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À la recherche des descendants des marins chinois (2)
Li Xinfeng
Filature de la soie
À Siyu, le chef du village nous a raconté une
histoire intéressante. Il a demandé : « Saviez-vous
que notre île filait la soie ?
- Filature de la soie ?
- Oui ! Avant l’arrivé des Chinois, cette île
ne possédait pas cette forme d’artisanat. Pourtant, tout
s’est arrêté soudainement il y a plusieurs dizaines
d’années.
- Pourquoi ?
- Je ne sais non plus. Peut-être que les personnes qui
connaissant cette technologie ont quitté l’île.
- Alors, on peut dire qu’en ce temps-là, on plantait
des mûriers et élevait le ver à soie ?
- Oui.
- C’est vrai ? Je rêve ! »
Bien que la filature de la soie soit disparue, je ne peux
que lier les Washanga du village de Siyu à la flotte de Zheng He.
Selon les documents historiques, la flotte chinoise conduite par le navigateur
Zheng He a diffusé les technologies de la filature de la soie,
de la porcelaine, des poids et mesures, de l’agriculture, du bâtiment,
de la sculpture, de la médecine, de la navigation et de la construction
navale dans les pays et régions où elle est allée.
L’histoire de la girafe
« Ici aussi circule l’histoire de la girafe ?
», ai-je demandé au chef du village.
Il a répondu en souriant : « C’est une
histoire réelle répandue largement parmi les masses. Cependant
le fait ne s’est pas produit dans notre village, dans à Malindi.
»
En 1419, la flotte de Zheng He est retournée en Chine
avec une licorne chinoise offerte par le roi de Malin d’Afrique,
actuellement le Malindi du Kenya, à l’empereur de Chine,
ce qui produisit un grand retentissement. En réalité, c’était
une girafe. Une peinture de licorne chinoise de la dynastie des Ming conservée
au Musée du Palais impérial du Taipei présente la
girafe. La réponse du chef du village témoigne d’une
manière indirecte que les marins chinois installés dans
le village de Shanga étaient possiblement des subordonnés
de Zheng He et qu’ils furent les premiers à raconter l’histoire
de la girafe aux habitants locaux.
Bien sûr, ce n’est qu’une supposition. Lorsqu’on
explorera le navire échoué, on pourra connaître les
antécédents des Washanga.
La poterie de Chine
L’archéologue anglais nous a dit: «L’endroit
où le navire s’est échoué n’est pas loin
du village de Shanga. Mais personne n’a tenté de le relever.»
Selon les habitants locaux, un pêcheur a tiré de l’eau
une poterie aux alentours du navire échoué il y a quelques
années. Cette poterie a été achetée par un
marchand britannique de pièces archéologiques qui habite
Lamu.
Nous sommes allés chez ce marchand. Il nous a fait
voir cette poterie à six oreilles dont cinq sont cassées.
Sa hauteur est de 70 cm, son diamètre maximum, de 50 cm. Nous n’avons
pas trouvé la date et le lieu de production sous la poterie, parce
que tous les caractères ont été couverts par des
nids d’êtres vivants maritimes. La surface de la poterie a
été corrodée par l’eau de mer, mais le motif
de «deux dragons jouant avec une perle» est visible. Cependant,
chaque dragon a perdu une patte. On peut dire que cette poterie vient
de Chine selon de dessin, dit le marchand.
L’archéologue a dit qu’on avait découvert
plusieurs débris de porcelaines et d’autres objets chinois
aux alentours des îles Lamu. Cette poterie est le seul objet assez
complet. Il a aussi affirmé que la technologie de fabrication de
cette poterie est grossière. Ce n’était pas une marchandise
destinée au commerce; probablement un ustensile que les marins
utilisaient sur le navire.
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