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Le G-20 met l’accent sur la croissance équilibrée
Ding Ying (d’après un reportage de Wang Yanjuan,
New York)
À mesure que l’économie mondiale se mondialise,
elle rencontre autant d’occasions que de défis, ce qui rend
le dialogue et la discussion nécessaires, car les pays ne partagent
pas seulement les avantages mais aussi les risques.
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Discours de Hu Jintao à l'ouverture de la réunion
du G-20. Photo: Wei Yao
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La septième réunion du G-20 des ministres des
Finances et des gouverneurs de banques centrales s’est déroulée
les 15 et 16 octobre à Xianghe, dans la province du Hebei, sur
le thème « Coopération mondiale : promouvoir le développement
économique mondial équilibré et ordonné ».
La Chine était pour la première fois l’hôte
de cette réunion de haut niveau.
« Des pays comme le Brésil attendent beaucoup
de cette rencontre », a dit à Beijing Information
Jose Augusto Varanda, chef du Bureau du gouverneur de la Banque centrale
du Brésil. Il a ajouté que la mondialisation offre beaucoup
d’occasions qui ne peuvent se réaliser que dans un environnement
stable. Et il faut pour cela les efforts de tous les pays.
Le G-20 rassemble sept des pays les plus avancés et
treize pays en développement, dont certains des plus grands acteurs
sur la scène mondiale. Selon leur population, ils représentent
les deux tiers de la planète ; selon le PIB, plus de 90 % et selon
le commerce extérieur, 80 %, d’où son influence dans
le forum économique international.
Cette année, cinq sujets importants étaient
au programme : la situation économique mondiale ; la réforme
des Institutions Bretton-Woods (BWI), du Fonds monétaire international
(FMI) et de la Banque mondiale en vue de les rendre plus efficaces dans
la promotion du développement économique mondial soutenu
et la réduction de la pauvreté ; l’accomplissement
des Objectifs du Millénaire pour le développement ; les
défis posés par une société vieillissante
; et les nouvelles approches de développement. L’an dernier,
l’accent était mis sur l’environnement macroéconomique,
et cette année, il porte sur l’équilibre de la croissance.
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Jin Renqing, ministre des Finances de Chine, en conférence
de presse. Photo: Wei Yao
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Selon le ministre des Finances de Chine, Jin Renqing, qui
présidait la réunion cette année, trois points ressortent
: le discours d’ouverture du président Hu Jintao, et les
deux déclarations adoptées par les leaders financiers du
G-20.
Le président Hu a demandé de resserrer la coopération
internationale pour saisir les occasions et faire face aux défis
afin de promouvoir un développement équilibré et
ordonné. Il a fait les suggestions suivantes : respecter la diversité
des modèles de développement ; intensifier le dialogue et
la coordination dans les politiques macroéconomiques ; améliorer
l’économie internationale et les systèmes et règles
du commerce ; et aider les pays en développement à accélérer
leur développement.
Hu a dit : « Il est très important de conserver
la diversité des modèles de développement et d’encourager
ces modèles à se compléter mutuellement si nous voulons
que l’économie mondiale avance dynamiquement. Nous devons
accepter que tous les pays choisissent la voie qui répond à
leur situation et améliorent leurs modèles de développement
à la lumière de leur réalités nationales respectives.
»
Il a aussi indiqué que la Chine a pour but de construire
une société d’aisance moyenne générale.
« Nous entendons porter notre PIB à 4 billions de dollars
et notre PIB par personne à environ 3 000 dollars dans les quinze
prochaines années, afin de pouvoir développer davantage
l’économie, améliorer la démocratie, promouvoir
la science et l’éducation, enrichir la culture, nourrir une
plus grande harmonie sociale et élever le niveau de vie du peuple
», a-t-il dit.
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Alan Greenspan, président de la Commission
de la réserve fédérale des États-Unis.
Photo: Wei Yao
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Son discours a mis l’accent sur le développement
de la Chine dans l’harmonie et la croissance globale. Plusieurs
ministres et gouverneurs ont repris les suggestions de Hu au cours de
la réunion, « importantes non seulement pour le G-20 mais
pour le développement économique mondial », a dit
Jin Renqing.
Dans les deux déclarations faites par les leaders financiers,
le G-20 expose une compréhension commune de la diversité
des modèles de développement, de la hausse d’efficacité
des ressources énergétiques, de la promotion du développement
soutenu et du partenariat mondial dans le développement. Les ministres
et gouverneurs s’entendent pour prendre des mesures afin de stabiliser
les prix du pétrole, libéraliser le commerce et combattre
le protectionnisme, tout en essayant de régler les problèmes
posés par la population vieillissante, prônant de hauts critères
de transparence et d’échange d’informations efficaces
dans le domaine des taxes, et encourageant les pays emprunteurs et les
créditeurs du secteur privé à élargir le consensus
sur une juste restructuration des dettes, ce qui pourrait renforcer la
prévention des crises et leur gestion.
Les déclarations sur les réformes des BWI disent
que les BWI devraient ajuster leurs opérations pour répondre
aux besoins changeants de leurs membres tout en conservant de hauts critères
de qualité et une approche orientée sur les résultats,
et en assurant la poursuite de la croissance financière et minimisant
les risques.
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John Snow, co-président du Comité économique
conjoint. Photo: Wei Yao
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Malgré le consensus atteint, les économistes
ne sont pas optimistes quant à la réforme elle-même.
Lors de l’entrevue accordée au Bureau d’Amérique
du Nord de Beijing Information, Stephen Roach, chef économiste
et directeur des analyses économiques mondiales chez Morgan Stanley,
a dit des réformes de BWI qu’elles « n’auront
pas lieu. On en parle, mais on n’a pas intérêt à
modifier le régime de change extérieur maintenant. »
Par ailleurs, les BWI et la Banque mondiale croient qu’«
il faut assurer la poursuite efficace et le progrès tangible des
objectifs afin de renforcer la coopération efficace entre les deux
institutions. »
Rodrigo De Rato, directeur général du FMI, a
dit à Beijing Information qu’en tant qu’organisation
multilatérale établie dans le but de renforcer la coopération
économique internationale, le FMI appuierait les efforts des gouvernements
du G-20 dans un monde de plus en plus mondialisé. Rato a dit que
bien que des problèmes existent, le FMI espère une croissance
économique de 4,3 % en 2005 et en 2006.
Il a indiqué que le succès économique
de la Chine est au cœur de la force économique mondiale, et
que selon les plans du gouvernement chinois pour les cinq prochaines années,
l’application continue de mesures macroéconomiques prudentes
combinées à des réformes structurelles surtout dans
le secteur financier, les finances publiques et le marché du travail,
aidera à améliorer le niveau de vie et de revenu à
travers la Chine.
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Peter Costello, trésorier du Département
du trésor d'Australie. Photo: Wei Yao
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Selon l’échéancier de réformes
du G-20, la Chine a accompli un progrès significatif, et un système
d’économie de marché socialiste a pris forme. Le système
économique de base qui consiste à maintenir la propriété
publique comme courant principal et de permettre à diverses formes
de propriété de se développer parallèlement
a été établi, ainsi qu’un système de
marché à divers niveaux et fonctionnant normalement, ont
évolué. Le système d’entreprise moderne a été
progressivement adopté et la vitalité des microentités
s’est beaucoup améliorée. Le système de sécurité
sociale, avec priorité accordée à la retraite des
employés urbains, l’assurance chômage et les soins
médicaux de base, est en place. Le mode de macrorégulation
a subi de profonds changements et son système s’est développé.
Shen Guofang, sous-ministre des Affaires étrangères,
a dit à Beijing Information que la Chine cherche maintenant
comment les institutions financières internationales peuvent répondre
aux besoins réels du développement économique, «
un grand problème du monde ».
La structure financière de la Chine subit également
des réformes, a signalé Shen. « L’ouverture
du marché financier va dans la bonne direction, mais elle devrait
être lancés pas à pas, suivant la situation actuelle
du pays. »
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Rodrigo De Rato, du Fonds monétaire international.
Photo: Wei Yao
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Le système bancaire chinois passe aussi par la réforme
« pour que les banques commerciales jouent un rôle plus efficace
dans le système financier international », a dit Shen. Comme
les banques chinoises s’aventurent outre-mer, les banques étrangères
sont les bienvenues en Chine, mais pour tout cela il faut du temps »,
a-t-il ajouté.
Le marché financier de la Chine ne peut demeurer complètement
fermé, ni s’ouvrir totalement d’un coup. « Nous
devons nous baser sur notre propre situation pratique, sinon notre développement
économique serait en danger. »
Après la réunion du G-20, la XVIIe session du
Comité économique Chine-États-Unis était présidée
par le ministre des Finances de Chine, Jin Renqing, et son homologue John
W. Snow des États-Unis. Selon la déclaration conjointe produite,
les deux parties remarquent les risques potentiels associés aux
prix élevés du pétrole, le resserrement des conditions
du marché financiers, un plus grand déséquilibre
mondial des comptes courants et la hausse du protectionnisme.
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John Snow échange avec Jin Renqing. Photo:
Wei Yao
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Les deux parties reconnaissent qu’elles ont une responsabilité
partagée, avec les autres économies principales, dans l’application
des mesures nécessaires à la réduction de ces déséquilibres.
Les États-Unis s’engagent à réduire le déficit
financier afin d’augmenter les épargnes nationales, tandis
que la Chine affirme son intention de tenter de réduire l’écart
entre les épargnes et l’investissement, surtout en encourageant
la consommation. Elle affirme aussi son intention de hausser la flexibilité
et de renforcer le rôle du marché dans son régime
de taux de change flottant. « Les deux parties s’entendent
sur le fait que la politique du taux de change est une décision
souveraine, mais qui peut avoir une influence mondiale. Les deux parties
réaffirment que l’excès de volatilité et les
mouvements désordonnés du taux de change nuisent à
la croissance économique. »
Toutefois, Roach, de Morgan Stanley, croit que l’appréciation
du yuan chinois aura très peu d’influence sur l’économie
étatsunienne. « Mais pour couper le déficit financier
des États-Unis, ce qu’il faut est de stimuler l’épargne
nationale, augmenter les dépôts personnels qui sont négatifs
pour la première fois depuis 1932, et stimuler les épargnes
du gouvernement qui continuent d’approfondir le déficit.
Ce sont deux choses rapides et faciles à réaliser. »
« Avec la dépréciation du dollar ces dernières
années, on a suggéré l’établissement
d’un système de devises asiatiques formé surtout du
yuan chinois et du yen japonais, a dit Roach. C’est un but louable
à long terme, mais je doute de vivre assez longtemps pour le voir
se réaliser. C’est presque impossible. »
Au
sujet du G-20
La
rencontre inaugurale du G-20 a eu lieu à Berlin en décembre
1999.
Les
membres du G-20 sont les ministres des Finances et les gouverneurs
des banques centrales de 19 pays, soit (par ordre alphabétique
anglais) : Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, France,
Allemagne, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Corée du
Sud, Mexique, Russie, Arabie saoudite, Afrique du Sud, Turquie,
Royaume-Uni et États-Unis. Un autre membre est constitué
par l’Union européenne.
(Source:
Ministère des Finances de Chine) |
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