Chine-Ouganda: une coopération technique fructueuse

Yuan Zhixun

Récemment, le président ougandais Yoweri Museveni a ratifié l’établissement d’un Centre national de développement technique, chargé de promouvoir le progrès des techniques industrielles du pays et la croissance de l’économie nationale. Ce centre repose sur l’Institut ougandais de recherche industrielle.

Une formation donnée par des médecins chinois à l'h?pital de Jinjia en Ouganda. Yang Lei

L’Institut est le fruit de la coopération sino-ougandaise dans le domaine des techniques industrielles, et un des mieux équipés d’Afrique. En 2001, une mission technique de la CLETC (Compagnie chinoise de l’industrie légère pour la coopération économique et technique avec l’étranger) y a été envoyée pour travailler avec des chercheurs ougandais. « La mission chinoise se compose des chimistes, physiciens, microbiologistes, mécaniciens, potiers et des experts en appareils électriques, en alimentation et en réfrigération », a exposé Xu Changhe, chef de la mission et ingénieur supérieur de la CLETC. « Depuis trois ans, ces experts chinois ont formé 690 techniciens industriels pour l’Ouganda, qui sont bien demandés au pays.»

Parmi les bénéficiaires de la formation, il y a des chercheurs de l’Institut, et 176 licenciés et docteurs d’organisations publiques et de petites entreprises, spécialisés en chimie, physique, alimentation et art. Ils joueront un rôle important dans le développement de l’industrie légère en Ouganda. En plus, les experts chinois ont formé 111 techniciens de pays voisins de l'Ouganda.

Des 42 chercheurs ougandais de l’Institut, 33 ont suivi la formation, dont huit un stage technique bref en Chine. Depuis le second semestre de 2001, l’Institut se charge d’examiner les matières premières et les produits des pharmacies, des charcuteries, des laiteries et des fabricants de boissons, et d’aider les entreprises à résoudre leurs problèmes techniques et à améliorer la qualité de leurs produits en leur donnant des conseils et services techniques.

Les ressources humaines et matérielles de l’Institut ont jeté une base solide à l’établissement du Centre national du développement technique de l’Ouganda qui vise à développer et utiliser les nouvelles technologies, à réaliser le transfert de techniques, à procéder à des recherches sur la transformation et le marché des produits agricoles, et à fixer les normes qualitatives des produits industriels.

Le président de l’Institut qui est aussi assistant spécial du président d’État chargé des affaires de la production et de la concurrence a constaté que l’Institut est un bon exemple de l’assistance de la Chine dans le développement économique de l’Ouganda. « Si l’assistance de certains pays est attachée des conditions politiques, celle de la Chine est toujours inconditionnelle et sincère », a-t-il reconnu.



 
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