La Chambre de Commerce sino-africaine entre en opération

Jing Zi

Le 17 mars, la Chambre de Commerce sino-africaine a été inaugurée officiellement au Grand Palais du peuple à Beijing. Cet événement constitue un nouveau jalon dans la coopération commerciale et les échanges amicaux entre la Chine et l’Afrique.

Zephirin Diabre, sous-secrétaire général des Nations unies et directeur adjoint du Programme de développement des Nations unies (PNUD), Liu Yandong, vice-présidente de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC) et directrice du Département du travail du front uni du Comité central (CC) du Parti communiste chinois (PCC), Huang Mengfu, vice-président de la CCPPC et président de la Fédération nationale de l’industrie et du commerce de Chine, Khalid Malik, représentant en Chine du PNUD, Hu Deping, membre du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale (APN) et directeur adjoint du Département du travail du front uni du CC du PCC, et Wang Yue, directeur du Centre international d’échanges économiques et techniques du ministère du Commerce ont prononcé un discours à l’inauguration.

Étaient également présents des fonctionnaires de l’ONU, des représentants du gouvernement chinois, des ambassadeurs africains en Chine et plusieurs responsables d’entreprises non-publiques de Chine.

M. Zephirin Diabre a dit que la Chambre de Commerce sino-africaine a été fondée sous la promotion conjointe du PNUD, du gouvernement chinois et de China Society for Promotion of the Guangcai Programme (CSPGP), ayant pour objectif d’intensifier l’investissement et le commerce dans le cadre de la coopération sud-sud.

Le capital de démarrage du programme de la Chambre est de un million de USD, et pendant la période de démarrage, les pays participants comprennent la Chine et les cinq premiers pays d’Afrique soit le Cameroun, le Ghana, le Mozambique, le Nigeria et la Tanzanie. Les principaux membres dans la Chambre du côté chinois sont issus de la CSPGP, est une ONG comptant 14 000 entrepreneurs non publiques.

Selon M. Diabre, la Chambre est un partenariat entre les secteurs privé et public, ayant pour objectif d’intensifier le rapport entre la Chine et l’Afrique de manière réaliste et concrète. Elle fournit une condition favorable aux secteurs privés chinois et africain d’exploiter de nouveaux marchés, de trouver de nouveaux partenaires et de nouvelles occasions commerciales, afin de mettre pleinement en valeur le potentiel de croissance économique entre le plus grand pays en développement et le plus grand continent en développement.

M. Diabre a souligné le concept que la coopération sud-sud, comme un outil efficace, peut éliminer la pauvreté et aider à faire aboutir les Objectifs du Millénaire pour le développement, et favoriser le rôle clé de la Chine dans l’accélération de la coopération sud-sud.

M. Diabre a dit : « La Chine depuis plusieurs années appuie énergiqument la coopération sud-sud. Ella a rempli les engagements pris lors de la Conférence internationale sur le financement du développement organisée par l’ONU à Monterrey, à propos de réduire et d’éliminer 10,5 milliards de yuans de dette de 31 pays d’Afrique, donnant l’exemple au monde entier. La Chine soutient dans beaucoup de domaines le développement africain, comme la construction d’infrastructures, la santé, l’éducation et l’agriculture. Si l’on regarde dans d’autres domaines, comme la sécurité alimentaire et la lutte contre le sida, la Chine aidera véritablement les pays africains à réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement. »

Il a également insisté sur le rôle important du secteur privé dans l’élimination de la pauvreté et la réalisation des Objectifs du Millénaire. La participation d’entreprises privées pourrait accélérer la croissance économique et fournir davantage d’occasions d’emploi. Les pauvres connaîtront un revenu augmenté et obtiendront des services et des matériaux importants.

Wang Yue, directeur du Centre international d’échanges économiques et techniques du ministère du Commerce, a dit : « Le mécanisme de gestion des entreprises privées de Chine est souple et s’adapte au caractère du marché africain. La complémentarité sur le plan économique et commercial entre la Chine et l’Afrique est très prometteuse. Comment pousser de façon efficace et saine ces entreprises vers le marché d’Afrique en leur permettant de participer activement à la construction économique en plein essor en Afrique constitue un problème qui mérite réflexion. »

Selon Wang, en 2004, le volume du commerce sino-africain a percé pour la première fois 20 milliards de USD, atteignant 29,46 milliards, soit une augmentation de 58,9 % sur la même période de l’année précédente. « Ce qui montre que le commerce sino-africain possède une fort potentiel qui connaîtra une croissance rapide, ainsi qu’un vaste espace de développement », a ajouté Wang.

Huang Mengfu, vice-président de la CCPPC et président de la Fédération nationale de l’industrie et du commerce de Chine, a dit pour sa part que la participation de l’économie privée chinoise -- la plus dynamique de Chine à ce programme est un acte d’avantages réciproques, ainsi que le besoin du développement africain et le besoin de sortie vers le monde des entreprises privées chinoises. Il a ajouté : « Le fait que les entrepreneurs privés, d’une vue stratégique mondiale, participent activement à la coopération et la compétitivité internationale et fixent leur regard sur l’Afrique constitue un choix correct. »

Selon Huang, les entrepreneurs qui participent à la Chambre sont une force d’ossature au sein de la CSPGP, et contribuent à la cause du programme Guangcai. L’établissement de la Chambre constitue une mesure importante du programme Guangcai de Chine dans sa coopération étroite avec l’ONU et autres organisations internationales. Poursuivant le concept de développement scientifique et pour élargir l’influence et le développement à long terme, la CSPGP a le désir d’investir et d’exploiter en Afrique de façon populaire les avantages réciproques, ainsi que de promouvoir la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement de l’ONU en Afrique.

La Chambre du Commerce sino-africaine

Pendant la période de démarrage de la Chambre, le PNUD réunit des fonds de un million de USD pour établir un organisme - Chambre de Commerce sino-africaine dans cinq pays soit le Cameroun, le Ghana, le Mozambique, le Nigeria et la Tanzanie.

Les principaux membres chinois de la Chambre sont issus de China Society for Promotion of the Guangcai Programme et sont pour la plupart des entreprises privées.

Dans les trois ans à venir, la Chambre participera activement au Forum sino-africain avec les départements gouvernementaux de divers pays, et en tant qu’outil commercial pratique, elle aidera les entreprises chinoises et africaines à réaliser leur objectif commercial et à obtenir des succès dans l’investissement et le commerce.

La Chambre établira d’abord un secrétariat à Beijing, et avant la fin de 2005, installera des bureaux dans les cinq pays susmentionnés. Le secrétariat fournira des consultations commerciales et économiques, établira un site web et une banque de données, organisera des inspections commerciales bilatérales, des symposiums et des stages.

La Chambre tiendra une réunion des membres de l’administration tous les six mois. Ces membres seront élus par des départements publics et privés.

Les bureaux installés en Afrique établiront des liens avec le milieux commercial local pour soutenir les activités d’investissement et de commerce entre la région et la Chine. Par exemple, organiser des activités d’inspection en Chine, sélectionner les secteurs importants pour l’investissement chinois, édifier une banque de données des entreprises africaines selon leur secteur, fournir les facilités pour l’inspection d’entreprises chinoises en Afrique, et coopérer avec les partenaires internationaux et locaux pour élargir le réseau de la Chambre.

La Chambre essaiera divers mécanismes de levée de fonds. Comprenant les frais des membres, la rentabilité de réunion et de symposium, le service de consultation, les frais d’enquête, les revenus proviendront du « Recueil des membres » et d’autres publications. La donation des membres d’entreprises constitue également un canal de levée de fonds. De la deuxième à la troisième année, le conseil d’administration classifiera une tactique de levée de fonds pour assurer l’autonomie et le développement soutenu de la Chambre.

L’influence de la Chambre pourrait dépasser ces cinq premiers pays d’Afrique et étendre sa sphère. Le Kenya et certains autres pays ont exprimé leur soutien à la Chambre.


 
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