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Souvenirs des Comores
Zhang Yongzhao *
En mars dernier, mon travail aux Comores s’est achevé
et je suis revenu au pays. Comme employé d’un projet d’assistance
du gouvernement chinois, j’avais travaillé deux ans aux Comores.
Les Comores sont un pays insulaire qui compte une population
de 500 000 personnes. Notre projet consistait à construire à
Moroni, capitale de Comores, un bâtiment de marque combinant les
fonctions de radiodiffusion, de production et de diffusion de programmes
de télévision.
Fervents musulmans
Aux Comores, plus de 95 % des habitants professent l’islam,
la religion nationale. Les séances de prière sont une des
importantes activités des Comoriens. À 4 h 30, alors que
j’étais encore en plein rêve, les haut-parleurs de
la ville répandaient l’appel à la prière. Tous
les musulmans, bien habillés, se rendaient aux mosquées.
À midi, bien qu’occupés, mes collègues comoriens
laissaient leur travail et allaient prier dans une salle spéciale.
Tournés vers l’ouest, ils s’agenouillaient sur des
coussins en feuilles de jonc, les mains jointes et l’air solennel.
On procède à cette prière cinq fois par jour.
Notre chauffeur Barouf est un fervent musulman. Dans la journée,
à l’heure de la prière, s’il était au
volant, il nous faisait un signe en souriant et conduisait vers une mosquée
des environs. Tous les vendredis à 11 heures, la ville était
vide, car les fonctionnaires, les employés d’entreprises
et d’autres institutions allaient tous à la mosquée.
Sans doute les musulmans peuvent-ils éprouver profondément
les bienfaits d’Allah.
Tranquillité et désœuvrement
Les Comores jouissent de la mer bleue, de plantes vertes,
d’un ciel clair et d’air frais. Les îles semblent des
perles dispersées sur la mer. La population de ce paradis terrestre
mène une vie tranquille et aisée. On voit souvent deux ou
trois personnes bavarder sous un arbre, même toute la journée.
Les amis locaux m’ont dit que les Comores n’ont que des petites
fabriques et usines. C’est la nature qui apporte de quoi vivre aux
Comoriens. Les îles sont riches en fruits tropicaux comme la papaye
et le manioc. Grâce aux conditions naturelles exceptionnellement
favorables, les Comoriens ne se soucient jamais de la faim, ni du froid.
« Bonjour, docteur ! »
Un matin, peu après mon arrivée aux Comores,
j’ai rencontré quelques femmes dans la rue. Elles m’ont
salué en chinois : « Bonjour, docteur ! ». Stupéfait,
j’ai compris ensuite qu’elles me prenaient pour le médecin
de l’équipe médicale chinoise.
Dès juin 1994, la Chine a envoyé successivement
quatre équipes médicales aux Comores. Au cours de dix ans,
les médecins chinois ont soigné la population locale et
formé du personnel. L’oculiste Huang Huanguang, venu du Guangxi
de Chine et qui a travaillé six ans à Nzwani, une île
des Comores, est appelé « Père de l’ophtalmologie
de Nzwani ».
À l’hôpital où il travaille, on
a affiché sa photo juste à côté du portrait
de l’ancien président des Comores en hommage aux médecins
chinois. Un amis comorien a dit : « Les médecins chinois
servent notre peuple, et la Chine est la meilleure amie des Comores. »
Quand j’allais à l’hôpital, je voyais
toujours une longue queue de patients qui allaient consulter les médecins
chinois. Les gens font confiance aux médecins chinois car ces derniers
possèdent un haut art médical et sont très gentils.
En reconnaissance du travail des médecins chinois, les président
et vice-président des Comores ont reçu en audience pour
plusieurs fois l’équipe médicale, et les médecins
chinois sont toujours invités comme hôtes d’honneur
aux grandes célébrations et cérémonies.
Il y a deux mois que je suis revenu au pays, mais le travail
et la vie aux Comores me reviennent souvent à l’esprit. Je
souhaite de tout mon cœur que tous les amis comoriens continuent
de jouir de leur vie paisible comme dans l’Éden, ainsi que
du confort apporté par la modernisation, y compris le résultat
du projet de construction auquel j’ai eu l’honneur de participer.
* L’auteur est au service des Éditions en langues
étrangères à Beijing.
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