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Ouverture d’un institut Confucius au Kenya
Yao Fayao
Le 19 décembre 2005, des affiches à la chinoise
pavoisaient l’Université de Nairobi. Parmi les étudiants
kenyans, quelques visages chinois. Ils prononçaient avec enthousiasme
des mots chinois comme « Nihao » (bonjour) et « Huanying
» (bienvenue).
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L’ambassadeur chinois au Kenya Guo Chongli et
le sous-ministre de l’Education de Kenya inauguraient l’ouverture
de l’institut Confucius au Kenya.
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Plus de 300 personnes comblaient l’auditorium dont la
délégation de l’École normale supérieure
de Tianjin, organisatrice de coopération de l’institut Confucius.
L’inauguration a commencé par un spectacle de
chants et danses donné par le chœur de l’université.
Le vice-président de l’Université de Nairobi, le président
de l’École normale supérieure de Tianjin et l’ambassadeur
de Chine au Kenya ont successivement prononcé un discours d’ouverture,
laquelle marque un jalon important des échanges culturels et éducatifs
entre la Chine et le Kenya.
« Nous aimons apprendre le chinois », s’exclament
des élèves de l’institut. Cependant, ils n’ont
suivi que deux cours et ont donc très peu de connaissances du pinyin
(transcription phonétique de la langue chinoise en alphabet latin).
Ils ont beaucoup exercé leur mémoire avec l’aide de
leur professeurs en vue de la cérémonie d’inauguration.
« Je ne pense pas que la prononciation soit difficile,
et je suis capable de maîtriser les quatre tons », dit un
élève très fier de faire étalage de la prononciation
ma,má,ma,mà.Il semble que les Africains soient très
doués linguistiquement, allant jusqu’à apprendre facilement
les quatre tons, qui sont un casse-tête pour les Occidentaux. «
Pour moi, il n’est pas difficile d’apprendre à parler
chinois. Je pourrai bavarder en chinois avec vous si vous revenez ici
dans trois mois », déclare-t-il avec confiance.
Cependant, il avoue qu’il sera sans doute plus difficile
d’écrire les caractères chinois, lesquels ont une
structure très compliquée et sont fort nombreux. Lorsque
nous lui demandons pourquoi un étudiant de la faculté de
mathématiques a choisi le chinois, il manifeste un vif intérêt
pour la Chine : « Dans les supermarchés chez nous, pas mal
de marchandises sont fabriquées en Chine. Les produits chinois
sont de bonne qualité. Notre téléviseur est de marque
Changhong. La Chine est vraiment magnifique ! ». Il a envie d’y
aller pour pratiquer son chinois.
Une fille de la faculté des langues étrangères
exprime qu’elle a toujours été passionnée pour
les langues. Après l’anglais et l’allemand, elle a
tourné ses regards vers l’Orient et décidé
d’apprendre une langue asiatique. Elle est amoureuse de la Chine
depuis qu’elle a vu quelques photos et documents intéressants.
Du fait que l’institut Confucius a été ouvert dans
son université, elle a choisi sans aucune hésitation d’apprendre
le chinois.
Quand je lui demande ce qu’elle connaît de Confucius,
elle avoue que ses connaissances sur la Chine sont encore fort limitées.
« La langue est le premier pas. Je vais étudier aussi la
littérature et l’histoire de Chine et je vais comprendre
profondément, tôt ou tard, la Chine », dit-elle.
« À part une culture traditionnelle très
riche, la Chine a aussi une économie qui se développe très
rapidement et elle joue un rôle très important dans la communauté
internationale. Mon engouement pour la Chine m’amène à
étudier le chinois à l’institut Confucius »,
dit un jeune garçon à l’air sérieux, qui est
chef de classe.
L’Université de Nairobi applaudit chaleureusement
l’établissement de l’institut Confucius. Le doyen de
la faculté des Sciences humaines et sociales est fort heureux qu’on
ait choisi son université. « Confucius est un grand penseur
et pédagogue. La fondation de l’institut Confucius sert à
mieux honorer sa mémoire et à transmettre sa pédagogie
de génération en génération », dit-il.
Les 25 étudiants actuels de l’institut ont été
sélectionnés parmi le contingent de l’université
pour leur grand intérêt pour la langue et la culture chinoises.
Des gens de l’extérieur veulent aussi s’inscrire, dont
des diplomates et du personnel de compagnies aériennes et d’hôtels.
Du fait qu’ils ont de larges contacts avec des Chinois, ils veulent
mieux connaître la Chine par l’apprentissage de la langue.
Les cours de l’institut ne se bornent pas à l’enseignement
de la langue. Diverses méthodes comme l’usage de documents
audio-visuels, les projets d’échanges d’étudiants,
seront utilisées pour aider les Africains à mieux connaître
la Chine et ses concepts traditionnels comme la bienveillance et l’honnêteté,
et l’expérience que la Chine a acquise dans son édification
et son développement, afin de promouvoir le développement
de l’Afrique. « L’enseignement ira au-delà de
la langue pour faire connaître aux élèves la Chine
au sens large », indique le doyen.
Song Lixian, vice-présidente fondatrice nommée
par la partie chinoise et professeur à l’École normale
supérieure de Tianjin, ajoute que son école a été
mandatée par le Bureau national du groupe de direction de l’enseignement
du chinois langue étrangère pour l’installation de
l’institut Confucius à l’Université de Nairobi.
En juin 2004, le ministre de l’éducation de Chine, Zhou Ji,
et son homologue kenyan George Saitoti ont signé un accord sur
l’établissement en coopération de l’Institut.
L’École normale supérieure de Tianjin, organisatrice
mandatée, a effectué les préparatifs avec la faculté
des Sciences humaines et sociales de l’Université de Nairobi.
Grâce à l’aide du ministère chinois de l’Éducation,
du Bureau national du groupe de direction de l’enseignement du chinois
langue étrangère et de l’Ambassade de Chine au Kenya,
les cours ont pu commencer le 10 décembre 2005. Les élèves
suivent en moyenne six heures de cours par semaine.
Plus de 100 millions de personnes apprennent actuellement
le chinois comme langue seconde dans le monde. Le ministère de
l’Éducation a récemment déclaré que
cent nouveaux instituts Confucius seront établis dans le monde
d’ici 2010.
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