistant en médicaments, instruments médicaux et vêtements, a été envoyé à Jakarta, capitale d’Indonésie, par l’avion personnel du premier ministre de Chine. Wen Jiabao était en route vers Jakarta pour participer, le 6, au Sommet sur le tsunami présidé par le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan.

Selon le ministère du Commerce de Chine, une valeur de 65 millions de yuans d’aide du gouvernement chinois a déjà été distribuée en Indonésie, au Sri Lanka et en Thaïlande.

Entre-temps, des organisations comme la Société de la Croix-Rouge de Chine (SCRC) et la Fédération nationale des femmes de Chine ont fait appel au public. La réponse des individus et organisations a été très généreuse.

Ce n’est pas la première fois que la Chine fait des dons volontaires à d’autres pays. Des efforts semblables ont été vus pendant la famine en Afrique dans les années 1980 et dans les guerres récentes en Afghanistan et en Irak. « Mais cette fois, plus de gens sont impliqués et la compassion est plus grande », a dit Wang Xiaohua à la tête des relations publiques de la SCRC.

Pour éviter la contagion, Peng Keguo, un secouriste chinois en Indonésie, met des masques à la population locale. Photo: Xinhua

La SCRC a ouvert une ligne de téléphone pour les dons le 30 décembre et a immédiatement reçu des offres d’aide. Le 4 janvier, elle avait reçu des dons et promesses d’une valeur globale de 25 millions de yuans (3,01 millions de USD), sans compter les montants recueillis par ses succursales dans diverses provinces, municipalités et régions autonomes. Le 5 janvier, l’organisation a versé 5,4 millions de yuans aux pays de la région affectée par l’intermédiaire de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et les Sociétés de la Croix-Rouge des payés affectés.

« L’enthousiasme à donner a été sans précédent et les dons cette fois seront les plus élevés dans l’histoire de la SCRC », a dit à Beijing Information Ma Wenbo, du département de liaison de l’organisme.

Le coordinateur du secours d’urgence des Nations unies, Jan Egeland, a apprécié l’efficacité de la Chine dans l’aide humanitaire internationale et a rencontré les représentants chinois à plusieurs reprises. Il soutient que la contribution substantielle de la Chine aidera la reconstruction de la région ravagée.

Outre l’aide monétaire, la Chine a aussi envoyé divers groupes de travail pour aider les survivants. Une équipe chinoise de secours international composée de cent médecins et infirmiers a quitté Shanghai le 31 décembre, suivie d’une seconde équipe du Guangdong partie pour la Thaïlande le même jour. En même temps, la Chine a recommandé quatre experts en contrôle des maladies pour travailler au sein du groupe de l’OMS.

Médecins chinois au secours du peuple en Thaïlande. Photo: Xinhua

L’équipe de recherche et secours internationale de Chine (ERSIC), guidée par Zhao Heping, directeur adjoint du Bureau de sismologie de Chine (BSC), a atteint Aceh, la province la plus gravement ravagée d’Indonésie, le 31 décembre, transportant avec elle huit tonnes de matériel de secours d’urgence.

« Les 35 membres du groupe dont des médecins, sapeurs et experts en sismologie, travailleront en trois phases - recherche et secours, traitement médical et prévention des épidémies », a déclaré à Beijing Information Yin Guanghui, chef de division du Département de secours d’urgence du BSC.

C’est la troisième fois que l’ERSIC est envoyée dans une région de calamité naturelle. Établie en 2001, elle a été envoyée en Iran et en Algérie en 2003 lors des tremblements de terre.

Le gouvernement d’Indonésie a dit que le 4 janvier, 95 000 personnes de la province d’Aceh avaient perdu la vie et que 400 000 étaient sans toit à la suite du tsunami qui a également endommagé 90 % des infrastructures.

L’ERSIC a emporté son équipement médical de pointe, comme des respirateurs artificiels, des sacs pour chirurgie et des désinfectants : « Avec cet équipement, nous pouvons agir comme un hôpital de champ de bataille », a dit Zheng Jingchen, un chef d’équipe.