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Succès remarquable enregistré dans la coopération
en éducation entre la Chine et l’Afrique
Rui Wen
Le Forum sur l’éducation Chine-Afrique s’est
ouvert le 27 novembre 2005 à Beijing. Cette rencontre réunissait
les ministres de l’éducation de 19 pays d’Afrique,
à savoir Bénin, Congo(Brazzaville), Égypte, Mali,
Kenya, Afrique du Sud, Nigeria, Guinée, Île Maurice, Soudan,
Éthiopie, Rwanda, Algérie, Mozambique, Tanzanie, Djibouti,
Mauritanie, Sénégal et Cameroun, et des fonctionnaires du
ministère de l’Éducation de Chine, du ministère
des Affaires étrangères, du ministère du Commerce,
du ministère des Finances, et de la Commission nationale pour le
développement et la réforme.
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Le ministre de l'éducation Zhou Ji de Chine
présente aux délégués du forum l'exposition
de matériel didactique, et sur l'enseignement à
distance et l'éducation rurale. CNSPHOTO
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Ce forum est une nouvelle tentative pour déployer la
coopération éducative multilatérale dans le cadre
du Forum sur la coopération sino-africaine, et une démarche
du gouvernement chinois visant à promouvoir conjointement l’éducation
pour tous les peuples du monde à travers le renforcement des échanges
et de la coopération avec d’autres pays et organisations,
parallèlement au développement de l’éducation
de la population chinoise.
Ayant une évolution historique presque similaire et
de larges intérêts communs, la Chine et l’Afrique connaissent
de mêmes difficultés et problèmes à cause de
leur bas niveau de développement. Elles sont confrontées
aux mêmes défis et doivent apprendre l’une de l’autre,
procéder à des échanges et à la coopération
dans de multiples domaines.
Sur le thème de la coopération internationale
et de la stratégie de développement de l’éducation
entre la Chine et l’Afrique, cette rencontre consistait en dialogue
et échanges sur la stratégie et la politique fondamentale
concernant la scolarité obligatoire, l’orientation et le
modèle de développement de l’enseignement technique
destiné aux différentes catégories de travailleurs,
la formation des enseignants du primaire et du secondaire et le développement
de leur spécialité, la garantie de qualité de l’éducation
supérieure et les mesures concernées, les principaux champs
d’application des échanges et de la coopération et
les modèles couronnés de succès. Au cours du forum,
la partie chinoise a tenu des expositions de matériel didactique,
sur l’enseignement à distance et l’éducation
rurale.
17 800 bénéficiaires de bourses gouvernementales
Depuis la fondation de la République populaire de Chine
en 1949, la Chine et les pays d’Afrique ont entrepris échanges
et coopération fructueux de diverses formes dans le domaine de
l’éducation. En 2004, le gouvernement chinois avait fourni
17 800 bourses à 50 pays d’Afrique. Actuellement, les bénéficiaires
de ces bourses sont au nombre de 1 200. Parallèlement, 530 professeurs
ont été envoyés dans 33 pays africains par le gouvernement
chinois pour les aider à développer leurs disciplines, à
former des scientifiques et techniciens dont ils ont besoin, à
développer l’enseignement supérieur et secondaire
qui couvre une dizaine de spécialités en sciences naturelles,
appliquées et agronomiques, ainsi qu’en littérature
et en culture physique. De plus, la Chine a lancé une soixantaine
de projets d’assistance éducative dans 25 pays d’Afrique,
ouvrant 23 laboratoires spéciaux de biologie, micro-biologie, informatique,
physique, analyse chimique, traitement des aliments, matériaux,
génie civil, topographie et enseignement de la langue chinoise.
Le gouvernement chinois continuera de développer énergiquement
les échanges et la coopération avec les pays d’Afrique
et d’approfondir l’assistance à l’éducation
sous forme d’admission d’étudiants africains et d’envoi
d’experts chinois, conformément aux besoins des pays africains
résultant de leur développement national et social.
8 000 Africains apprennent le chinois
Outre les étudiants qui viennent étudier en
Chine, des cours de chinois ont été ouverts dans 120 écoles
de 16 pays d’Afrique. Plus de 8 000 élèves apprennent
maintenant le chinois. Le Congo (Brazzaville) a été l’un
des premiers pays à ouvrir des cours dans des écoles secondaires.
Le chinois a commencé à être enseigné à
l’école Drapeau rouge il y a trente ans. La faculté
de langue chinoise de l’université Ain Shams en Égypte
compte 700 aspirants à la licence ou à la maîtrise,
mais ce nombre est encore inférieur aux besoins de l’Égypte
et des pays voisins. L’Institut des langues Bourguiba en Tunisie
est très connu pour l’enseignement de la langue chinoise,
attirant des étudiants tunisiens et d’autres pays. À
l’Université de Nouakchott en Mauritanie, les inscriptions
ont doublé cette année.
Le gouvernement chinois a aussi financé la construction
de laboratoires des langues au Cameroun, en Égypte, en Maurice,
en Tunisie et en Mauritanie, et donné un grand nombre de livres
et matériaux en chinois. De plus, un institut Confucius a été
ouvert à l’Université de Nairobi au Kenya. À
l’Université de Stellenbosch en Afrique du Sud a été
fondé le Centre de langue et culture chinoises.
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