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Tendance irrésistible
Li Zi
Provenant de Taiwan, Chen Jiannan a ouvert une usine à
Fuzhou il y a une dizaine d’années. L’investissement
total dépasse 45 millions de USD et ses produits - tissu de polyester-coton
de haute qualité se vendent partout dans le monde. « Le résultat
de l’investissement n’est pas mal ! », dit Chen.
Il y a sur le continent quelque 60 000 entreprises financées
par des Taiwanais, favorisant le développement rapide du commerce
entre les deux rives du détroit. Leurs échanges commerciaux
sont passés de moins de 50 millions de USD en 1978 à 58,4
milliards en 2003, pour atteindre 63,48 milliards pendant les dix premiers
mois de 2004 seulement. Taiwan est le deuxième grand partenaire
d’investissement de la partie continentale de Chine, et la moitié
de ses investissements se concentrent sur le continent chinois.
Tendance irrésistible d'investissement
Bien que les rapports politiques entre les deux rives soient
tendus depuis 2004 et même en crise, les relations économiques
et commerciales ont maintenu une tendance de développement, et
la coopération dans le tourisme fait de nouveaux progrès.
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Le Centre de recherche scientifique en nanométrie
Qinghua-Foxconn, sponsorisé par des hommes d'affaires taiwanais,
s'établit à l'université Qinghua. Photo:
Li Jiangtao
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Suivant l’essor d’investissement des dernières
années, l’informatisation et les industries à forte
intensité de capitaux et de technologie attirent l’investissement.
L’immobilier, les finances, les soins médicaux et les services
sont devenus un nouveau point chaud de l’investissement des Taiwanais.
Selon les statistiques du ministère du Commerce, de
janvier à octobre 2004, le gouvernement central a approuvé
3 256 projets d’investissement taiwanais d’un montant contractuel
de 7,16 milliards de USD, soit une hausse de 7,6 % par rapport à
la même période de l’année précédente.
À la fin d’octobre 2004, on comptait sur le continent 63
400 projets à capitaux taiwanais ; les capitaux utilisés
réellement atteignaient 39,3 milliards de USD. Actuellement, Taiwan
est la deuxième source des capitaux d’outre-mer sur le continent
après Hongkong.
Poussé par la hausse continue de l’investissement
des commerçants taiwanais sur le continent, et sous l’effet
de facteurs comme l’augmentation de la demande de matières
premières de Taiwan par la partie continentale et l’augmentation
de sa demande d’importation entraînée par la forte
capacité d’achat, le montant d’échanges commerciaux
a percé 70 milliards de USD en 2004, et le niveau de dépendance
commerciale mutuelle s’est élevé continuellement.
Dans la vague de coopération commerciale, les échanges
financiers tiraient de l’arrière vu les limitations assidues
imposées par les autorités de Taiwan. Après l’adhésion
des deux parties à l’OMC et poussées par diverses
pressions, les autorités de Taiwan ont ouvert le mandat direct
entre les deux rives en juin 2001. En octobre 2004 le montant transféré
par Taiwan vers le continent était de 6,963 milliards de USD contre
347 millions de USD avant l’ouverture de cette opération
(19 fois plus).
Depuis 2002, la partie continentale a approuvé l’établissement
d’un bureau de représentation et de succursales sur le continent
pour sept banques et onze sociétés d’assurance de
Taiwan.
Pour les milieux de l’assurance de Taiwan, le marché
continental, un des plus attirants du monde, signifie une occasion commerciale
considérable.
Dans le monde d’aujourd’hui caractérisé
par la mondialisation et la régionalisation économique,
la tendance principale du développement rapide des relations économiques
et commerciales entre les deux rives est irrésistible. Surtout,
grâce à la haute croissance soutenue de l’économie
continentale et à la répartition étroite des secteurs
entre les deux parties, leurs relations économiques et commerciales
continueront d’augmenter.
Selon les statistiques, en 2004, le volume d’exportation
de Taiwan vers le continent (y compris Hongkong) a été de
63,85 milliards de USD, soit 28,3 % de plus qu’en 2003 et représentant
36,7 % du montant total de ses exportations. La partie continentale est
devenue le plus important marché d’exportation de Taiwan.
Néanmoins, les autorités de Taiwan s’obstinent
dans leur position d’ « indépendance de Taiwan »
et ont adopté des politiques économiques et commerciales
limitées, conduisant leurs échanges économiques et
commerciaux à fonctionner dans une situation irrégulière
et dans une structure anormale, soit indirecte, populaire et à
sens unique.
Cinq tendances d’investissement
À partir de 2000, l’Association corporative des
industries électronique et de machines électriques de Taiwan
a publié chaque année un rapport sur l’investissement
dans la partie continentale et l’évaluation des risques.
Selon ce rapport et l’étude de plusieurs années, le
professeur Lü Hongde de l’université Zhongyuan de Taiwan
a analysé les cinq tendances d’investissement des commerçants
taiwanais sur le continent.
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Kwang Yang Motor de Taiwan s'implante à Changzhou,
au Jiangsu. Photo: Chen Qi
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Premièrement, au début, l’investissement
se concentrait dans la région sud du pays, puis s’est étendu
vers l’est, surtout aux alentours de Shanghai, comme Kunshan à
Suzhou, Songjiang et Jiading de Shanghai, et se prolongera continuellement
vers le nord.
Deuxièmement, auparavant, les industries à forte
intensité de main-d’œuvre ont été transférés
sur le continent, et les secteurs intellectuels sont restés à
Taiwan. Cette condition change graduellement. Parce que les commerçants
taiwanais se sont rendu compte des compétences du continent, beaucoup
de compagnies y ont établi leur centre de recherche. Taiwan servira
encore de centre de régulation des capitaux, et les bases de production,
de vente, de recherche et de développement seront transférées
progressivement sur le continent.
Troisièmement, le désir d’investissement
sur le continent est de plus en plus vif.
Quatrièmement, actuellement des commerçants
entrent dans le marché continental sous forme d’alliance
stratégique, au lieu de la forme d’exploitation à
capitaux exclusivement taiwanais ou en association. De nombreuses compagnies
internationales ont établi une alliance avec des commerçants
taiwanais, car ils connaissent mieux la partie continentale que les entreprises
d’autres pays, et connaissent mieux le monde que la partie continentale
et joueront un rôle de poste de relais dans l’avenir.
Cinquièmement, auparavant, les entreprises taiwanaises
implantées sur le continent s’engageaient pour l’essentiel
dans les secteurs à basse teneur technique, demandant seulement
les usines et le coût de main-d’œuvre à bon marché
; à présent, de plus en plus de grandes entreprises ou groupes,
particulièrement des compagnies de haute technologie, choisissent
le continent. Leurs objectifs ne résident pas seulement dans la
réduction du coût de revient, mais encore dans la formation
de chaînes industrielles, afin d’approcher des marchés
en amont et en aval.
Entrée dans la période de profit
Il y a quinze ans, une petite entreprise inconnue de Zhanghua
de Taiwan a créé le groupe Tinghsin à Tianjin, et
grâce à sa marque « MasterKong », elle s’est
développée comme le plus grand producteur de nouilles instantanées
et de boissons de thé de la Chine et possède maintenant
550 000 points de vente dans le pays.
Les statistiques issues des deux rives du détroit montrent
que la plupart des entreprises qui investissent sur le continent sont
bien gérées.
Dans la province du Guangdong, les entreprises à capitaux
taiwanais se classent au premier rang national en quantité et forment
des groupes de secteur et des chaînes industrielles. D’après
Lu Ruihua, gouverneur de la province, près de 90 % des entreprises
taiwanaises entrées dans la période de rendement ont profité,
et dans le Jiangsu, les entreprises qui ont une balance positive ou neutre
représentent 80 % du total. Suzhou et Kunshan de cette province
sont devenues des centres mondiaux de fabrication d’ordinateurs
portables. Le Jiangsu est la région chaude de l’investissement
des Taiwanais ces deux dernières années.
La province du Fujian est la région qui a absorbé
les capitaux taiwanais le plus tôt au pays. Bien que la vitesse
d’augmentation des capitaux ralentisse, les entreprises taiwanaises
montrent une bonne situation, moins de 20 % étant en déficit.
Avec les caractéristiques de forte intensité
de capitaux et de techniques, à Shanghai, 60 % des 4 000 entreprises
financées par des hommes d'affaires taiwanais ont réalisé
des profits et de 10 % à 20 % d’entre elles sont en équilibre.
Selon une enquête du « ministère de l’Économie
» de Taiwan, 69 % des hommes d'affaires de Taiwan qui ont investi
sur le continent ont réalisé des profits ou maintenu l’équilibre,
ce qui montre que leur exploitation se développe d’un pas
assuré et que la situation s’améliore.
Bien sûr, à cause du manque de connaissance du
marché, des politiques et du milieu d’exploitation du continent,
quelques entreprises sont en déficit ou même font faillite.
Pourtant, certaines reprennent de la vigueur grâce au réajustement
de la stratégie d’exploitation.
La Société anonyme de l’industrie électromécanique
Yungtay de Taiwan a fondé une filiale à Shanghai en 1993
pour produire des ascenseurs ; elle a connu le déficit pendant
les cinq premières années. « Heureusement, comme le
directeur de la société mère à Taiwan a confiance
dans le marché du continent, la filiale à Shanghai a tenu
ferme », a dit Xu Zuoxin, directeur général de Yungtay.
Après des enquêtes de marché et le réajustement
des produits, le chiffre d’affaires de sa filiale a doublé
ces quatre dernières années, et la clientèle est
plus du quadruple de celle de la société mère.
À la suite de ces succès, un grand nombre de
commerçants de Taiwan ont procédé à des investigations
sur le continent. Seulement au cours du séminaire sur le commerce
entre Jiangxi et Taiwan, President Group et d’autres entreprises
taiwanaises qui ont bien profité sur le continent ont organisé
une visite sur le continent pour plusieurs centaines de personnes de divers
milieux de Taiwan afin de négocier des investissements. Lors de
ce séminaire, on a signé 38 contrats pour un investissement
de 936,44 millions de USD.
Les activités économiques et commerciales entre
Guangdong-Taiwan, Shandong-Taiwan et Sichuan-Taiwan organisées
en 2004 se sont créé une scène vivante et dynamique,
en formant une nouvelle vague d’investissement sur le continent.
Li Bingcai, directeur adjoint du Bureau des affaires de Taiwan
relevant du Conseil des affaires d’État, a expliqué
que la prospérité du continent de la patrie fournit une
condition favorable et une nouvelle occasion de coopération économique
et commerciale. La fréquentation du personnel et les échanges
dans les sphères technologique et culturelle entre les deux rives,
et leurs relations économiques et commerciales se développent
avec vigueur, éliminant diverses interférences politiques.
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