Un bel avenir nous attend

Ding Nanfei

Le 15 février, Liu Guijin, ambassadeur de Chine en Afrique du Sud, a participé au séminaire sur les occasions commerciales entre l’Asie et le Moyen-Orient tenu au Cap. Ce séminaire était organisé conjointement par le Département d’Asie et d’Océanie relevant du ministère des Affaires étrangères d’Afrique du Sud et la Chambre de commerce de la région du Cap. Dans son discours intitulé « L’économie chinoise et la coopération commerciale entre la Chine et l’Afrique du Sud », Liu a exposé le sens du concept de développement scientifique et a passé en revue l’évolution des relations commerciales depuis l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique du Sud. Parlant de coopération commerciale, il faut tout d’abord présenter le développement économique de la Chine, dit Liu. Depuis l’application de la réforme et de l’ouverture, l’économie chinoise maintient une croissance soutenue et rapide ; entre 1979 et 2003, elle a été en moyenne de 9,4 %.

Les vingt premières années du siècle seront une période importante du développement économique et social de la Chine (le PIB augmentera de 1 000 à 3 000 dollars par personne) et une période de changement profond de la structure économique et sociale. Compte tenu des conflits et problèmes possibles dans le développement, le gouvernement chinois appliquera le concept de développement scientifique qui se définit comme suit. a) Il faut placer l’homme au centre de nos préoccupations afin de réaliser le développement humain complet, chercher le développement à partir des intérêts fondamentaux des masses populaires afin de répondre progressivement à leurs besoins matériels et culturels qui augmentent de jour en jour et de permettre au peuple de partager le résultat du développement. b) Il faut conserver comme tâche centrale l’édification économique, promouvoir le développement économique, politique et culturel afin de réaliser le développement complet de l’économie et de la société. c) Procéder au développement harmonieux entre la ville et la campagne, entre les régions, entre la croissance économique et le progrès social, entre l’homme et la nature, et entre le développement à l’intérieur et l’ouverture sur l’extérieur. d). Il faut réaliser l’harmonisation entre le développement économique et la population, les ressources et l’environnement, viser le développement de la production, la vie aisée et l’écologie afin d’assurer le développement de génération en génération.

En 2003, la Chine est devenue le troisième grand pays importateur du monde. En 2004, le volume d’importation de la Chine a franchi le cap de 560 milliards de USD. Au fur et à mesure du développement soutenu et rapide de l’économie chinoise et de l’augmentation de l’agrégat économique, le volume d’importation augmentera sans cesse. Le développement économique du monde, y compris celui des pays en développement et de l’Afrique du Sud, pourra en tirer profit. Le peuple chinois aime la paix et a besoin de paix. La Chine persiste à suivre une voie de paix, de coopération et de développement, est résolue à se développer dans le maintien de la paix mondiale et à favoriser la paix mondiale par son propre développement.

Parlant de la coopération amicale entre la Chine et l’Afrique du Sud, Liu a indiqué que depuis l’établissement des relations diplomatiques, la coopération commerciale a connu un développement remarquable. L’Afrique du Sud est devenue un partenaire commercial important de la Chine en Afrique. En 2004, le volume de commerce bilatéral entre elles a dépassé 6 milliards de USD, soit une augmentation de 52,8 % par rapport à la même période de l’année précédente. Le volume d’import-export de la Chine de et vers l’Afrique du Sud a augmenté respectivement de 42,5 % et de 60,9 %. L’investissement bilatéral a dépassé 500 millions de USD.

Liu croit qu’au fur et à mesure de la compréhension approfondie et de la coopération entre les deux gouvernements et les entreprises bilatérales, la coopération commerciale entre la Chine et l’Afrique du Sud aura un énorme potentiel du développement.

Premièrement, la Chine et l’Afrique du Sud ont chacune son point fort dans le domaine économique. Toutes deux peuvent bénéficier des échanges mutuels et s’inspirer de l’expérience de développement et des technologies de pointe de l’autre partie. Bien que la conjoncture nationale de ces deux pays soit différente, ils font face aux problèmes d’importation de capitaux étrangers, d’augmentation de l’emploi, de développement de l’économie agricole, de formation des ressources humaines et de réforme des entreprises. Renforcer les échanges expérimentaux dans ces domaines peut élargir nos horizons et nous éviter des détours. Par ailleurs, les entreprises de Chine et d’Afrique du Sud possèdent une grande quantité d’informations commerciales. Renforcer les échanges augmente les occasions commerciales et favorise le développement commun.

Deuxièmement, la Chine et l’Afrique du Sud peuvent se compléter dans les domaines économique et technologique et développer des investissements mutuels, ce qui leur rapporte des bénéfices réciproques. Le marché intérieur chinois est énorme, les ressources de main-d’œuvre sont abondantes, le milieu d’investissement s’améliore. À l’heure actuelle, la Chine favorise le concept de développement scientifique, encourage les investissements étrangers dans le secteur des hautes technologies, l’agriculture, les services, la protection de l’environnement et les infrastructures. Elle souhaite que les hommes d’affaires étrangers participent aussi au développement de l’Ouest, à la restructuration des anciens centres industriels du Nord-Est et à la réorganisation des entreprises d’État. Les technologies de production pharmaceutique, de prospection et d’extraction minières, de fonte des métaux, de télévision numérique et d’autres sont plus avancées en Afrique du Sud qu’en Chine. Si les entreprises de ces domaines investissent en Chine, elles pourront y déployer leurs atouts. Le gouvernement chinois encourage aussi les entreprises chinoises à investir dans les secteurs similaires de l’Afrique du Sud, surtout l’exploitation de ressources fort demandées en Chine. Toutes les entreprises à capitaux exclusivement chinois et à capitaux mixtes augmenteront leurs capitaux dans le développement industriel de l’Afrique du Sud et fourniront beaucoup d’emplois à la population locale.

Troisièmement, les larges perspectives commerciales entre la Chine et l’Afrique du Sud. Les importateurs, les détaillants et beaucoup de consommateurs d’Afrique du Sud sont attirés par les produits chinois bon marché et de bonne qualité. Le sable ferrugineux, les produits d’acier et d’aluminium de l’Afrique du Sud sont fort demandés sur le marché chinois. Les Chinois à l’aise font une énorme consommation de diamant, platine et or. La Chine et l’Afrique du Sud ont signé un accord relatif aux produits agricoles, au contrôle et à la quarantaine des plantes et un protocole concernant l’importation des agrumes d’Afrique du Sud en Chine. À présent, les deux pays rencontrent certains problèmes dans le commerce des produits textiles. Je crois que nous pouvons les régler judicieusement par le dialogue et la coopération. Ces deux pays préparent la mise en marche des négociations d’un accord de libre commerce. Lorsqu’il sera signé, le commerce progressera remarquablement.

Des fonctionnaires gouvernementaux, des hommes d’affaires d’Afrique du Sud et certains envoyés diplomatiques en Afrique du Sud ont eu écho du discours de Liu. Le développement de la Chine attire l’attention mondiale et encourage l’enthousiasme des pays en développement. L’Afrique du Sud entend partager l’expérience favorable de la Chine et créer conjointement un bel avenir de coopération entre les deux pays.


 
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