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Ma Qianli parle du commerce sino-africain
Gong Shang
En qualité de fonctionnaire de l’Organisation
internationale du travail de l’ONU, Jean-Marie Cishahayo, connu
sous le nom chinois de Ma Qianli, a exposé son point de vue sur
l’élargissement du commerce sino-africain.
D’après Ma Qianli, il existe en Chine un bon
nombre d’entreprises privées animées, pourvue d’une
gestion souple, d’un esprit créatif, d’une haute perspicacité
commerciale et d’une puissance financière considérable.
Leur seul problème est le manque de marché approprié.
Mais l’Afrique n’est-elle pas un bon choix ? Hélas,
dans le commerce sino-africain existant, on ne trouve guère leurs
silhouettes.
Ma a attribué cette contradiction à leur méconnaissance
de l’énorme marché africain. D’après
la plupart des entrepreneurs privés chinois, l’Afrique est
liée à la chaleur, aux conflits, à la pauvreté
et à la maladie. Si certains d’entre eux sont optimistes
pour l’Afrique, ils n’admirent que ses paysages décrits
par Hemingway dans son roman « La neige de Kilimandjaro ».
Ces connaissances restent loin de la vraie physionomie de l’Afrique.
Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan,
a déjà dit qu’il est inutile d’être pessimiste
pour l’Afrique ; au contraire, ce continent n’aurait plus
besoin d’aide de la communauté internationale dans un proche
avenir.
Pour le moment, l’Afrique demeure encore le plus pauvre
continent du monde. Malgré cela, la version de Annan n’est
pas exagérée vu les progrès économiques que
les pays d’Afrique ont réalisés ces dernières
années. Avec un cinquième de la superficie continentale
du monde où vit un huitième de la population mondiale, l’Afrique
est un marché vierge. La croissance économique moyenne de
l’Afrique a été de 4 % de 1995 à 1997, et est
demeurée à 3,5 % les deux dernières années
en dépit des facteurs négatifs, et dépassant le taux
de la croissance démographique. Douze pays ont même enregistré
un taux de croissance supérieur à 5 %. Selon l’estimation
de la Banque mondiale, dans les cinq ou dix ans à venir, le niveau
de 3,5 % sera maintenu. Certains pays au développement rapide constituent
déjà un nouveau marché important.
L’Afrique est pleine d’occasions commerciales.
Une enquête menée par le département du Commerce des
États-Unis révèle que depuis trois ans, les investisseurs
en Afrique ont réalisé un rendement supérieur à
30 %, dépassant franchement celui qu’ils ont obtenu en Europe
et en Amérique latine, qui n’est que de 12 %, et en Asie-Pacifique,
de 13 %. Des sociétés transnationales européennes
et étasuniennes sont arrivées les premières et rivalisent
avec acharnement sur le marché africain. Ma a souligné que
le peuple africain espère renforcer la coopération économique
et commerciale avec la Chine de manière à relever les défis
de la mondialisation économique et à redresser l’économie
africaine. Car il apprécie l’amitié de longue date
entre l’Afrique et la Chine et l’assistance économique
que cette dernière lui a accordée depuis toujours sans aucune
condition politique. La Chine possède une expérience mûre
en gestion comme en techniques. De nombreuses petites entreprises de Chine
dont cimenterie, verrerie et céramique ont reçu l’ordre
de cesser la production à brève échéance ;
mais ces entreprises sont encore en bon état de fonctionnement
et pourraient facilement s’implanter en Afrique.
« Quand vous souhaitez investir 5 millions de dollars
dans un projet à Shanghai, vous ne pouvez même pas attirer
l’attention d’un chef d’arrondissement. Cependant, si
vous voulez investir en Afrique, le maire lui-même vous accueillera.
Là, vous avez le droit d’utiliser un terrain gratuitement
ou de l’acheter à un prix très bas », a affirmé
Ma.
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