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Traverser Beijing plus rapidement
-- Un nouveau programme pour améliorer la circulation
à Beijing est promulgué
An Zi
À la fin de 2004, Beijing comptait une population permanente
de 14,9 millions, et la bousculade y était fréquente.
Selon le département d’administration de la circulation,
cette année, 1 000 nouvelles automobiles prennent chaque jour les
rues de Beijing. Actuellement, la ville compte 2,41 millions de véhicules,
dont 1,1 million de voitures privées.
Il aura fallu 48 ans (1949-1997) pour élever le nombre
d’automobiles de Beijing à un million, tandis qu’en
six ans et demi seulement (février 1997-août 2003), le deuxième
million a été réalisé. Une telle vitesse d’augmentation
a engendré une grande pression sur le système de transport
de la ville.
Ennuis de la circulation
« Depuis quelques années, 80 % des investissements
dans le transport ont été utilisés pour construire
et reconstruire l’infrastructure routière dans la zone centrale
de Beijing, » a dit Liu Xiaoming, directeur adjoint de la Commission
de transport de Beijing. De 1993 à 2003, le gouvernement municipal
de Beijing a versé au moins 140 milliards de yuans dans la construction
de l’infrastructure de la circulation, soit 5,3 % du PIB de la ville
pour la même période. Dans le monde, selon des statistiques
de la Banque mondiale, seulement 2 % du PIB est voué aux infrastructures
du transport.
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Echangeur de Xizhimen. Photo: Xinhua
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Cependant, la construction constante de routes et de métro
ne soulage pas la pression de la circulation à Beijing. Étant
donné l’étendue de la ville, de plus en plus de gens
ont de la difficulté à aller au travail en vélo.
Des statistiques montrent que, de 1986 à 2003, la proportion des
automobiles dans les rues avait augmenté de 38 % à 61 %,
alors que la proportion de voitures privées avait grimpé
de 6 % jusqu’à 23,2 %, et celle des autobus avait diminué
de 35 % à 26 %. Ce changement rapide a plongé le développement
du transport de Beijing dans le cercle vicieux « circulation bloquée
- plus de routes - plus de voitures - embouteillages plus graves ».
Depuis que Beijing a démantelé ses vieux remparts
pour construire le deuxième périphérique, la ville
a construit jusqu’au sixième périphérique,
pour une longueur totale de 440 km. Le deuxième, mis en service
en 1992, est de 32,7 km ; le troisième, ouvert deux ans après,
de 48 km; le quatrième, en 2001, de 65,3 km ; le cinquième,
en 2003, de 98,6 km ; le sixième est de 200 km et sera en service
cette année.
Sur ces routes sans feux rouges, la vitesse peut atteindre
80 à 90 km/heure, mais beaucoup moins aux entrées et sorties,
forçant les véhicules à ralentir, entraînant
des embouteillages et augmentant la fréquence des accidents. En
plus, les raccordements entre les périphériques sont peu
développées et limitent le transport urbain.
Le centre de secours de la ville (122) reçoit 400 à
500 plaintes d’embouteillage par jour. Aux heures de pointe, plus
de 90 % des routes urbaines en souffrent. Les embouteillages sont particulièrement
sérieux sur les raccords entre les deuxième, troisième
et quatrième périphériques.
Nouveau système de circulation
Face à ce problème, le Programme de développement
de la circulation de Beijing (2004-2020) a été élaboré,
selon lequel on développera prioritairement le transport public.
- Le transport public. Le programme accorde
la priorité à quatre aspects du transport public : l’utilisation
de la terre, la répartition de l’investissement, la distribution
des droits routiers et l’appui fiscal. En 2010, 50 % des rues principales
du centre-ville et des routes à haute vitesse devraient comporter
des voies réservées aux autobus, dont la longueur totale
grimpera de 114 km aujourd’hui à 300 ou 350 km. L’investissement
dans le transport public montera de 18 % à plus de 50 % de l’ensemble
des investissements dans la construction routière.
En même temps, pour inciter les citoyens à recourir
au transport en commun, en 2010, 90 % des passagers ne mettront pas plus
de 8 minutes de marche pour parvenir à un arrêt, et ne dépasseront
pas 300 m entre deux lignes d’autobus.
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La capitale aux heures de pointe. Photocome
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- Le transport par rail. D’ici 2008,
la construction des lignes de métro n° 5 et n° 10, de la
branche olympique et de la première phase du métro n°
4 sera achevée. En outre, les métros n° 1 et n°
2 seront équipés de nouveaux wagons climatisés.
On projette de construire dans l’est de Beijing, le
métro n° 6 à Tongzhou où la population est très
dense ; dans le nord-est, la ligne de rail léger à l’aéroport
et le métro n° 15 à Shunyi ; dans le sud, la ligne de
rail léger n° 2 et le métro n° 12 à Yizhuang.
En 2010, la longueur du transport par rail de Beijing atteindra
250 à 300 km. En 2020, le réseau du transport par rail comptera
19 lignes et 570 km.
- Le système pour les bicyclette et les piétons.
Dans le cadre du programme, une part importante du système de transport
est destinée aux bicyclettes et aux piétons. Beijing se
servira des hutong et des ruelles des vieux quartiers urbains
pour établir un système destiné aux bicyclettes,
formant graduellement des réseaux régionaux. Dans les nouveaux
quartiers résidentiels, les équipements commodes doivent
faciliter l’usage de la bicyclettes et la circulation des piétons.
Par ailleurs, dans des quartiers comme les grandes zones commerciales,
la zone commerciale centrale de Beijing (CBD), le Parc olympique et le
parc scientifique et technique de Zhongguancun, et les nouvelles cités
de banlieue, on doit construire un système piétonnier sans
encombre en harmonie avec le style et l’environnement de la zone.
- L’augmentation de la vitesse sur les routes
urbaines. Selon le nouveau programme, en 2010, la vitesse moyenne
sur les routes principales urbaines aux heures de pointe dépassera
20 km/h, soit 5 km de plus qu’actuellement. À l’intérieur
du cinquième périphérique, le temps de passage pour
85 % de véhicules sera inférieur à 50 minutes, 8
minutes de moins que maintenant.
En outre, il faudra moins d’une heure pour arriver de
la périphérie au centre de la ville, et moins de deux heures
des banlieues lointaines. Le temps de transport de Beijing à ses
villes périphériques s’effectuera en moins de trois
heures.
- Les voiture privées. Dans l’avenir,
la méthode la plus commune de circuler consistera à conduire
sa voiture à un certain point avant de prendre le transport public
à destination. D’ici 2010, des stations seront construites
autour du cinquième périphérique pour la correspondance.
En outre, on contrôlera le passage et le stationnement
des voitures privées. Dans certaines zones et en certains temps,
les voitures privées seront limitées. Le gouvernement stipulera
différentes normes pour des équipements de stationnement
et différents prix des services de stationnement, appliquant un
système de prix flexible.
En 2010, chaque véhicule à moteur aura son propre
endroit de stationnement. Les nouvelles zones résidentielles et
les constructions publiques devront être équipées
d’assez d’espace de stationnement. Dans les vieux quartiers,
on reconstruira ou louera des parcs de stationnement pour répondre
aux besoins. Les stationnements publics recevront plus de 10 % de tous
les véhicules.
Pour aboutir à ces objectifs, 200 à 250 milliards
de yuans seront investis dans la construction d’infrastructures
de transport à Beijing d’ici 2010.
Ce qu’en dit la population
Tang Yuanchang : Le transport par rail est ponctuel
et confortable.
« Le métro est la méthode la solution
la plus efficace des embouteillages de Beijing », a dit Tang, un
résidant de Tiantongyuan, dans le nord de Beijing, et qui a vécu
à l’étranger quelques années. Selon Tang, à
l’étranger la plupart des gens se rendent au travail en métro
parce qu’il est ponctuel et confortable. Une cause principale des
embouteillages à Beijing est que le métro est beaucoup plus
court que dans d’autres grandes villes du monde, et plusieurs endroits
de Beijing n’y ont aucun accès. On est obligé d’acheter
une voiture, ce qui aggrave les embouteillages. « Le programme de
développement de la circulation de Beijing soutient le transport
public. Nous pouvons voir que les lignes à rail couvriront tous
les endroits de Beijing », a dit Tang. Il a ajouté que des
politiques en vigueur doivent être améliorées. Par
exemple, on devrait installer des parcs de stationnement pour les autos
et bicyclettes le long des routes entre les stations de métro et
les quartiers résidentiels environnants. En outre, de grandes stations
de correspondance dans les banlieues devraient être construites,
parce que les quartiers résidentiels des banlieues sont habituellement
loin et séparés, et les résidants doivent se rendre
au métro en voiture ou à bicyclette.
Yang Le : La planification d’ensemble peut diminuer
la pression.
« Depuis deux ans, mon plus grand espoir est de pouvoir
aller au travail à pied », a dit Yang Le, qui habite Wangjing,
dans nord-est de Beijing. Il travaille à Zhongguancun, à
10 km de chez lui. La distance n’est pas très longue, mais
il lui faut au moins une heure en raison des embouteillages. « Quand
je fais des heures supplémentaires, je préfère coucher
au bureau parce que la circulation est mauvaise », dit-il. Le programme
projette de développer des zones multifonctionnelles et d’encourager
les gens à y vivre et travailler pour réduire la pression
du centre-ville. Yang a dit qu’on pourra déborder d’énergie
si on travaille tout près de chez soi. « Bien sûr,
une voiture privée est nécessaire, car nous devons jouir
de notre vie pendant les week-ends et les vacances », a-t-il ajouté.
Ma Lijun : Donner la priorité au transport
public.
Ma Lijun travaille près de la place de Tian’anmen,
au centre de Beijing. Dans le passé, elle allait au travail en
voiture. Dès 2002, comme la circulation devenait de plus en plus
difficile, il lui fallait plus de temps en route. Récemment, elle
a acheté un appartement à Muxidi, près de l’avenue
Chang’an, de sorte qu’elle peut prendre l’autobus ou
le métro. « C’est très commode pour aller au
bureau et retourner à la maison parce que les autobus qui disposent
de voies spéciales sont parfois plus rapides que la voiture, et
le métro est ponctuel. Pendant que Beijing s’agrandit, la
priorité au transport public est un respect du public »,
dit Ma.
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