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L’Afrique de l’Ouest, région préférée
de l’investissement chinois
Wei Xuan
Les quinze pays de la CEAO (Communauté économique
de l’Afrique de l’Ouest) se trouvent dans l’une des
régions les plus pauvres du monde, où le développement
économique demande de nombreux capitaux et technologies. Dans cette
région, en général, les pays pratiquent le libre-échange
et les importations sont permises moyennant le paiement de droits douaniers.
Au Togo, pays d’une superficie de 56 000 km2, 70 PME
de Chine ont investi 20 millions de dollars dans l’établissement
de compagnies touchant quatorze industries. Actuellement, leur chiffre
d’affaires atteint 40 millions de USD, et leur développement
stimule la croissance stable des échanges bilatéraux entre
la Chine et le Togo.
Participation à la refonte d’entreprises locales
Plusieurs grandes et moyennes entreprises de l’Afrique
de l’Ouest ont suspendu totalement ou partiellement la production
à cause du manque de capitaux, de l’usure de l’équipement
et de la mauvaise gestion. Certains ont besoin de renouveler les technologies
et l’équipement, et d’autres de procéder à
la réorganisation industrielle. Pour les sortir de l’embarras,
les autorités ont établi la liste de privatisation pour
plusieurs entreprises et font des appels d’offres ouverts à
la communauté internationale avec possibilité de cession
à bail ou de gestion mixte, en vue d’introduire des capitaux,
technologies et équipements pour promouvoir la reprise économique
du pays.
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Un restaurant chinois à Yaoundé, au Cameroun. Wang
Wencheng
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En 1996, China Worldbest Group Co. Ltd. a affecté 20
millions de yuans à l’achat de ENITEX, une usine de textile
nigérienne au bord de la faillite. Cette usine est maintenant l’une
des quelques entreprises textiles importantes en Afrique de l’Ouest.
Les compagnies Huawei et ZE à Shenzhen et Bell à Shanghai
ont travaillé à l’exploitation des possibilités
d’accès au marché de produits de télécommunication
en Afrique. Depuis 2001, ZE a signé avec le Niger trois contrats
pour une valeur totale de 40 millions de dollars, et avec le Bénin
un contrat d’une valeur de 60 millions de dollars. Huawei et Bell
Shanghai sont en train de négocier avec les compagnies de télécommunication
et de téléphone mobile du Togo des projets d’élargissement
des réseaux de téléphone fixe et mobile. La valeur
de contrats pourrait atteindre 300 millions de yuans.
En outre, l’Afrique de l’Ouest est une région
où règne le paludisme entraînant un haut taux de mortalité.
Chaque année, il faut importer environ 20 milliards de dollars
de médicaments. L’utilisation abusive de médicaments
a abouti à une large réaction de résistance. Toutefois,
les analyses montrent que le médicament basé sur l’arteannuin
fabriqué par la Chine et apprécié du milieu pharmaceutique
international reste sûr et efficace. C’est le premier produit
de la première catégorie de médicaments autorisés
pour l’exportation par la Chine et aussi le meilleur médicament
contre le paludisme. En outre, les matières premières du
médicament d’origine chinoise baissent le coût de revient.
Le fabricant chinois est encouragé à coopérer avec
la CEAO dans la production locale du médicament afin de débarrasser
les habitants locaux de la souffrance apportée par le paludisme
et, d’un autre côté, de rapporter un rendement économique.
Exploitation du marché des travaux publics
En Afrique de l’Ouest, les projets d’infrastructures
de transports, de télécommunications, de ressources énergétiques
et de protection environnementale ont tous été programmés
et les compagnies internationales pour l’adjudication de travaux
publics ont l’occasion d’y trouver un espace de développement.
La CEAO applique à tous les projets l’appel d’offres
ouvert et international et applique une politique active et souple en
autorisant les entreprises des pays non membres de la CEAO à investir
et à soumissionner à l’adjudication, y compris les
entreprises de conception, d’exécution et de contrôle
de travaux.
Le marché des travaux publics de la CEAO comprend plusieurs
secteurs, mais de nombreux projets de construction sont restés
sur les tablettes vu la pénurie de capitaux.
Actuellement, plusieurs entreprises chinoises essaient de
trouver des capitaux des banques non seulement nationales, mais aussi
locales ou non publiques, en vue d’accéder au marché
de l’Afrique de l’Ouest.
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