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Pour la sécurité des Jeux olympiques de 2008
Tang Bao
En 2008, la nouvelle technologie de « système
d’alerte de reconnaissance intelligente du visage » serait
utilisée par tous les bâtiments et aires des Jeux olympiques
de Beijing pour prévenir le terrorisme.
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Les dépenses de la sécurité des
JO de 2008 devraient dépasser 300 millions de USD. Liu
Jingmin, vice-président du COJOB, s'intéresse à
la porte de sécurité développée par
General Electric. Photo: Liu Yu
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Selon Ma Xin, du groupe d’experts en sécurité
des JO de 2008 relevant de la mairie de Beijing et docteur de l’université
Qinghua, ce système équipé de caméras peut
distinguer la variété des gens, tel qu’athlètes,
entraîneurs, préposés au stade ou livreurs. Une alerte
immédiate serait envoyée au réseau quand des personnes
non autorisées ou non enregistrées essaient d’entrer
dans les aires ou bâtiments des JO. « Le personnel de sécurité
des JO peut transmettre immédiatement l’image de gens suspects
à tous les centres de sécurité, lesquels peuvent
réagir simultanément », dit Ma.
Ce système intelligent n’est qu’une partie
du réseau de sécurité des JO de 2008. Actuellement,
un programme conçu pour éviter des désastres artificiels
et naturels est en cours d’élaboration. Beaucoup d’attention
est portée au contrôle de la sécurité des lieux
publics, à la technologie de recherche et de détection,
au développement du matériel portatif pour détecter
les explosifs et d’autres objets dangereux, à l’évaluation
de la sécurité du Village olympique et des régions
environnantes et à l’élaboration des plans d’urgence.
Des recherches sur le développement de technologies de sécurité
biologique et sur la production et le contrôle d’aliments
verts sont aussi en cours.
Le 23 mars dernier, Beijing a annoncé le démarrage
de son programme de sécurité pour les JO de 2008. Le programme
est divisé en quatre phases: la préparation de décembre
2001 à la fin de 2004; la pleine construction de 2005 à
2007; les exercices, ajustement et amélioration de janvier à
juin 2008; et l’application de juillet 2008 jusqu’à
la fin des Jeux olympiques.
Antiterrorisme et antiviolence : tâches primordiales
Récemment, Qiang Wei, secrétaire adjoint du
Comité du Parti pour la municipalité de Beijing et chef
de la coordination de la sécurité des JO, a indiqué
que la prévision du terrorisme et de la violence seront les tâches
les plus importantes dans la sécurité des JO de 2008. Pour
assurer la sécurité tridimensionnelle, transparente et tous
azimuts, Beijing mettra sur pied une force antiterrorisme et antiviolence
combinée capable de prévenir et traiter efficacement les
incidents terroristes et violents de tous types. En ce qui concerne la
transparence, Qiang a expliqué : « Avant l’ouverture
des JO, nous informerons les officiels et athlètes de tous les
pays participants au sujet des mesures de sécurité et demanderons
leurs besoins réels ». Cependant, il a admis que l’«
ouverture complète des mesures de sécurité rendrait
plus difficile l’antiterrorisme. »
La police a établi un département de sécurité
spéciale et mis au point un programme complet d’antiterrorisme
et antiviolence. Matérialisant le programme, le Bureau de la sécurité
publique de Beijing (BSPB) a créé des équipes d’action
spéciales et les sous-bureaux du BSPB ont eux-aussi mis sur pied
des groupes antiterroristes.
En 2008, certaines épreuves se dérouleront,
outre à Beijing, dans cinq autres villes : Qingdao, Shanghai, Tianjin,
Shenyang et Qinhuangdao. Rien qu’à Beijing, il y a presque
100 aires et bâtiments de sport au service des JO de 2008 où
plus de 1 000 épreuves auront lieu. La sécurité représentera
une tâche très lourde. Il faudra assurer la sécurité
tridimensionnelle, sur terre, sur mer et dans l’air.
Le ministère de la Sécurité publique
se charge de la direction du quartier général de la sécurité
des JO de 2008, soutenu par une large gamme de forces armées. Le
BSPB prendra la responsabilité de l’ensemble de la sécurité.
Zuo Zhijin, capitaine adjoint de l’équipe générale
d’enquête criminelle du BSPB, a dit que Beijing se doit de
saisir l’occasion offerte par les JO pour implanter un mécanisme
de sécurité publique moderne et établir un contingent
de police très professionnel, capable de faire face aux incidents
internationaux importants. Cela permettra de renforcer la capacité
de contrôle des lieux importants et de maintien de la sécurité
publique, et d’améliorer la qualité de la police entière.
« Les JO sont aussi une bonne occasion de coopérer avec la
police étrangère », ajoute Zuo.
D’après le directeur du BSPB Ma Zhenchuan, le
Centre de commandement de la sécurité des JO et le Centre
d’information seront établis cette année à
Beijing. Le premier comprendra six sections générales et
douze sections de commandement d’opérations, tandis que le
dernier comprendra cinq sections fonctionnelles. Les services pertinents
feront des recherches et esquisseront 22 plans généraux
ou suggestions de sécurité, y compris d’antiterrorisme
et d’antiviolence, et la gestion de la sécurité des
airs et bâtiments de JO. De plus, la compilation et la révision
des manuels de formation du personnel de sécurité seront
finies cette année, après quoi la formation professionnelle
démarrera.
Par ailleurs, la police de Beijing a confirmé la mise
sur pied d’une série de services liés à la
sécurité, tels qu’un centre d’urgence et le
commissariat de police du quartier du Parc olympique, ainsi que des équipes
d’agents de circulation, des corps de pompiers et des postes de
police. Les services pertinents ont mis au point des systèmes de
sécurité supplémentaires à l’intention
des 31 stades et palais de sport (dont le Stade national, le Palais de
sport national et le Centre de natation), le Village olympique, le Centre
de conférence-exposition, le Centre d’information, le Centre
international de radio et télévision et d’autres installations
publiques. Ces projets font l’objet de l’appel d’offre
ouvert qui aura lieu en septembre cette année.
Le professeur adjoint Wang Sheng’an de l’université
de Sécurité publique du peuple de Chine, qui procède
à une étude du système de sécurité
d’Athènes, a dit qu’au cours des JO de l’année
dernière, Athènes avait installé dans tous les carrefours
un système de surveillance C4I composé de caméra,
haut-parleur et magnétophone. Ce système peut transmettre
en temps réel les informations complètes sur la route au
commandement de la sécurité. Si un objet non identifié
est découvert, le centre jugera immédiatement si c’est
une bombe, ou quelque chose d’aussi simple qu’un sac vide,
ou s’il est nécessaire d’envoyer quelqu’un sur
place. Le système C4I couvrait tous les coins d’Athènes.
« Ce système, développé par les États-Unis,
est très cher », a dit Wang qui, pourtant, estime que la
Chine a maintenant la capacité technologique de développer
un tel genre de produit. « Ne vous inquiétez pas, le Centre
de commandement de la sécurité des JO de Beijing, le Centre
d’information et le Centre d’urgence peuvent accomplir les
mêmes exploits que ceux du système C4I », conclut Wang.
Préparatifs
Ma Xin est aussi directeur général, président
du conseil d’administration et chef de l’exécutif technologique
du groupe SINOCOME de Beijing, un groupe de compagnies de hautes technologies
enregistré à Zhongguancun, la « Silicon Valley »
chinoise dans la capitale. Le groupe se compose d’une dizaine de
compagnies touchant le développement de logiciels, l’intégration
du système, la technologie intelligente et les services de consultation
technologique. La compagnie Xingzhe (ltée) de Beijing, une entreprise
à capitaux étrangers membre du groupe SINOCOME, est depuis
plusieurs années l’entreprise pilote de l’industrie
de la technologie de sécurité de Chine. Le 21 août
2002, Ma Xin, avec son expérience dans le domaine, surtout dans
le système d’alerte intelligent, a été nommé
par la mairie de Beijing comme conseiller des préparatifs de la
sécurité des JO de Beijing. Vint et un autres experts en
sécurité, météorologie, réduction de
désastres, électronique et bâtiments ont aussi été
désignés.
Le groupe de coordination antiterroriste de Beijing a été
établi en octobre 2001 et le Bureau antiterroriste affilié
au ministère de la Sécurité publique en 2002.
Dès 2002, la Chine a démarré l’investissement
dans les programmes de sécurité des JO de 2008. D’après
les services compétents, les dépenses totales dépasseront
300 millions de USD, tandis que l’année dernière,
les Jeux olympiques d’Athènes ont dépensé dans
ce domaine 1,2 milliard d’euros (1,5 milliard de USD), cinq fois
des dépenses des JO de Sydney en 2000, devenant les JO les plus
chers de l’histoire. L’énorme investissement dans la
sécurité a assuré évidemment le bon déroulement
des JO d’Athènes, mais les Jeux deviennent ainsi un exemple
de très lourd fardeau financier pour les pays futurs pays hôtes.
Cependant, Wang Wei, vice-président du Comité d’organisation
des Jeux olympiques de Beijing (COJOB), a indiqué que l’affectation
de fonds si importants est due à plusieurs facteurs de la Grèce
dont le facteur géographique, et que la situation chinoise est
fort différente. La Chine peut dépenser moins tout en assurant
parfaitement la sécurité des Jeux Olympiques.
S’inspirant largement de l’expérience d’autres
hôtes des Jeux Olympiques, Beijing a exigé la matérialisation
simultanée du programme de sécurité avec le choix
d’emplacement des aires et bâtiments des JO, la conception,
la construction, la réception et la mise en service. Les informations
provenant des services chargés de la construction des aires et
bâtiments montrent qu’il y a des responsables en la matière
dans tous les maillons de la conception et de la construction. Le groupe
de coordination de la sécurité des JO et les autres services
pertinents exigent le réexamen des projets de toutes les installations
olympiques et le contrôle de la qualité selon les normes
technologiques de sécurité des JO, pour éviter les
cas de délit pénal et accidents de travail graves.
Formation de la police
Le 21 juin 2004, Xiao Li, un agent de police du BSPB, est
retourné à l’Institut de police du peuple de Beijing
où il avait fait des études pour une formation de deux mois
sur le thème « antikidnapping et antiviolence ». Les
stagiaires devaient non seulement faire divers types d’exercices,
mais aussi apprendre les méthodes de kidnapping uilisées
par les terroristes internationaux. Ils y ont appris aussi diverses langues
étrangères et langages par signes.
Xiao et seize autres stagiaires dont trois femmes ont été
sélectionnés parmi plus que 4 000 agents de police criminelle
du BSPB, entre 35 et 46 ans. Les candidats devaient avoir de l’expérience
sociale et des connaissances abondantes, la maîtrise de soi en toutes
circonstances, un bon état psychologique, être aptes à
faire face aux situations d’urgence et à s’exprimer
oralement. Au premier cours, Xiao a remarqué que les stagiaires
avaient tous une mine ordinaire et étaient de petite taille, maigres
et relativement âgés ». Les stagiaires ont été
informés que la formation ferait réellement partie des préparatifs
de sécurité pour les JO de 2008. Selon le formateur, les
agents de sécurité ne doivent pas être « attirants
». Il leur faut se fondre dans la foule pour faciliter la détection.
Selon une estimation conservatrice de la police de Beijing,
92 500 personnes seront préposées à la sécurité
des JO de 2008, y compris 40 000 agents de police, 27 000 policiers armés,
10 000 gardiens et 5 000 volontaires. Cependant, les services compétents
ont dit qu’ils recourront à la gestion et aux technologies
avancées plutôt qu’à la mobilisation d’un
grand nombre de personnes, et qu’ils appliqueront le principe d’«
intensité interne et détente externe ». L’«
intensité interne » signifie que les mesures de sécurité
sont rigoureuses et ordonnées, tandis que la « détente
externe » signifie qu’à l’extérieur l’atmosphère
est légère et paisible. Wang Sheng'an a dit : « Le
Comité international olympique (CIO) exige une sécurité
efficace et secrète ; cela veut dire que les jeux sont purement
les jeux, et que le danger et la pression potentiels ne doivent pas être
sentis tant pour les athlètes que pour les spectateurs. »
Par ailleurs, la police de Beijing coopère étroitement
avec des experts embauchés de l’étranger, les services
de sécurité du CIO, ainsi que la police des villes organisatrices
des JO, pour partager leur expérience. Le 11 avril dernier, à
l’invitation du COJOB, trois officiers de sécurité
de haut niveau de Grèce, Vassilios Konstantinidis, Sotirios Tsenes
et Konstantinos Kasapakis, sont arrivés à Beijing pour des
échanges avec leurs homologues chinois.
En octobre dernier, le Bureau fédéral d’investigation
(FBI) des États-Unis a annoncé qu’il admettrait des
stagiaires chinois et qu’il travaillerait avec la police chinoise
pour élaborer les plans de sécurité des JO de 2008.
Plus tard, des agents de police de Beijing ont été envoyés
aux États-Unis pour une formation de courte durée où
ils ont suivi des cours d’évaluation de la situation d’État,
de prévision et analyse de la tâche, d’échanges
culturels internationaux et d’entraînement dans les domaines
de coopération internationale, compétence du FBI, et antiterrorisme
international.
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