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Investir à Madagascar
Jia Ma
Ces dernières années, l’investissement
provenant des sociétés à capitaux chinois et des
entreprises des Chinois s’est élevé sans cesse, jouant
un rôle important dans le développement économique
et la vie sociale de Madagascar.
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Des marchandises réputées quittent la
Chine pour Madagascar par le port Yantiangang de Shenzhen. Xinhua
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En 2002, Madagascar a subi une crise économique sans
précédent dans l’histoire ; la monnaie s’est
fortement dévaluée, causant quelque trouble de la sécurité
sociale et une inflation grave et conduisant à la prudence de l’investissement
de certains pays partenaires de commerce et d’investissements traditionnels,
comme la France. Un an après, le gouvernement actuel a élaboré
une série de politiques préférentielles pour attirer
l’investissement étranger, procédé à
la réforme des affaires intérieures et mis l’accent
sur la construction d’infrastructures publiques afin d’améliorer
l’environnement d’investissement et de hausser le niveau de
vie du peuple. Dans ce contexte, l’investissement issu des entreprises
privées des Chinois et des groupes à capitaux chinois a
connu un nouvel essor.
En ce qui concerne l’investissement populaire, les commerçants
chinois ne se satisfont pas du modèle traditionnel d’exploitation
du vêtement et des articles d’usage courant ; ils visent les
électroménagers, les meubles, les motocyclettes, l’équipement
de télécommunication et les ordinateurs, ainsi que les grandes
machines agricoles et de construction. Outre le domaine de circulation
des marchandises, ils investissent aussi dans le domaine industriel, comme
l’industrie de zone franche (exportation et transformation des produits
textiles), l’exploitation coopérative agricole, l’exploitation
et l’exportation des produits minéraux, l’achat et
l’exportation des produits maritimes, les biens fonciers, la vente
d’automobiles, le divertissement et le service, la restauration
et le tourisme, etc.
L’investissement issu des projets coopératifs
intergouvernementaux, des entreprises à capitaux chinois ou des
groupes transnationaux chinois attire les regards. Le projet de transformation
de ciment financé principalement par le Groupe de construction
industrielle de Changchun a été mis en chantier. L’achèvement
de ce projet brisera le monopole d’une entreprise française
dans ce domaine et favorisera la production et la construction de Madagascar.
Par ailleurs, le projet de construction du câble à fibres
optiques sous-marin et le projet de transmission correspondant, qui sont
en adjudication, attirent la concurrence des deux géants chinois,
Huawei et Zhongxing. Dans le domaine des infrastructures, quelques sociétés
à capitaux étrangers comme la Société de travaux
publics Chine-Madagascar, le Groupe de construction à l’étranger
de l’Anhui et la société Zhongdi sont très
animés, apportant une grande contribution au développement
et à la construction de ce pays d’Afrique. Ce qui mérite
attention, c’est que le groupe international d’industrie pétrochimique
Zhonglian de Hongkong est devenu le grand actionnaire de la Banque commerciale
de Madagascar, qui a changé son nom en Banque internationale de
Chine-Madagascar ; le groupe s’est engagé à introduira
le modèle d’exploitation de Hongkong afin de former une banque
commerciale moderne, de haute efficacité et rentabilité.
C’est le premier pas du groupe dans ce pays ; il investira aussi
dans les domaines de l’industrie pétrochimique, des biens
fonciers, de l’agriculture, de la construction du port et de l’exportation
des produits maritimes.
Ces deux dernières années, suivant le développement
actif et stable des relations entre les deux pays, l’investissement
de la Chine est de plus en plus actif, produit des succès réjouissants
pour les deux parties et joue un rôle de promotion dans la réalisation
de la stabilité complète du développement économique
de Madagascar.
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